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L’Amour nous offre un cadeau qui guérit

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 8 octobre 2026


On pourrait dire que le cadeau originel de la Saint-Valentin n’était ni du chocolat ni des roses, mais le don de la vue. La légende raconte qu’au IIIe siècle après J.-C., le chrétien qui deviendra plus tard Saint Valentin fut arrêté pour avoir célébré des mariages, bravant ainsi les ordres de l’empereur romain Claude II, qui préférait que ses soldats ne fondent pas de famille. L’un des geôliers de Valentin, un juge romain nommé Astérius, avait une fille qui était aveugle. Ayant entendu dire que les chrétiens guérissaient par la prière, Astérius demanda à Valentin s’il pouvait rendre la vue à sa fille. Après que la fille d’Astérius ait été guérie, il s’est converti au christianisme, lui et toute sa famille.

Des siècles plus tard, la fondatrice de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy, a découvert la Science à l’origine des guérisons accomplies par Christ Jésus et ses disciples. Grâce à son amour de la Bible et aux guérisons qu’elle a accomplies, pour elle-même et pour les autres, elle a compris et prouvé, ainsi qu’elle l’a écrit, que : « Nul ne peut guérir ou réformer l’humanité s’il n’est animé par l’amour et la bienveillance envers les hommes. » (Message à L’Eglise Mère de 1902, p. 8) En réponse à la question : « Quelle est la meilleure façon d’opérer des guérisons instantanées ? », Mary Baker Eddy aurait déclaré, selon le témoignage d’une de ses premières élèves : « Il faut aimer ! Il faut vivre l’amour – être l’amour – aimer, aimer, aimer. Ne connaissez rien d’autre que l’Amour. Soyez tout amour. Il n’existe rien d’autre. C’est cela qui agira, qui guérira tout mal, qui ressuscitera les morts. Ne soyez rien d’autre que l’amour. » (Nous avons connu Mary Baker Eddy, Edition augmentée, tome 1, p. 309)

« Etre tout amour » peut paraître difficile, surtout si l’on ne se sent pas particulièrement aimé soi-même, ou si l’on ne voit pas comment il est possible d’aimer face aux choses terribles qui se produisent dans le monde ou dans la vie de ceux qui nous entourent. Mais si exprimer l’amour, ou être l’amour, est précisément la manière d’être témoins de la guérison des problèmes qui nous affectent et qui affectent les autres, alors cela ne vaut-il pas la peine d’essayer ? D’autant plus que nous avons de l’aide.

Dans la Bible, Dieu est défini en tant qu’Amour, et juste après, nous lisons : « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » (I Jean 4:8, 16, 19) Ce dernier passage ne décrit pas une relation transactionnelle dans laquelle nous choisirions d’aimer Dieu en retour de Son amour pour nous. Il décrit plutôt la réalité de notre nature en tant que reflets de Dieu et la réalité de Son amour. La Bible dit que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, de l’Amour (voir Genèse 1:26, 27). Il aime, et nous Le reflétons ; par conséquent, nous ne pouvons pas nous empêcher d’aimer. Ayant été créés par l’Amour, nous sommes participants de la nature même de l’Amour. Cette nature est inscrite en nous ; elle fait partie intégrante de ce que nous sommes.

Mary Baker Eddy a également décrit la manière de prier nous permettant de mettre en pratique dans notre vie quotidienne cette vérité, qui est d’être le reflet de l’Amour. Elle écrit : « La vraie prière, ce n’est pas demander l’amour à Dieu ; c’est apprendre à aimer et à inclure tout le genre humain dans une même affection. Prier, c’est utiliser l’amour dont Il nous aime. » (Non et Oui, p. 39)

Une utilisation véritablement efficace et puissante de « l’amour dont Il nous aime » consiste à être le témoin de notre être spirituel, de celui des autres, ainsi que de l’amour infini que Dieu porte à chacun de Ses enfants. On pourrait dire que la capacité de se voir soi-même et de voir les autres tels que nous sommes réellement, de percevoir la bonté infinie de l’Amour partout et en chacun, est le « don de la vue » que l’Amour nous offre quotidiennement, et même minute par minute.

Accepter ce cadeau exige de discipliner notre pensée afin de l’harmoniser avec ce que Dieu connaît et ce que Jésus a enseigné, qui consiste à se rappeler de ce qui est vrai, indépendamment de l’agressivité avec laquelle un problème prétend être réel. Au cinéma, nous refusons de croire qu’un monstre à l’écran soit réel, même s’il paraît vraiment l’être. Pour utiliser l’amour dont Dieu nous aime, nous devons être tout aussi fermes dans notre attachement au fait que Dieu est Amour et qu’Il a créé tout ce qui existe véritablement pour exprimer l’Amour divin. Ce qui n’exprime pas l’amour ne peut avoir de présence ou d’existence réelle, parce que rien n’a pu le créer. Dans l’universalité de l’amour de Dieu, tout est maintenu dans la sainteté, le bonheur et la perfection.

J’en ai pris pleinement conscience un jour où j’étais si malade que je pouvais à peine sortir du lit. J’étais aussi en proie à un profond trouble intérieur en raison d’une situation dans laquelle je me trouvais. Je savais que j’avais besoin d’un sens d’amour plus élevé, mais je ne le ressentais pas. Soudain, j’ai réalisé que j’abordais mal la question de savoir si j’aimais véritablement toutes les personnes en cause – si je les voyais comme Dieu les voit. Je me concentrais sur la situation humaine et j’interrogeais les sens physiques à propos de ce qu’ils percevaient (beaucoup de discorde et d’inharmonie) au lieu de demander à Dieu ce qu’Il voyait.

M’orienter vers cette perspective plus divine a nécessité un effort mental et m’a d’abord semblé constituer un simple exercice intellectuel. Mais en m’efforçant de voir ce que Dieu voit et d’aimer comme Il aime, ma pensée a commencé à changer – et avec elle, mon corps. Non seulement j’étais de nouveau sur pied, mais la situation difficile s’est aussi résolue harmonieusement. J’ai véritablement ressenti que l’amour de Dieu avait toujours été présent, et j’ai vu plus clairement que rien ne pourrait jamais entraver ma capacité – ni celle de quiconque – de ressentir et d’exprimer cet amour.

Que nous vivions ou non dans une culture qui célèbre la Saint-Valentin, et quelle que soit la période de l’année, acceptons le « cadeau de Saint-Valentin »  que l’Amour nous offre éternellement : la capacité de voir, d’exprimer et de démontrer l’amour que l’Amour divin et infini, notre Père-Mère, offre continuellement à chacun de nous en abondance !

Lisa Rennie Sytsma
Rédactrice en chef

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