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Surmonter la peur de l’inconnu

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’novembre 2020

Paru d'abord sur notre site le 27 août 2020.


De toutes les peurs qui nous assaillent, la peur de l’inconnu semble la plus terrifiante. La pandémie de la Covid-19 en est un bon exemple. Depuis le début, les reportages diffusés par les médias ont tendance à amplifier les craintes et les incertitudes déjà présentes car ils nous bombardent quotidiennement d’images dérangeantes et de scénarios catastrophe. « Il y a beaucoup de choses que nous ignorons », disent les experts.

En revanche, la Bible décrit Dieu comme Celui qui sait tout. Le psaume 139 commence ainsi : « Eternel ! tu me sondes et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève... Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi... Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? » (versets 1, 2, 5, 7) L’auteur de cette prière vibrante vivait dans le même monde que nous, mais il le voyait différemment. Le sens spirituel lui révéla l’omniprésence de Dieu. Cette conscience de la présence de Dieu a pu être possible même en temps de crise, comme nombre des plus grandes révélations de la Bible.

Dieu a doué chacun de nous de la capacité de connaître ce qu’Il connaît, c’est-à-dire de percevoir la seule réalité véritable, qui est la création spirituelle de Dieu, et de savoir que l’homme est spirituel et qu’il demeure en toute sécurité dans cette création. Nous comprenons alors que c’est là tout ce que Dieu connaît, et qu’il n’y a rien d’inconnu, ni pour Dieu, l’Entendement infini, ni pour nous, puisque nous exprimons cet Entendement. Et tout ce que Dieu connaît est spirituel, non matériel. Cette idée m’est apparue sous un jour nouveau alors que je lisais la définition du terme inconnu dans le Glossaire de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy : « Ce que seul comprend le sens spirituel et qui est inconnu des sens matériels.

« Le paganisme et l’agnosticisme peuvent bien définir Dieu comme “le grand inconnaissable” ; mais la Science Chrétienne rend Dieu beaucoup plus proche de l’homme et Le fait mieux connaître comme le Tout-en-tout, à jamais proche. » (p. 596)

En peu de mots, l’auteure souligne ici que la peur est le produit de l’ignorance concernant Dieu. Cette ignorance découle du fait que les gens se laissent dicter leur conception de la vie et de la santé par les cinq sens (les « sens matériels »). Si les autorités disent que l’air que l’on respire et les personnes que l’on croise peuvent transmettre un virus dangereux, on en aura naturellement peur. Si ces mêmes autorités déclarent que la menace de contagion est contenue, la crainte diminuera tout aussi naturellement. Mais la peur sous-jacente de la vulnérabilité, de la maladie et de la mort sera présente dans les pensées, à moins qu’on parvienne à la déloger.

Les reportages diffusés par les médias ont tendance à amplifier les incertitudes déjà présentes.

La Science Chrétienne nous en donne les moyens. Elle nous invite, comme le font les autres sciences, à regarder au-delà de ce qui paraît évident. Mais bien plus que cela, elle nous permet de regarder au-delà de la puissance humaine d’observation et de réflexion pour voir la nature même de Dieu. Le fait de « regarder » implique le « sens spirituel », la capacité que Dieu nous donne à tous de penser spirituellement – de voir, d’entendre et de ressentir ce que Dieu, l’Esprit, nous communique. On en trouve des exemples puissants dans la Bible.

Selon le psaume 46, Dieu est « un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » Le psalmiste oppose « les flots de la mer [qui] mugissent, écument » (d’après le témoignage des cinq sens) à une rivière tranquille dont « Dieu est au milieu d’elle » (d’après le témoignage du sens spirituel). Ce psaume parle d’agitation, de ravages, de guerre et de feu avant de conclure : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu... L’Eternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. » (versets 2, 4, 6, 11, 12) Nous pensons vivre dans une période incertaine ? Eh bien, imaginons vivre durant ces périodes bibliques de grands bouleversements sociaux et politiques, et avoir pourtant le paisible sentiment que Dieu est présent.

La Bible est une sorte de biographie de l’humanité dans sa compréhension croissante de Dieu. A travers les pages des Ecritures, nous découvrons la nature de Dieu dans des phrases qui nous éclairent, et qui disent : « Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai » ; « Je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre » ; « Je t’aime d’un amour éternel » (Esaïe 66:13; 45:22; Jérémie 31:3).

La nature de Dieu fut pleinement révélée dans la vie de Christ Jésus. En tant que fils de Dieu, non seulement Jésus Le connaissait intimement, mais il démontra par ses guérisons Sa nature entièrement bonne et spirituelle. S’étonnera-t-on alors qu’il ait été non seulement l’homme le plus aimant et le plus perspicace ayant vécu sur terre, mais aussi le plus intrépide ?

Les Evangiles montrent que les gens venaient à Jésus dans des situations tout à fait désespérées : la fille d’un rabbin venait de mourir ; un jeune homme saisi d’un mal mystérieux fut pris de tremblements incontrôlables aux pieds de Jésus ; un dément d’une grande violence sortit d’un cimetière et lui fit face ; un violente tempête s’abattit sur le bateau de Jésus et de ses disciples, à des kilomètres du rivage.

Chaque fois, Jésus rétablissait la situation de façon rapide et paisible. Sa réaction en pleine tempête est particulièrement révélatrice (voir Marc 4:35-39). « Il dormait à la poupe sur le coussin » nous dit-on, alors que les vagues se jetaient dans la barque dans laquelle il se trouvait avec ses disciples. Ces derniers le réveillèrent et lui demandèrent pourquoi il ne se souciait pas de ce qu’ils allaient tous mourir noyés.

Chacun de nous a la capacité de percevoir la seule réalité véritable, qui est la création spirituelle de Dieu, et de savoir que l’homme est spirituel et qu’il demeure en toute sécurité dans cette création.

Jésus avait-il le sommeil profond ? Ou bien était-il tellement en harmonie avec Dieu, tellement conscient de la présence de l’Amour divin, que, littéralement, il n’était pas « dans » la tempête ? Il se releva et dit avec autorité : « Silence ! tais-toi ! », et les eaux se calmèrent.

Aujourd’hui comme jadis, ce message – « Silence ! tais-toi ! » – touche les cœurs et les esprits. Dieu le communique à chacun de nous à travers le Christ, que Science et Santé décrit comme « le message divin de Dieu aux hommes, parlant à la conscience humaine. » (p. 332) Ce message apaise nos craintes en nous permettant de voir ce qui se passe vraiment ; il nous révèle la réalité de ce que Dieu voit et connaît toujours. Quand nous entendons le message-Christ et que nous l’accueillons dans notre cœur, une grande paix nous envahit. C’est cette paix spirituelle qui élimine la peur et ouvre la voie à la guérison.

J’ai clairement ressenti cette paix profonde, un soir, lorsque mon jeune fils est soudain tombé malade. Sa légère fièvre du début a rapidement augmenté. Pris par la peur malgré mes prières, j’ai appelé ma femme, qui sortait d’un service religieux. Elle était avec une praticienne de la Science Chrétienne, laquelle a accepté de venir sur-le-champ afin de prier pour notre fils. Ma femme et moi avons bien sûr prié, mais nous étions très reconnaissants à la praticienne pour son soutien. J’étais prêt à appeler les urgences si la situation empirait, mais dès que cette femme aux pensées spirituelles est arrivée chez nous, j’ai senti que le Christ calmait les pensées et qu’il réconfortait mon fils en lui apportant l’assurance que Dieu le protégeait. En quelques minutes, la fièvre a disparu, retournant dans son néant, et il s’est mis à respirer et à se comporter à nouveau normalement. C’est l’une des guérisons les plus immédiates et les plus sacrées dont j’aie jamais été témoin, au point que j’ai même été incapable d’en parler pendant longtemps.

Cette guérison et tant d’autres obtenues par ma famille, au fil des ans, confirment le pouvoir de guérison que nous donne la connaissance de Dieu en tant que substance même de notre être. Elles prouvent que Dieu nous aime et nous protège, mais pas tant en nous sauvant du mal qu’en nous permettant de comprendre que le mal – incluant la maladie, la haine, la violence et la destruction – n’est jamais la réalité qu’il paraît être. Nous y croyons de moins en moins à mesure que s’éveille en nous la compréhension de Dieu. Même si nous ne possédons pas encore une connaissance de Dieu aussi complète que Jésus, celui-ci nous a enseigné que le Christ, la Vérité, qu’il vécut et démontra, est éternel, et qu’il nous dit encore aujourd’hui : « Ne crains pas » (Marc 5:36) et : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux » (Luc 10:20) – que votre véritable identité est spirituelle, créée et maintenue par l’unique Entendement parfait qui est Dieu.

Lorsqu’elle a commencé à écrire Science et Santé, Mary Baker Eddy a expliqué ainsi en quoi consistait son activité à ses jeunes voisins : « Je suis en train d’écrire la vie de Dieu. » (La Bibliothèque Mary Baker Eddy, « Souvenirs de Mrs. G. E. Belisle », 20 octobre 1934.) Son livre met en lumière la profondeur spirituelle des enseignements de la Bible concernant Dieu. Des millions de personnes ayant lu ce livre ont fait l’expérience de ce lien direct entre la connaissance de Dieu et la guérison. Mary Baker Eddy écrit : « C’est notre ignorance concernant Dieu, le Principe divin, qui produit l’apparente discordance, et la vraie compréhension de Dieu rétablit l’harmonie » (Science et Santé, p. 390) – elle rétablit le calme, guérit de la peur de l’inconnu, nous permet de connaître ce que notre Créateur connaît à notre sujet, à savoir que nous sommes la connaissance même que l’Entendement a de sa propre perfection. A mesure que nous entrevoyons cette vérité, nous ressentons ce que Saint Paul a dû ressentir quand il écrivit : « Aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. » (I Corinthiens 13:12)

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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