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Pour les jeunes

J’ai appris à écouter Dieu lors de ma première saison d’athlétisme

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 31 août 2026


Le sport a toujours fait partie de ma vie. Je joue au volley-ball depuis que j’ai huit ou neuf ans. Mais ce n’est qu’au printemps dernier que je me suis mise à l’athlétisme pour la première fois.

Au début, j’avais beaucoup de doutes. Je me demandais : « Est-ce que j’ai vraiment ma place ici ? Est-ce que ma présence est utile à l’équipe ? » C’était difficile de me retrouver dans un environnement où tout le monde avait plus d’expérience que moi.

Je me mettais aussi beaucoup de pression quand il s’agissait des courses. Je suis sprinteuse, et j’ai commencé par courir le 100 mètres. Lors de ma deuxième course de 100 mètres, j’avais vraiment envie de battre mon record personnel. Mon entraîneur m’a dit que si j’améliorais mon temps d’une seconde, il m’inscrirait à plus d’épreuves. Aussi je me mettais beaucoup la pression pour courir plus vite.

Le jour de la compétition, j’étais sur la ligne de départ, attendant le signal, mais j’étais tellement impatiente de partir que je me suis élancée avant le coup de pistolet et j’ai été disqualifiée. C’était ma seule épreuve de la journée : j’étais anéantie.

J’ai compris que je devais changer ma façon d’aborder les choses. En tant que scientiste chrétienne j’ai grandi en lisant la Bible et Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy. Ces deux livres contiennent des idées qui m’ont beaucoup aidée face à l’anxiété.

La Bible contient un récit qui évoque « un murmure doux et léger » (I Rois 19:12), et à mes yeux, cela fait référence à Dieu. J’ai alors mieux compris que les pensées liées à l’anxiété, à la pression ou à la responsabilité personnelle ne pouvaient pas venir de Dieu. Dieu est la source de ce sentiment d’amour qui vient à nous lorsque nous mettons nos peurs de côté et que nous cherchons à entendre la première pensée apaisante.

J’ai commencé à comprendre que Dieu nous parle sans cesse. Ses pensées de paix, de sérénité et de bonté sont toujours présentes. Dans la Bible, on lit ceci : « Que tes pensées, ô Dieu, me sont précieuses ! Que le nombre en est grand ! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. » (psaume 139:17, 18, d’après la version King James)

J’ai bien compris que la seule chose qui pouvait m’empêcher d’entendre toutes ces bonnes pensées, c’était de rester fixée sur moi-même ou sur la crainte de ne pas réussir. Or je voulais entendre ce que Dieu disait, car Ses pensées donnent toujours les directives sûres dont on a besoin pour faire de notre mieux.

Dans Science et Santé, Mary Baker Eddy affirme que notre pratique de la Science Chrétienne repose sur la compréhension du fait que Dieu est bon. J’ai découvert que le terme « bon » est particulièrement pertinent pour désigner Dieu, car il établit une ligne de démarcation entre les pensées qui ne viennent pas de Dieu et celles qui proviennent de Lui. Dieu est uniquement bon. Aussi j’aime considérer les pensées de Dieu comme de « bonnes nouvelles ». Les idées qui viennent de Dieu, c’est tout ce qui élève nos pensées plus haut qu’elles ne l’étaient. On lit ceci dans les Psaumes : « Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre ! » (61:3) J’ai ainsi appris à distinguer les pensées que je devais écouter avant et pendant la course : uniquement celles qui me menaient plus haut.

Cela s’est avéré très utile lors du relais 4 × 100 m auquel j’ai participé. J’étais la deuxième relayeuse, et j’avais tendance à partir trop tôt pour que ma coéquipière, qui courait derrière moi, puisse me rattraper. Une fois, j’ai même quitté la zone de transmission sans le témoin, et j’ai dû faire demi-tour en courant, ce qui a rallongé notre temps de course. J’étais vraiment déçue. J’avais le sentiment de ne pas savoir comment réussir.

Mais j’ai continué à prier et à apprendre à m’appuyer sur Dieu pour savoir quoi faire. Lors du dernier relais 4 × 100 m de la saison, j’ai réussi à attendre le temps nécessaire pour recevoir le témoin, et la transmission a été fluide. Même si notre équipe n’a pas remporté de médaille lors de cette épreuve, j’étais très reconnaissante d’avoir appris à écouter Dieu même en pleine course, et à rester calme face à la pression. J’ai découvert qu’il me suffisait toujours de demander à Dieu : « Sur quoi dois-je me concentrer maintenant ? » Ses réponses sont toujours d’une grande simplicité.

J’ai constaté que j’avais bel et bien ma place dans l’équipe et une bonne raison d’y être. Mais ce n’était pas grâce à ce que je faisais, ni aux temps que je réalisais, mais à la façon dont je le faisais. Un de mes cantiques préférés commence ainsi : « Montre-moi comment, Berger, Te suivre aujourd’hui. » (Mary Baker Eddy, Ecrits divers 1883-1896, p. 397) Cela me rappelle que Dieu guide nos actions et nous montre également comment les mener à bien. Pour moi, cela s’est traduit par le fait de prier pour moi-même et pour mes coéquipières, et trouver des raisons d’être reconnaissante à chaque compétition. J’aimais encourager et soutenir mes coéquipières lorsqu’elles remportaient des courses ou battaient leurs records personnels.

L’athlétisme m’a appris quelle question essentielle se poser : « Comment bien faire ce que je suis en train de faire ? » Je sais désormais que si Dieu nous conduit quelque part, cela ne s’arrête pas là. Il continuera à nous guider et à nous montrer quoi faire là où nous sommes. Le résultat final pourrait bien être différent de ce que tu imaginais. Mais ce sera un immense bienfait pour toi et tous ceux qui t’entourent. C’est ce que j’ai vécu au sein de l’équipe d’athlétisme !

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