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« Est-ce que la prière nous fait du bien ? »

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 20 avril 2026


C’est la question que pose Mary Baker Eddy dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures. Ce à quoi elle répond aussitôt : « Oui. » (p.2) Récemment, en lisant ce passage, ces mots m’ont sauté aux yeux, comme s’ils étaient les seuls sur la page. C’est évident : oui, la prière nous fait du bien. J’ai réfléchi pendant des jours à cette affirmation frappante et catégorique.

Puis je me suis rendu compte que Mary Baker Eddy élargit cette promesse en lui donnant un sens encore plus grand. Voici la citation complète : « Est-ce que la prière nous fait du bien ? Oui, le désir qui s’élance, affamé de justice, est béni de notre Père et ne revient pas à nous sans effet. » Nous avons ainsi cette formidable assurance que Dieu entend et bénit nos prières, et qu’elles sont efficaces. Mais si nous n’en avons pas l’impression, il est important de noter que cette déclaration inspirée fait référence à un genre de prière bien particulier : « le désir qui s’élance, affamé de justice ».

S’il nous faut être affamés de justice, qu’est-ce que cela signifie concrètement ? C’est certainement important, car Christ Jésus souligne ce point au cours de son Sermon sur la montagne, dans les Béatitudes : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5:6) Avoir faim de quelque chose, c’est le vouloir, le rechercher, ne pas être satisfait tant qu’on ne l’a pas obtenu.

Quelle est cette justice qu’il nous faut rechercher activement afin que nos prières soient bénéfiques ? Le terme grec traduit par justice dans ce verset signifie notamment : « la condition acceptable par Dieu », et : « intégrité, vertu, pureté de vie, droiture, pensées et actions correctes ». (Strong G1343 ; dikaiosunê; voir levangile.com). Avoir faim de la justice, c’est rechercher cet état d'esprit et ce mode de vie avec persistance et détermination. Et selon la Bible, des qualités telles que la pureté, la vertu et l’intégrité sont inhérentes à notre nature.

Le premier chapitre de la Genèse affirme que Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance, c’est-à-dire selon notre véritable identité spirituelle d’enfants de Dieu. Par conséquent, nous sommes tous l’expression parfaite et complète de Dieu, l’Esprit. Les paroles et les œuvres merveilleuses de Christ Jésus démontrent le côté pratique de la connaissance de cette vérité concernant la nature spirituelle de l’homme, et la Science Chrétienne explique que Jésus guérissait sur cette base. Alors que d’autres considéraient la condition mortelle imparfaite comme étant vraie pour eux-mêmes et les autres, Jésus voyait en chacun l’être parfait. Grâce à cette manière de voir divine et juste, il restaura l’harmonie du corps et de l’esprit chez un grand nombre de personnes.

Nous aussi, nous pouvons nous efforcer de voir en chacun, y compris nous-mêmes, la ressemblance de Dieu, découvrir qui nous sommes vraiment, et être ainsi capables de voir au-delà de tout ce qui voudrait entraver la pureté d’une telle vision.

La prière qui s’élance avec un désir affamé d’intégrité, de vertu, de pureté, affamé de justice et de vérité traduit un engagement dynamique ! C’est une prière inspirée par l’examen de soi et imprégnée d’humilité, de discernement spirituel et de sincérité. Une prière profonde et réfléchie qui correspond à un élan du cœur. Cette prière n’est ni passive ni une répétition de mots, elle ne dépend pas du travail ou des efforts d’autrui, mais est propre à celui qui se tourne humblement vers Dieu pour être guidé.

J’ai constaté que la prière est plus efficace lorsque je commence par chérir profondément et avec persévérance, ce qui est vrai au sujet de Dieu : la proximité, la présence immédiate et aimante de notre divin Père-Mère. Cette approche trouve une illustration parfaite dans ce verset biblique : « A toi, Eternel, la grandeur, la force et la magnificence, l’éternité et la gloire, car tout ce qui est au ciel et sur la terre t’appartient ; à toi, Eternel, le règne, car tu t’élèves souverainement au-dessus de tout ! » (I Chroniques 29:11)

Cette humble prière, cette faim sincère de justice, ce désir d’acquérir et de maintenir la perception juste de Dieu et de tout ce qu’Il crée – la perception selon le Christ ou idée véritable – « est béni de notre Père et ne revient pas à nous sans effet ». Il est essentiel de comprendre et d’accepter la promesse dans son intégralité. Non seulement ces prières affamées de justice sont bénies de Dieu, mais elles ne sont pas vaines, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas dépourvues de substance ou d’effet. Lorsque l’on se tourne vers Dieu de tout son cœur, dans une prière imprégnée du désir ardent d’avoir une perspective spirituelle tout à fait claire, ainsi que la pureté, l’honnêteté et la sincérité qui l’accompagnent, ces prières ne sont jamais vaines ni futiles.

Il est impératif de ne pas croire les suggestions qui s’insinuent dans notre pensée, prétendant que nos prières sont vaines et inefficaces, et qu’elles ne seront pas entendues. Mary Baker Eddy explique que ces suggestions ne sont rien d’autre que le magnétisme animal, c'est-à-dire « la fausse croyance que l’entendement est dans la matière et qu’il est à la fois mauvais et bon ; que le mal est aussi réel que le bien et plus puissant ». Et elle ajoute : « Cette croyance n’a pas une seule qualité de la Vérité. » (Science et Santé, p. 103)

Si l’on est un jour tenté de se demander si Dieu a entendu nos prières, on peut prendre le temps de réfléchir et se poser ces questions : Ai-je vraiment faim de justice quand je prie ? Est-ce que je m’efforce d’exprimer davantage l’intégrité, la pureté, la sincérité et la droiture en reflétant Dieu ?Et surtout, est-ce que j’honore vraiment ce que Dieu est, ou est-ce que je recherche avant tout à résoudre le problème pour lequel je prie ?

Le fait d’honorer la majesté et la totalité de Dieu maintient les pensées claires et élevées, et permet de discerner ce qui mérite davantage d’attention dans nos prières. Quand nous avons faim de cette justice et que nous désirons la voir plus clairement, nos prières sont exaucées et elles nous sont bénéfiques, ainsi qu’aux autres.

Est-ce que la prière nous fait du bien ? Oui !

Jennifer McLaughlin
Membre du Conseil d’administration
La Société d’édition de la Science Chrétienne

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