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Revendiquer notre domination

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 4 mai 2026


L’univers ! Voilà un concept intrigant, tout à fait impressionnant : un espace immense, constellé d’étoiles, que l’on croit en constante expansion, sans âge ni source, malgré d’innombrables efforts pour en déterminer l’âge et l’origine. Cependant, la Science du Christ ou Vérité, qui est au-dessus de la science basée sur la matière, nous donne, par la raison et la révélation, une véritable compréhension de l’univers.

Selon l’éclairage apporté par la Science Chrétienne fondée sur les paroles et les œuvres de Christ Jésus, toute chose réelle se révèle être une manifestation de l’Entendement infini, ou Dieu. Le terme même d’univers dérive d’un mot latin signifiant « devenu un » ou « tout en un ». Dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy utilise l’analogie du système solaire concentrique : « … la Science révèle l’Ameen tant que Dieu, non touchée par le péché ni par la mort – en tant que Vie et intelligence centrales autour desquelles se meuvent harmonieusement toutes choses dans les systèmes de l’Entendement. » (p. 310)

Il y a des années, après avoir lu cet énoncé, l’avoir accepté et y avoir cru, j’ai été très surpris lorsque, pendant le Cours Primaire de Science Chrétienne, notre professeure nous a nous a demandé sans ambages si nous pensions être réellement un grain de poussière dans un univers immense. J’ai acquiescé presque malgré moi, à la fois intérieurement et en hochant de la tête (quelque peu embarrassé), en total accord avec cette affirmation.

Alors notre professeure nous a expliqué que, si tel était le cas, nous verrions tout à l’envers ou à rebours, comme par le mauvais bout du télescope. Elle a ajouté que, puisque nous étions l’image ou reflet de Dieu, « la représentation complète de l’Entendement », l’univers était en nous (Science et Santé, p. 591). La profondeur surprenante de ce nouveau point de vue m’a frappé avec une grande force, me marquant à jamais. C’était une idée toute simple mais des plus transformatrices : la simplicité du Christ.

En fait, cet enseignement remonte à Christ Jésus : « Le royaume de Dieu est au milieu de vous » (Luc 17:21), disait-il. Tout au long de son ministère, Jésus présenta la dimension intérieure du bien céleste, notre véritable royaume de paix, de santé et de sainteté. Dieu est Esprit, et l’univers réel, Son royaume conscient composé d’idées, y compris l’homme, est forcément spirituel. Dieu et Sa création remplissent tout l’espace, ne laissant aucune place à un prétendu univers matériel. Pourtant, nous semblons interagir avec un univers matériel. Alors, où se trouve-t-il ? Dans une perception matérielle de nous-mêmes.

Comprendre cette vérité – le fait que ce monde physique « extérieur » est en réalité un concept erroné dans la conscience – confère la domination. Quand on remplace ce faux concept par les enseignements de la Science Chrétienne, on constate que s’évanouit le sentiment d’être « un grain de poussière » malchanceux et impuissant dans un endroit hostile, froid et inconnu. Nous découvrons peu à peu notre véritable identité et comprenons que l’univers est entièrement spirituel, maintenu dans l’étreinte éternelle de l’Esprit infini, l’Amour divin ou Principe divin, où nul mal ne se cache, nulle collision cosmique ne risque de se produire, nulle inharmonie n’existe.

La splendeur ineffable de l’Amour pur, bienfaisant et intelligent communique le bien en toute chose et à toute chose. Toutes les menaces qui semblent peser sur notre bien-être – la contagion, les conflits, les accidents, la perte, voire même la mort – peuvent être surmontées en comprenant la Vérité et en l’acceptant. « Si nous vivons par l’Esprit, conseille l’apôtre Paul, marchons aussi selon l’Esprit », c’est-à-dire dans la conscience entièrement bonne et paisible de la Vie (Galates 5:25).

Comme l’univers physique n’est pas une réalité objective, mais qu’il est subjectif, puisqu’il est dans la pensée, nous pouvons exercer sur lui notre domination. Comme nous le rappelle Science et Santé : « L’entendement humain s’élèvera un jour au-dessus de tout sens matériel et physique, le remplaçant par la perception spirituelle, et remplaçant les concepts humains par la conscience divine. » (p. 531)

Bien entendu, la domination appartient à Dieu, mais comme nous sommes Son idée spirituelle, nous reflétons cette même autorité, nous attendant au déroulement du bien immortel en tout et partout. Cette continuité est pour toujours garantie par la loi immuable de l’Amour.

Cette loi révèle que ce qui semble être inharmonieux est une croyance mortelle erronée. N’appartenant pas au royaume des cieux qui est en nous, on peut la corriger en comprenant la véritable idée qu’elle semble cacher. Regarder par le mauvais bout du télescope limite et déforme ce que l’on voit ; une vue correcte est nécessaire. Alors que Jésus se trouvait dans une barque soudainement prise dans une tempête, sa perception correcte de la situation révéla l’harmonie et la paix de l’Ame toujours présentes, ce qui coupa court à la croyance à une issue tragique. La discordance, sous quelque déguisement que ce soit, doit céder à la domination spirituelle et scientifique lorsque celle-ci est exercée.

Il y a deux ans, j’ai emménagé dans une maison avec un joli jardin, où poussent des arbustes et des arbres de différentes tailles. Au cours du premier printemps suivant mon arrivée, je me suis aperçu qu’un arbuste et un arbre dont le tronc mesurait au moins cinquante centimètres de diamètre semblaient moribonds. Ils ne donnaient ni bourgeon ni aucun autre signe de vie. Malgré ses branches impressionnantes, l’arbre était recouvert d’une sorte de matière noire. Un arboriculteur m’a prévenu qu’il fallait l’abattre.

Les innombrables guérisons que j’avais obtenues en appliquant la Science Chrétienne me sont revenues à l’esprit, m’incitant à refuser la fausse image que j’avais devant les yeux. Presque tous les jours pendant environ un mois, j’ai prié pour comprendre que ces plantes étaient des expressions vigoureuses, de la réalité spirituelle, saines et pleines de vie, et non la proie d’une dégradation matérielle.

Eh bien, les deux plantes ont produit des feuilles magnifiques ! L’arbre a retrouvé son écorce normale, et donné un ombrage bienvenu pendant la chaleur estivale. Peut-être était-il d’une espèce à floraison tardive, car il était très en retard par rapport aux autres arbres et plantes du jardin. Mais quand bien même, le fait de refuser d’accepter la sombre image d’un arbre malade a bel et bien empêché qu’on l’abatte inutilement. Ce passage tiré de Science et Santé étaye mon point de vue : « L’astronome ne lèvera plus ses regards vers les étoiles, c’est des étoiles mêmes qu’il contemplera l’univers ; et l’horticulteur obtiendra sa fleur avant d’avoir semé la graine.

Ainsi, il sera finalement prouvé que la matière n’est rien de plus qu’une croyance mortelle, tout à fait incapable d’affecter un homme par sa prétendue action organique ou existence supposée. » (p. 125)

La domination que nous exerçons en tant que reflet de Dieu nous permet de détruire toute erreur. L’erreur est un manque qu’il s’agisse de nourriture, de santé, de sécurité, de justice, de paix ou d’amour. C’est un manque d’harmonie sous toutes ses formes et cette inharmonie est à l'origine des conflits entre les peuples. Un tel manque ne peut être ressenti qu’avec le concept erroné d’un univers matériel limité, selon une image inversée de la réalité spirituelle. Mais le Christ, la manifestation du Père, est toujours présent et actif dans la pensée humaine pour satisfaire « les aspirations immortelles » grâce à une conscience éveillée de l’univers spirituel, le royaume de Dieu, qui est en nous (voir Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 189).

Chaque fois que l’on prie pour l’humanité en général, il est important de se rappeler que seul l’univers réel de l’Ame existe dans la véritable pensée de l’homme, et que ce royaume divin mental est la réalité souveraine. Il n’est ni caché ni lointain, mais tout proche, lumineux et irréfutable, avec « la guérison sur ses ailes » (Mary Baker Eddy, Message à L’Eglise Mère de 1902, p. 9). Cette perception spirituelle élevée est une exigence de notre époque.

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