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Des leçons dans la façon de vaincre la contagion

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de décembre 2020

Paru d'abord sur notre site le 17 août 2020.


Lorsque les temps sont difficiles, quoi de plus naturel que de se tourner vers ce qui a fait ses preuves ! On peut aussi chercher à apprendre de l’expérience d’autrui. Chaque fois que la contagion pose problème dans notre société, je me reporte souvent à trois enseignements que j’ai tirés au fil des années concernant notre capacité à affronter ce problème avec confiance et à en triompher.

Le premier enseignement se rapporte à notre relation à Dieu, l’Esprit infini qui remplit tout l’espace. L’apôtre Paul écrit : « Vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. » (Romains 8:9) Nous semblons être des corps physiques qui vivent dans un monde matériel, mais ce n’est pas là l’essence de notre être que Dieu connaît. Notre véritable identité est spirituelle. Ce sont les qualités de Dieu qui nous définissent vraiment, et nous sommes créés pour en exprimer la nature.

Dieu est entièrement bon, et par conséquent Sa création l’est aussi. Nous sommes donc parfaits et complets ; nous ne sommes jamais limités par de prétendues lois matérielles de la santé. Dieu seul crée les conditions liées à la vie de l’homme, et ces conditions sont toujours spirituelles et harmonieuses.

Le deuxième enseignement est que, en fin de compte, notre existence est déterminée par notre pensée. Ce que nous appelons une expérience physique, que nous attribuons à des causes et à des effets matériels, est une vue erronée de ce qui se passe réellement. Comme l’explique la découvreuse de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy, dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « Dans la mesure où disparaît la croyance que la vie et l’intelligence sont dans la matière, les faits immortels de l’être apparaissent et leur seule idée ou intelligence est en Dieu. » (p. 279)

Lorsque j’ai commencé à approfondir ces enseignements spirituels, j’ai connu des périodes durant lesquelles je n’ai pas été touché par la contagion. Je me souviens que, lors de congés scolaires, toutes les personnes d’un groupe dont je faisais partie ont attrapé la grippe. N’ayant pas l’habitude de traiter ce genre de situation par la prière, je n’ai pas été capable de prévenir l’apparition du problème dans mon groupe. Mais comme je commençais à entrevoir que mon moi réel ne dépendait pas de circonstances matérielles, je n’ai manifesté aucun des symptômes. Cette expérience m’a aidé dans mon cheminement vers la compréhension de la liberté que Dieu a donnée à l’homme à l’égard de la maladie, et cela m’a convaincu qu’il existait effectivement un moyen de vaincre la contagion par la prière.

Partie de ce deuxième enseignement est que les causes de la maladie ne sont pas physiques. Notre santé est en réalité liée à la conscience que nous avons de la présence et du pouvoir de Dieu.

Il y a deux ans, j’ai attrapé une forte toux dont je ne m’étais toujours pas débarrassé au bout de plusieurs semaines. Bien sûr, je priais, et il m’est finalement apparu que ma profonde inquiétude concernant l’état du monde était à la racine du problème. Ma famille était en bonne santé et en sécurité, mais je m’inquiétais à cause de certains événements qui affectaient le monde entier, ne sachant pas où cela allait nous conduire.

J’ai traité cette crainte en priant pour mieux comprendre que Dieu prend soin de Ses enfants, et pour voir que l’activité divine est toujours à l’œuvre dans la conscience, nous inspirant les décisions et les actions justes. En me tournant vers Dieu, j’ai puisé une ferme assurance qui a rapidement mis fin à la toux. Mais malgré cette paix retrouvée, il m’a paru alors nécessaire – et j’en ressens encore la nécessité aujourd’hui – que nous recherchions tous l’inspiration et que nous priions ensemble pour avoir une pleine conscience de l’omniprésence et de l’omnipotence de Dieu.

Il découle aussi de ce deuxième enseignement que la contagion est mentale. Comme je l’ai déjà noté, la maladie est liée à la pensée. C’est un phénomène produit par ce que la Bible appelle l’affection de la chair, ou entendement charnel, et que Science et Santé, le livre d’étude de la Science Chrétienne, définit comme étant l’entendement mortel : « Nous pleurons parce que d’autres pleurent, nous bâillons parce qu’ils bâillent, et nous avons la variole parce que d’autres l’ont ; mais l’entendement mortel, non la matière, porte en lui l’infection et la transmet. Lorsque cette contagion mentale sera comprise, nous prêterons plus d’attention à notre état mental, et nous éviterons de plaider en faveur du crime. » (p. 153)

Cette expérience m’a convaincu qu’il existait effectivement un moyen de vaincre la contagion par la prière.

Ce sont des intuitions comme celles-ci qui nous ont apporté la guérison, lorsque ma famille et/ou moi-même avons été malades. Je me souviens que lorsque mes enfants étaient tout-petits, ils ont attrapé la grippe. Des parents, qui étaient en visite chez nous, sont tombés malades, eux aussi. Le deuxième soir, j’ai moi-même présenté les mêmes symptômes. Je me rappelle que je me suis tourné sans cesse vers Dieu, affirmant ce que j’étais spirituellement, c’est-à-dire non un mortel malade, mais le reflet spirituel de Dieu. Je savais que, puisque Dieu était mon Créateur, j’exprimais la bonté, le dessein divin et la santé. En dépit des apparences matérielles, je savais que cette expression du bien se poursuivait sans interruption. Non seulement je le pensais, mais je le ressentais également. A l’heure du coucher, je me suis senti mieux et je me suis endormi. Le lendemain matin, je me sentais tout à fait bien, et j’ai pu aider les personnes de ma famille, dont l’état s’améliorait. Peu après, tout le monde a été guéri.

La maladie est une suggestion qui vient à la pensée, souvent sous forme de crainte, et qui, si on ne s’y oppose pas, peut s’installer dans la conscience et nous faire ressentir certains symptômes. Mais les symptômes mêmes sont des pensées, et nous pouvons refuser d’être impressionnés ou assaillis par ces pensées. Rejetons-les comme des suggestions mentales erronées, et accueillons plutôt la vérité de notre être, en sachant que nous sommes les idées spirituelles, pures et invulnérables de l’Entendement parfait, Dieu.

Le troisième enseignement qui m’a permis de prévenir ou de guérir la maladie, c’est qu’il ne faut jamais perdre de vue que Dieu est Amour. Nous sommes par essence l’expression de l’Amour divin. En toute situation, nous pouvons toujours aimer. Même si nous ne sommes pas atteints par la contagion, contrairement à d’autres personnes, ou même si nous connaissons les affres de la maladie, seul ou avec un groupe, il nous est toujours possible d’aimer, d’exprimer l’Amour divin qui guérit. Nous pouvons prier avec ferveur tout au long de la journée pour connaître et voir la bonté de Dieu s’exprimer envers tout le monde. Nous pouvons aussi nous rappeler que les qualités de Dieu sont présentes en chacun de nous.

En nous tournant vers l’Amour infini, en tant que seule source véritable de toute vie et de toute action, ainsi que seule présence et seul pouvoir réels, nous comprenons que Dieu nous a donné l’autorité nécessaire pour repousser toute croyance dissemblable à l’Amour. Alors les symptômes ou la crainte de ce qu’un microscope ou un prélèvement peut révéler perdent leur pouvoir d’influencer nos pensées et de déterminer notre vécu. Nous dissipons toute inquiétude quant à savoir si telle infection s’accompagne de symptômes, si elle est asymptomatique et si nous sommes porteurs de la maladie. Nous éliminons toute pensée de maladie dans notre conscience et constatons que le corps est guéri. Comme l’écrit Saint Paul, nous voyons que nous vivons dans l’Esprit, qui est Dieu. En vivant les qualités de l’Amour, nous constatons que l’Amour nous élève au-dessus du sens matériel des choses et nous fait mener une existence qui exprime notre divine raison d’être.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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