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La continuité du bien

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mars 2008


« J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu'il n'y a rien à y ajouter et rien à en retrancher [...] » (Ecclésiaste 3:14)

La Bible ne cesse de nous assurer avec tendresse de l'amour constant de Dieu et de Sa sollicitude sans faille. L'invariabilité et l'intemporalité de la bonté de Dieu – cette continuité du bien – trouvent des expressions sans fin dans toute Sa création spirituelle. Lorsque nous réfléchissons à la véritable nature de Dieu qui est le bien infini, sans limite, et sans aucune barrière qui puisse introduire le découragement, nous parvenons à l'essence de cette continuité spirituelle. L'idée de continuité n'implique-t-elle pas une activité ininterrompue ? Elle est également synonyme de permanence et de persistance, dont est absente toute notion d'affaiblissement. La véritable continuité du bien qui s'étend au-delà de toute mesure de temps ou d'espace, est à la fois infinie et éternelle.

La continuité évoque aussi une union, une unité continue qui ne peut se rompre. La véritable continuité spirituelle du bien représente dans un sens la grande alliance entre Dieu et l'homme, entre le Créateur et la création, la cause et l'effet divins, l'Entendement divin unique et sa pure idée spirituelle, l'homme. L'Ancien Testament propose plusieurs récits dans lesquels Dieu promet d'établir et de maintenir Son alliance avec Son peuple, savoir de prendre soin de Sa création et de ne jamais nous abandonner. La promesse divine de notre rapport perpétuel à Dieu, de notre inséparabilité du bien, ne sera jamais rompue ni diminuée. L'alliance divine subsiste à jamais, libre de toute contingence.

Le terme de continuité évoque la complétude, la santé et l'intégrité de l'être. C'est notre Créateur qui détermine chaque qualité nécessaire à l'expression de notre complétude originelle et naturelle de fils et de filles de Dieu. La continuité du bien et la continuité de l'être représentent l'essence de notre identité et de notre immortalité permanentes.

« La Vie et la bonté sont immortelles. Modelons alors nos vues concernant l'existence sur la beauté, la fraîcheur et la continuité, plutôt que sur la vieillesse et la décrépitude. » (Science et Santé, p. 246)

La vie de bien des leaders et prophètes de la Bible – Moïse, Hénoc, Élie, Élisée – et bien sûr celle de notre Maître, Jésus Christ, par ses démonstrations inégalées, ont toutes quelque chose d'important à nous apprendre au sujet de la continuité du bien et de la continuité de l'être. Ce dont ces personnages ont pris conscience d'un point de vue spirituel et qu'ils ont accompli dans leur vie illustre de façon vivante l'unité inséparable de Dieu et de l'homme, de l'Âme divine et de sa magnifique expression, du Principe divin et de son reflet parfait, de l'Amour divin et de son expression toujours aimante.

Prenons l'exemple d'Hénoc: la Bible ne nous dit pas grand-chose de la vie de cet homme bon. En fait, Hénoc n'est mentionné que dans neuf versets, dont six dans l'Ancien Testament et, de façon surprenante, dans trois du Nouveau. Deux de ces versets de l'Ancien Testament revêtent une signification particulière, révélant quelque chose de tout à fait extraordinaire concernant le caractère et l'identité de cet homme et, pourrions-nous conclure, à propos de sa façon de reconnaître apparemment la continuité du bien, de toute vie et de tout être, toujours unis à Dieu. Le Livre de la Genèse rapporte ceci: « Tous les jours d'Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans. Hénoc marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. » (Gen. 5:23, 24)

Hénoc marcha avec Dieu: quelle beauté et quelle simplicité dans cette description de la pure conscience qu'avait Hénoc de son unité avec le Père ! Nous pouvons imaginer que Hénoc ne gardait certainement pas ses distances, qu'il ne s'opposait pas à la volonté divine; il ne se séparait pas de la source et de la substance de son être, n'écoutait pas les divagations du monde, ni ne succombait aux tentations, ou manquait de foi, de fidélité et de dévotion à l'égard des choses de l'Esprit. Nous pouvons présumer au contraire que chaque décision qu'il prenait pour aller de l'avant se faisait main dans la main avec Dieu, avec la Vie divine, démontrant la continuité du bien; puis « Dieu [la Vie] le prit ». Pas un moment d'hésitation, pas un instant de séparation du bien, de Dieu. Et ce ne sont plus, comme par le passé, les mesures matérielles limitées déterminant l'homme qui ont faussement défini l'identité d'Hénoc. Son identité spirituelle, véritable et éternelle, sans limitation et se développant sans cesse, a poursuivi son chemin avec Dieu.

« Quand l'être spirituel sera compris dans toute sa perfection, toute sa continuité et toute sa puissance, alors on verra l'homme à l'image de Dieu. » (Science et Santé, p. 325)

Un commentaire de la Bible, intitulé The Interpreter's Bible, fait remarquer qu'un simple ensemble de mesures physiques semble donner un sens à la vie de nombreuses personnes. À l'aide d'images tirées de l'époque biblique, il explique: « Leurs réalisations ne se mesurent qu'au moyen de choses matérielles. Ils cousent peut-être leurs tentes, élèvent du bétail, fabriquent des instruments de musique, et travaillent le cuivre et le fer [...] Mais l'homme dont la vie dépasse toutes les autres est celui qui marche avec Dieu [...] [Hénoc] en vient à être avec Dieu, car il a déjà appris à être avec Dieu [...] »The Interpreter's Bible, 1952, Vol. 1, p. 530. En Hénoc n'a jamais été sans Dieu, il n'a jamais été en dehors de la parfaite continuité du bien.

Le même ouvrage inclut également un court passage extrait du livre de Hubert L. Simpson, Altars of Earth (Autels de la Terre) qui décrit ce qui a pu se passer dans l'environnement d'Hénoc: « Un jour, la place d'Hénoc sur terre s'est retrouvée vide, et les personnes qui l'avaient connu en ont tiré leurs propres conclusions. On savait qu'il était proche de Dieu, et quoi de plus naturel qu'à la nuit tombante, il soit rentré à la maison de son Ami ? Une petite fille racontait l'histoire d'Hénoc à sa façon en disant que “Hénoc et Dieu faisaient régulièrement de longues promenades ensemble, et qu'un jour ils ont marché plus loin que d'habitude.” »Ibid., p. 530-531

Nous pouvons donc dire que l'existence vécue par Hénoc exprimait la continuité sans faille du bien, la continuité de l'être. Regardant au-delà des apparences matérielles trompeuses du monde, qui présente un bien limité et une existence tronquée, il a dû acquérir une certaine perception de la véritable nature spirituelle qui caractérise l'unité de l'homme avec Dieu. C'est ainsi qu'il est resté proche du Principe divin, uni à l'Entendement et inséparable de l'Âme. Mary Baker Eddy remarque dans Science et Santé que « si la perception d'Hénoc s'était bornée au témoignage de ses sens matériels, il n'aurait jamais pu “marcher avec Dieu”, ni être conduit à démontrer la vie éternelle » (p. 214).

Cette intuition constitue aujourd'hui pour nous une leçon pleine de puissance. À l'instar d'Hénoc, jour après jour, et minute après minute, nous aussi nous percevrons progressivement la vie de façon plus claire à partir d'une perspective spirituelle, et notre perception ira au-delà des évidences erronées qui se présentent à nos sens physiques. C'est dans cette mesure que nous aussi nous « marcherons avec Dieu ». Nous prendrons davantage conscience de la nature continue de la vie ou continuité du bien, prise de conscience qui permet de donner progressivement et toujours plus la preuve pratique du bien: elle apportera la guérison là où la guérison est nécessaire, effacera tout sentiment de manque dans notre pensée et dans notre expérience; elle nous bénira grâce à des idées inspirées qui nous permettront de résoudre tout ce qui peut nous arriver dans notre vie quotidienne.

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