Vous est-il déjà arrivé de lire un texte tant de fois que vous ne lisez plus vraiment les mots, mais que vous le prenez dans son ensemble ? C’est ce que je faisais concernant le psaume 23, jusqu’à ce que je le retrouve, un jour, dans l’une des Leçons bibliques hebdomadaires indiquées dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne. Le contexte de la leçon dans lequel il s’insérait m’a fait prendre conscience de la nécessité d’y prêter davantage attention.
Je me suis mise à lire et à méditer chaque mot du psaume, ce que je n’avais pas fait depuis des années. Les mots « une table » ont alors retenu mon attention. Ils font partie du verset 5 : « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires. »
Je n’avais jamais réfléchi à ces deux mots auparavant. J’ai l’habitude de demander à Dieu de m’expliquer Sa Parole, c’est donc ce que j’ai fait. Mentalement, je Lui ai demandé : « Pourquoi m’as-Tu fait remarquer ces mots ? » Pendant toute une journée, j’y ai réfléchi, demandant à Dieu, l’Amour divin, de m’éclairer.
Plus tard dans la soirée, le concept « table » a pris pour moi une signification plus profonde, un sens plus large. J’ai compris que, quelle que soit la table – une table à manger chez soi, une table de réunion dans un cadre professionnel ou une table réservée au conseil des ministres n’importe où dans le monde – toutes les tables sont déjà dressées par l’Amour. Cela est vrai face à tout « adversaire » : les soucis d’une famille en difficulté, des frustrations lors d’une réunion de travail, les opinions inflexibles d’un gouvernement, des pays en guerre avec un historique de haine, de méfiance, de cruauté et de peur.
Dans le silence de cet instant, je me suis sentie en paix. La table dont on avait précisément besoin était là, partout et à tout moment, et cette prise de conscience a orienté mes pensées vers ces paroles de Christ Jésus à ses disciples : « Venez, mangez. » (Jean 21:12) Cette invitation était matière à une réflexion spirituelle, l’assurance de la santé, de la paix, du réconfort toujours disponibles et celle d’être toujours guidé. Je me suis attardée sur cette idée d’une table dressée par l’Entendement divin qui sait tout, Dieu, qui embrasse tout et qui est éternellement présent.
Tôt le lendemain matin, de nouvelles pensées au sujet des mots « une table » me sont venues à l’esprit. J’ai compris que l’opération du Principe divin, Dieu, signifie que la table que Dieu prépare n’est pas limitée à l’utilisation que l’on peut en faire en faveur du bien. L’Amour en est la préparation même.
Puis m’est venu un autre sens du mot « table » : une table des matières. J’ai compris que le plan de l’Amour est toujours présent à chaque table ; ordonné et complet, il révèle exactement ce qui est nécessaire à toute guérison.
Au bout de plusieurs jours durant lesquels l’inspiration s’est développée dans mon esprit, j’ai entendu cette pensée : « Jill, rien ne manque sur la table ! » Tout ce dont on a besoin maintenant – des réponses, des solutions, des directives, la santé ou la paix – ne peut jamais être reporté ou reprogrammé, car tout est fourni par l’Amour, dont le « timing » est parfait. Ce que Dieu prépare est toujours présent, toujours complet. Ni l’apathie ni l’agressivité ne peuvent interrompre le déroulement d’une idée spirituelle.
Considérons maintenant l’application pratique de tout ce qui est sur cette « table » : que faire de tout cela ? J’ai demandé à Dieu de me guider afin que ces idées inspirées se traduisent par des actions pratiques qui guérissent.
Peu après, un homme d’affaires originaire des Etats-Unis, en déplacement professionnel à l’étranger, m’a contactée pour me demander de prier au sujet d’une réunion importante. Je lui ai dit que l’Amour avait déjà dressé la table pour cette réunion et que la préparation de l’Amour s’adressait à tous les convives. Tous pouvaient « venir et manger » la Parole de Dieu. Il m’a rapporté plus tard que la paix avait régné tout au long de la réunion.
Une autre fois, j’ai reçu un appel d’une jeune maman, également femme d’affaires. Elle était bouleversée par les violences et la haine dont elle entendait parler dans de nombreuses régions du monde. Je lui ai fait part de l’idée selon laquelle la table de la paix était déjà dressée, ce qui a aussitôt trouvé un écho en elle. Peu après, elle m’a envoyé un SMS pour me dire que l’idée de cette table déjà dressée l’avait aidée à se rendre à son travail ce jour-là. Quelques jours plus tard, cette idée l’aidait encore à garder l’esprit clair et à rester sereine, et ses prières étaient plus constructives.
J’ai également eu la preuve que rien de ce que prépare l’Amour n’est jamais mis de côté, que l’adversaire ait pour nom temps, volonté personnelle, arrogance, égocentrisme ou auto-condamnation. Un étudiant sincère de la Science Chrétienne m’a confié qu’il avait l’habitude de remettre les choses à plus tard mais qu’il était obligé de mener à bien un projet dans des délais très stricts. Dans ma prière, je me suis souvenue de la table de l’Amour déjà dressée et j’ai su qu’elle ne pouvait être touchée ni par l’apathie ni par la négligence. Ses éléments étaient ordonnés par la Science divine. Rien ne pouvait empêcher les idées justes de s’exprimer pleinement et en temps voulu. En travaillant jusqu’au petit matin, ce monsieur a achevé son travail 24 heures avant la date butoir. Cette compréhension d’une table dressée par Dieu l’avait soulagé d’un grand poids, m’a-t-il déclaré.
Une étude plus approfondie du concept « table » m’a montré que lorsque je m’assois mentalement à la table de la Parole de Dieu, sans penser à un problème ou à une liste de problèmes, mais en me laissant inspirer, je ressens alors la présence de Dieu, et Sa Parole s’exprime véritablement.
Chacun a sa place à la table de l’inspiration. Cette table est toujours bien dressée, et le Berger, l’Amour divin, invite tout le monde à y venir et manger.
