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La leçon qu’une rose m’a donnée

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 26 octobre 2026


Lors d’une visite au mémorial du génocide rwandais à Kigali, je m’attendais à être bouleversée. Au lieu de cela, un sentiment de guérison inattendu m’a accompagnée.

Le musée propose aux visiteurs un parcours lié au conflit, en trois sections : avant, pendant et après. Au cours de la visite, on pénètre dans une immense roseraie en plein air, baignée de soleil. Les roses, lumineuses et pleines de vie, s’étendent dans toutes les directions. De petits panneaux, disposés à intervalles réguliers, invitent à la réflexion sur le fait que chaque vie est comme une rose, unique et irremplaçable.

Cela a été une invitation à réfléchir à notre individualité spirituelle : que ce qu’il y a de plus réel en chacun de nous n’est ni matériel ni fragile, mais spirituel et permanent.

La Science Chrétienne explique que Dieu est l’unique Entendement infini, et que l’homme est l’expression individualisée, ou idée, de cet Entendement. L’individualité spirituelle n’est pas un produit de notre histoire et elle ne réside pas dans la matière. L’identité réelle de l’homme est l’expression de Dieu, l’Esprit, et elle n’est donc pas à la merci de la matière ni des conditions matérielles. Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, a écrit : « Dans la Science, la forme et l’individualité ne sont jamais perdues, les pensées sont des idées individualisées et délinéées qui demeurent à jamais dans l’Entendement divin en tant que substance véritable et tangible, parce qu’elles sont éternellement conscientes. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 103)

La Science Chrétienne n’enseigne pas que notre individualité continue matériellement après la mort, mais elle montre une réalité plus profonde : chacun de nous est entièrement spirituel et éternel, et nous avons notre source dans l’être infini de Dieu. Lorsque nous avons perdu quelqu’un ou quelque chose qui nous est cher, ou lorsque ce que nous voyons de l’humanité, dans le cadre des évènements mondiaux, nous paraît sombre, il devient particulièrement important de comprendre ce que nous sommes véritablement. La prière élève la pensée au-dessus des ténèbres et du désespoir en révélant que notre véritable nature est sacrée et provient de Dieu.

Christ Jésus a prouvé cela. Il a constamment défié la croyance que la vie et l’identité sont matérielles. Par son œuvre de guérison, il a démontré la permanence de l’être véritable et spirituel. Par-dessus tout, sa résurrection et son ascension ont montré que le mal n’a pas le dernier mot. Ce que Dieu, le bien, crée et maintient ne peut être détruit.

Trois disciples de Jésus ont entrevu cette réalité lors de sa transfiguration, où ils ont également entrevu Moïse et Elie discutant avec lui (voir Matthieu 17:1-8). L’identité de Moïse et d’Elie n’avait pas changé – Jésus et ses disciples ont été témoins de la permanence de leur individualité. A mesure que la pensée devient plus spirituelle, nous prenons davantage conscience de notre être véritable.

Le Christ, la Vérité pratique présente dans la conscience humaine, nous révèle continuellement notre véritable identité, qui ne commence pas par la naissance et ne s’achève pas par la mort. Ayant sa source en Dieu, notre identité véritable est continue et demeure intacte. Mary Baker Eddy a exprimé cette conviction après le décès du professeur et conférencier de la Science Chrétienne, Edward A. Kimball, écrivant qu’il était « ici, maintenant, aussi réellement que lorsqu’il me rendit visite il y a un an. » (La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 297) Elle affirmait ainsi la vérité fondamentale dans la Science que l’individualité spirituelle, le seul être véritable de l’homme, ne peut pas être interrompue – ne peut pas mourir.

En reconnaissant que les qualités véritables de l’homme, telles que la bonté, l’intelligence et l’amour, ont une source divine, nous entrevoyons cette même vérité et la nature éternelle de ces qualités. Chaque personne exprime la Vie divine de manière unique et irremplaçable. Notre individualité spirituelle est intacte et en sécurité.

Lorsque les êtres qui nous sont chers nous quittent, demeure avec nous la marque de leur amour et de leur contribution unique. Nous pouvons entrevoir la nature éternelle de leur être en reconnaissant ce qui est divinement vrai au sujet de l’homme, et en cultivant la grâce, l’humilité, en étant attentifs à la présence de Dieu – conditions dans lesquelles la nature divine universelle peut apparaître plus pleinement en nous. Chacun de nous a une demeure céleste et éternelle en Dieu, dans laquelle nous coexistons avec toutes les autres idées de Dieu. Aucune idée n’est jamais perdue.

Lorsque Mary Baker Eddy était écolière, son institutrice demanda un jour à la classe : « Si vous preniez une orange, que vous jetiez la peau, que vous pressiez le jus, que vous détruisiez les pépins et la pulpe, que resterait-il ? » Mary a répondu : « Il resterait l’idée de l’orange » (Irving C. Tomlinson, Twelve years with Mary Baker Eddy [Douze ans avec Mary Baker Eddy], édition augmentée, p. 11). La substance permanente de chacun de nous est l’idée de nous-même. Indépendamment des expériences traversées par une personne durant sa vie humaine, sa vraie identité n’est jamais touchée par la mortalité. L’individualité a toujours résidé et résidera toujours en Dieu.

Nous pouvons vivre cette vérité en connaissant Dieu un peu mieux chaque jour. Plus nous connaissons Dieu, plus nous connaissons le véritable moi de l’homme. Lorsque nous pensons et agissons en accord avec notre individualité, qui est le reflet de Dieu, nous apportons naturellement la lumière et la guérison partout où nous allons. Mary Baker Eddy demande : « Comment atteindrons-nous notre vrai moi ? ». Elle répond ainsi : « Par l’Amour. » Et elle poursuit : « Qui désire être mortel, ou qui ne voudrait atteindre le véritable idéal de la Vie et recouvrer sa propre individualité ? Qu’un autre haïsse, moi je veux aimer. Je veux augmenter mon crédit en faveur du bien, mon être véritable. » (Ecrits divers, p. 104) Le Christ nous montre notre véritable moi, sans péché et complet, et nous permet de vivre en accord avec ce moi véritable.

Comme ces roses commémoratives semblaient le rappeler aux visiteurs, l’individualité de l’homme est unique et intemporelle et demeure constante lorsque les formes physiques ne sont plus présentes. Ce que Dieu crée demeure à jamais dans la Vie divine, intact et permanent. La Vie révèle sans cesse ce qu’il y a de bon et de vrai en chacun de nous, et ceci, à jamais.

Larissa Snorek
Rédactrice adjointe

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