Il y a plus de deux ans, les docteurs me dirent qu’il n’y avait aucun remède capable de guérir un état de dépression mentale et de nervosité qui m’empêchait de dormir. Dans ma détresse et mon désespoir, j’allai à la salle de lecture de Première Église du Christ, Scientiste, Hong-Kong, espérant y trouver de l’aide.
Personne ne m’en avait parlé, mais une annonce insérée dans un journal local par cette église avait attiré mon attention. Le mot « Science » me donna comme un pressentiment. Je fis la connaissance d’un membre très affable de l’église à la salle de lecture; il me parla des vérités relatives à Dieu et à l’homme; cela me réconforta et je pus dormir cette nuit-là et les suivantes. Depuis lors, j’ai assisté régulièrement aux services de l’église.
Quoique l’anglais ne soit pas ma langue maternelle, les services de l’église et l’étude du livre remarquable de Mrs. Eddy, Science et Santé, m’ont valu d’inestimables bienfaits. J’ai si complètement surmonté ma nervosité que j’ai pu me lever et donner un témoignage de guérison par la Science Chrétienne à une réunion du mercredi soir, il y a environ une année.
Voici l’expérience que je relatais: Alors que je venais de commencer l’étude de la Bible et des enseignements de Mrs. Eddy et d’en recevoir des bénédictions, notre fille, alors âgée de quatre ans, attrapa la rougeole. Peu après, elle fut atteinte également de pneumonie. Prise d’une extrême panique, ma femme appela le docteur de famille qui insista pour que l’enfant fût aussitôt isolée à l’hôpital. Elle y fut transportée et son nom inscrit sur la liste des personnes en danger.
Après avoir quitté notre fille à l’hôpital, je ne pus ni manger, ni travailler et ne sus que faire toute la journée. Un sentiment de tristesse et de vide commença à m’envahir et à paraître de plus en plus réel. Il semblait que le reste de ma vie dût perdre son sens, si notre chère enfant était assez malheureuse pour nous quitter.
C’était heureusement un mercredi. J’allai à la réunion de l’église et racontai au Premier Lecteur la maladie de notre fille. Il se montra si sincère, si rassurant et si réconfortant que je me sentis aussitôt plus libre. Quoique l’enfant fût à l’hôpital selon le désir de sa mère, j’étais heureux de me savoir le droit d’avoir le traitement de la Science Chrétienne pour corriger la conception que je me faisais de ma fille. Le Premier Lecteur promit de prier pour moi et m’assura que traiter ma pensée de cette manière ferait du bien à l’enfant. Ses paroles résonnèrent pour moi comme un gong ou une trompette de victoire et je rentrai chez moi ce soir-là sans le plus petit fardeau d’inquiétude.
Notre fille resta à l’hôpital deux nuits; le troisième jour, les autorités de l’hôpital nous téléphonèrent le matin pour nous demander de venir la chercher. J’étais si fou de joie que je me précipitai à l’hôpital sans m’habiller correctement. Le médecin traitant me dit que la guérison de notre fille était pour lui un miracle. A son arrivée, dit-il, elle était si malade qu’il comptait deux à trois semaines au moins pour sa guérison. Mais maintenant, la température était redevenue normale, tout était bien et il semblait juste de la libérer.
Souriant, je dis au docteur ce qui, à mon avis, avait produit ce miracle. C’était la Science Chrétienne. Personne d’autre que Dieu ne pouvait l’accomplir. Le docteur en tomba d’accord.
J’étais si reconnaissant à la Science Chrétienne de la guérison de notre fille que j’en parlai à tous ceux que je rencontrais. Elle me bénit aussi d’une autre façon. Elle éveilla mon intérêt et m’engagea à étudier avec plus de zèle la Bible et Science et Santé. Et les bénédictions que me vaut mon étude ne cessent d’augmenter. — Victoria, Hong-Kong.
