A l'automne dernier, le quotidien The Christian Science Monitor a publié une série d'articles intitulée « Africa's Peace Seekers » (chercheurs ou artisans de paix en Afrique). Cette série, parue aussi dans l'édition internationale hebdomadaire du journal, suivait une constatation du SIPRI, institut de recherche international sur la paix, de Stockholm: le nombre de conflits majeurs en Afrique est à son point le plus bas depuis 1997.
Si les raisons de la décrue des conflits, notait le Monitor, peuvent être d'ordre géopolitique – montée de la démocratie, fin de la guerre froide et organisations régionales plus fortes – il n'en demeure pas moins qu'« un accord de paix est dû très souvent au fait qu'une personne individuelle a bien voulu s'avancer entre deux parties en guerre ». Dans chacun des trois volets de la série, le Monitor a dressé le portrait de l'un de ces « chercheurs de paix ».
Assez curieusement, le premier de ces portraits de pacificateurs est celui d'un homme, le général kenyan Lazaro Sumbeiywo, qui avait passé sa carrière à faire la guerre. Mais un jour, en 2001, le président de son pays lui a demandé instamment d'aller au Soudan obtenir des deux parties en présence, qui se livraient une guerre civile sanglante depuis dix-huit ans, de faire la paix. Il s'en est suivi pour le général des années d'efforts patients, d'écoute des deux parties, de déceptions et d'espoirs, soutenus bien souvent par sa prière. Finalement, avec l'aide d'une intervention internationale dans les négociations, un accord de paix fut signé en 2005. Un énorme pas en avant avait été fait, même si tout n'est pas réglé dans cette région et si, comme le dit le général Sumbeiywo lui-même, « nous devons rester très très vigilants ».
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