Lors d’une scène dramatique d’un film que je regardais récemment, je me suis surpris à prier pour un personnage en danger. Après coup, j’ai ri en me rappelant une causerie donnée il y a des années par un scientiste chrétien qui avait fait une blague du genre : « Vous est-il déjà arrivé de prier pour un personnage dans un film ? Moi oui. Mais ma prière n’a jamais changé ce qui est arrivé au personnage. »
J’en ai parlé à une amie praticienne de la Science Chrétienne, pensant que nous en ririons ensemble. Sa réponse a fusé : « Oh, ne crois surtout pas que la prière soit vaine ! Elle se propage dans la pensée du monde et trouve un écho auprès d’un cœur réceptif, quelque part. » Puis, marquant une pause, comme pour insister, elle a ajouté : « Aucune prière n’est jamais vaine ! »
Cela m’a beaucoup fait réfléchir et m’a aidé à comprendre que nous ne prions jamais seulement pour la situation dans laquelle une personne est plongée. Nous appliquons les vérités spirituelles concernant Dieu et l’homme aux problèmes humains, et cela a forcément un effet guérisseur sur la pensée du monde.
Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « La “douce petite voix” de la pensée scientifique atteint, par-delà mers et continents, jusqu’aux extrémités les plus lointaines du globe. Pour l’entendement humain, la voix inaudible de la Vérité est pareille “au rugissement d’un lion” [d’après la version King James]. Elle se fait entendre dans le désert et dans les lieux ténébreux de la peur. » (p. 559)
Quelle belle façon de souligner le pouvoir de la prière silencieuse !
Ainsi, désormais, chaque fois que je prie pour la paix et l’harmonie – que ce soit pour l’Ukraine, Gaza ou tout autre lieu où l’harmonie semble attaquée – je sais que ma prière est efficace. Quelque part, une personne au cœur réceptif écoute et attend humblement le réconfort et la guérison, et j’ai appris à avoir confiance dans le fait que ma prière contribue à répondre à ce besoin. De même, les prières des autres, provenant des « extrémités les plus lointaines du globe », atteignent sans nul doute ma pensée réceptive et m’apportent des bienfaits en retour.