Un récent rapport du gouvernement américain constate que la couche d’ozone s’amenuise beaucoup plus rapidement que prévu. Mais nous sommes déjà conscients de l’urgence des problèmes écologiques.
Si les scientifiques diffèrent sur l’interprétation des données, ils sont à peu près unanimes pour dire que, même avec les technologies les plus modernes, la science à elle seule ne peut résoudre les défis que l’écologie pose à l’humanité.
On s’intéresse de plus en plus aux facteurs moraux dont dépendent ces problèmes: la consommation d’alcool pendant le travail, liée à la marée noire provoquée par le Valdez, ou les causes de la guerre qui a obscurci les cieux du Koweit. Il est évident que des moteurs à combustion interne plus efficaces et des lois antipollution plus rigoureuses ne suffiront pas à régler les problèmes, si légitimes et utiles que soient ces progrès. On s’accorde de plus en plus à penser que rien ne saurait remplacer une réorientation morale fondamentale.