Il y a environ six ans, je ne pouvais plus m’appuyer sur l’une de mes jambes. J’ai téléphoné au service des nurses de la Science Chrétienne à domicile, dans ma ville, pour leur demander s’il était possible de leur emprunter une paire de béquilles. On m’a répondu par l’affirmative, mais à condition que je travaille avec un praticien de la Science Chrétienne. J’ai volontiers fait appel aux services d’une praticienne, et une nurse de la Science Chrétienne m’a apporté les béquilles et me les a ajustées. Je pensais pouvoir m’en passer en un rien de temps. Cependant, le lendemain, mes jambes étaient incapables de me porter. Je me sentais vidé de toute énergie et je n’avais qu’une seule envie : rester allongé dans mon lit. Je n’avais plus aucun appétit. Ma chambre était sombre et triste. Mais j’espérais toujours un rapide retour à la normale.
Au bout de deux jours d’alitement, j’ai eu besoin d’une aide supplémentaire. J’ai donc rappelé le service des nurses à domicile de la Science Chrétienne et demandé si quelqu’un pouvait venir m’aider pour mes besoins de première nécessité. Deux nurses de la Science Chrétienne sont venues évaluer la situation et m’ont demandé à quelle fréquence je souhaitais qu’elles viennent. Je leur ai répondu que je n’en avais aucune idée, ne m’étant jamais retrouvé dans ce genre de situation auparavant. Elles m’ont alors proposé de venir tous les jours, ce que j’ai tout de suite accepté.
Au bout de trois jours, je me suis rendu compte que dès que la nurse de la Science Chrétienne apparaissait dans ma chambre, l’ambiance sombre et triste disparaissait instantanément. Je me suis dit : « Mon gars, si tu veux guérir, autant faire les choses comme il se doit ! »
La praticienne m’a expliqué avec bienveillance que nous étions des partenaires dans la prière. En d’autres termes, elle avait son travail à accomplir, et moi le mien. Elle m’a demandé de l’appeler tous les jours. Bien que nous nous attendions tous les deux à une guérison rapide, le problème a persisté pendant un certain temps.
L’une des premières choses que j’ai apprises, c’est que si l’on s’attache à la lumière de la Vérité avec constance et persévérance, même les croyances matérielles les plus profondément ancrées finissent par se briser et disparaître, et la guérison s’ensuit. « Bien sûr, c’est exactement ce qui va se passer », ai-je pensé.
Au début, j’étais inquiet de voir mes genoux et mes chevilles enfler. Puis je me suis rendu compte que je ne regardais pas du bon côté. J’ai décidé de porter mon attention sur les faits spirituels, si bien que l’image matérielle m’a semblé digne d’un dessin animé et j’ai été capable d’en rire !
Au cours des quatre mois qui ont suivi, je suis restée alité, assimilant tout ce que la praticienne m’envoyait : des liens vers des témoignages de guérison, des podcasts et d’autres contenus audio, des cantiques et, surtout, des idées tirées des Leçons bibliques hebdomadaires indiquées dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne. Cependant la douleur troublait mon sommeil la nuit.
Au bout du quatrième ou cinquième mois, vers minuit, j’ai imploré Dieu : « Père, aide-moi, je suis tellement découragé ! » Aussitôt, la chanson gospel « Il veille aussi sur moi ». J’ai remercié Dieu pour ce message très réconfortant. « Mais pourquoi cette douleur ? » ai-je demandé. Un passage de la Leçon biblique de cette semaine-là m’est venu à l’esprit : « Devenez conscient un seul moment du fait que la Vie et l’intelligence sont purement spirituelles, qu’elles ne sont ni dans la matière ni matérielles, et alors le corps ne fera entendre aucune plainte. » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 14)
Au fil des ans, j’avais bien souvent lu ces lignes, mais cette fois-ci, j’ai demandé à Dieu de me montrer comment « devenir conscient » de cette vérité. J’ai attendu avec confiance et ferveur, et au bout d’une minute environ, toute douleur m’a quitté. Pour la première fois, j’ai pu m’endormir tout de suite.
Mais au bout d’une heure environ, j’ai été réveillé par la douleur. Je me suis assis dans mon lit et j’ai redemandé à Dieu de m’inspirer. De nouveau, je suis resté silencieux, à l’écoute et confiant. La douleur a disparu une nouvelle fois et je me suis rendormi. Cela s’est produit trois ou quatre fois durant la nuit.
Finalement, dans ma détresse, j’ai demandé à haute voix : « Quand est-ce que j’aurai une guérison permanente ? » La « douce petite voix » m’a répondu : « La guérison viendra. Tu as le privilège d’obéir. Tu es en train d’exercer et de développer tes muscles spirituels. » Cela m’a satisfait.
Le lendemain matin, en repensant à la nuit passée, je me suis dit : « Bien sûr, c’est le Christ qui parle à la conscience humaine d’une manière que je peux comprendre. » J’ai alors réfléchi au développement de la voix humaine dans le chant, à la façon dont celle-ci atteint un maximum de liberté, de qualité et d’étendue grâce à la pratique quotidienne d’une série d’exercices vocaux progressifs. J’ai compris que mes prières quotidiennes développaient des « muscles » spirituels et qu’elles m’apporteraient la guérison. En l’espace d’un mois, je n’avais plus aucune douleur.
Les nurses de la Science Chrétienne ont fait preuve d’une compétence, d’une patience et d’une bienveillance infinies. Je suis peu à peu passé de la position allongée, au lit, à la position assise, dans un fauteuil inclinable, puis j’ai pu me rendre dans la salle de bains et prendre ma douche avec de l’aide. Cette guérison m’a fait voir la valeur du travail en tandem des nurses et des praticiens de la Science Chrétienne.
Mon employeur s’est montré tout à fait compréhensif. J’ai été en arrêt de travail fin avril et je suis retourné travailler, en fauteuil roulant, en octobre. Au début de l’année suivante, je remarchais sans difficulté. J’ai continué à prier pour bien comprendre que ma guérison était complète et définitive. Et cela s’est confirmé.
Douglas Eastman
Laguna Hills, Californie, Etats-Unis
