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Ce que l’auteure pensait des révisions de Science et Santé

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 5 septembre 2019


« Un mensonge laissé à lui-même n’est pas aussi vite détruit qu’il le serait au moyen de l’énoncé de la vérité. » (Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 130)

Si on vous disait que Mary Baker Eddy avait l’intention de dissoudre l’Eglise à la fondation de laquelle elle a consacré sa vie, nul doute que vous ne le croiriez pas. Mais si on suggérait qu’elle a délibérément inclus certaines dispositions dans le Manuel de L’Eglise Mère pour indiquer que c’était bien là son intention, vous vous poseriez peut-être des questions. D’autres faits, cependant, exposeraient facilement la fausseté de l’argument.

En prenant connaissance de ces informations librement accessibles (voir, par exemple, les articles de la série « Une Eglise destinée à durer », publiés dans le Héraut en 1983), vous reconnaîtriez le mensonge pour ce qu’il est. Vous sauriez que ce n’était pas sa fondatrice qui voulait dissoudre L’Eglise Mère, mais l’individu proférant le mensonge ! La prière vigilante et l’énoncé de la vérité ont, en l’occurrence, mis en lumière et annulé cette campagne sournoise qui s’est développée ces dernières années.

Mais supposez à présent qu’on vous dise que la première édition de Science et Santé de Mary Baker Eddy contient des vérités spirituelles d’une telle pureté qu’elle apporte la guérison comme aucune autre édition ne saurait le faire. La personne qui vous dit cela vous explique que ces vérités ont été cachées par l’auteure lors des éditions ultérieures, mais que le monde a suffisamment progressé pour absorber leur impact de façon directe, librement. Le croiriez-vous ?

Redisons-le, l’acuité que procure la compréhension spirituelle des méthodes du mal est nécessaire pour discerner à travers l’enchevêtrement de demi-vérités et de mensonges éhontés. En toute innocence, on se laisse parfois duper par de telles tromperies en pensant que tout serait bien mieux si on pouvait seulement revenir au bon vieux temps. L’humain a parfois aussi ce désir de détenir une connaissance secrète à laquelle les autres n’ont pas accès. Certains pourraient se sentir en droit de penser que les centaines de révisions de Science et Santé avec la Clef des Ecritures ont pu ternir la fraîcheur de la découverte originale.

Mais que pensait l’auteure elle-même de tout cela ? En premier lieu, une révision littéraire n’était manifestement pas son objectif principal. Son but était de parvenir à exposer le plus clairement possible sa découverte spirituelle originale. Elle écrit ceci : « J’ai révisé Science et Santé uniquement pour donner une expression plus claire et plus complète de sa signification originale. » (Science et Santé, p. 361) 

Mary Baker Eddy déclare sans ambages que la première édition « a été gâchée par l’éditeur et qu’elle ne devrait pas être dans l’esprit des étudiants. » (Irving C. Tomlinson, Twelve Years with Mary Baker Eddy [Douze ans avec de Mary Baker Eddy], p. 96)

Elle n’a eu de cesse de souligner que l’édition la plus récente, ou la dernière, de Science et Santé est le professeur le plus efficace de la guérison scientifique ou métaphysique. Elle explique : « Je ne considère pas que ce que j’ai écrit sur la Science Chrétienne il y a quelque vingt-cinq ans fasse autorité pour un étudiant actuel de cette Science. Le meilleur mathématicien n’a pas atteint une entière compréhension du principe des mathématiques lors de ses premières études ou de ses premières découvertes. Il serait sage par conséquent d’accepter seulement ceux de mes enseignements dont je sais qu’ils sont corrects et adaptés à l’exigence de l’heure présente. » (Miscellanées, p. 237)

Les révisions de Science et Santé incluent quelques-unes des leçons les plus profondes que Mary Baker Eddy a tirées de son existence. Au cours d’une vie extrêmement difficile, elle a appris que la spiritualisation et la christianisation sont nécessaires pour saisir la vérité métaphysique et pratiquer la Science Chrétienne. Sans cette éducation spirituelle, l’esprit humain penserait saisir la vérité concernant un seul Entendement alors qu’il ne ferait qu’éprouver de l’autosatisfaction et utiliser son propre concept d’un unique Entendement. Cela aurait pour effet de laisser libre cours au péché et à la volonté humaine chez le nouvel élève, et la joie initiale ressentie devant cette découverte spirituelle serait alors rapidement ternie et détruite.

Le fait est que seules les années de stricte obéissance spirituelle que l’auteure a consacrées à ses révisions ont produit un livre d’étude capable de préserver et d’augmenter la guérison spirituelle à une époque où le matérialisme cherche à dominer, plus subtilement que jamais, la conscience humaine. En sa version finale, nous « avons » exactement le livre d’étude qu’il nous faut. Ce livre d’étude éclaire la Bible, et (pour reprendre les mots de l’auteure) « ceux qui, en toute honnêteté, cherchent la Vérité » (Science et Santé, p. xii) constatent désormais qu’il répond aux plus grands besoins de l’humanité.

Allison W. Phinney

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– Mary Metzner Trammell, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1996

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