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Une simple impression

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 29 janvier 2026


L’existence n’a souvent rien de comparable à un film à grand spectacle et les problèmes peuvent être très impressionnants et intimidants.

Au cinéma, le spectateur assis devant l’écran voit défiler toutes sortes d’images : des océans magnifiques, des poursuites en voiture et même des bâtiments en feu. Mais ce qu’on voit n’est pas en train de se produire à ce moment précis, contrairement aux apparences. Les flammes qui s’échappent du bâtiment ne brûlent pas l’écran ; elles ne le touchent même pas. Si on voulait éteindre l’incendie, on ne jetterait pas un seau d’eau sur l’écran ! Pour éteindre l’incendie, il faudrait arrêter la source de l’image, en l’occurrence le projecteur. Les flammes disparaîtraient alors, sans pouvoir revenir à l’écran ni continuer à se manifester, faute d’avoir un pouvoir en soi. Le fait d’éteindre le projecteur supprime définitivement l’image, aussi effrayante soit-elle.

Parfois, comme dans un film, les gens pensent qu’un problème se produit sous leurs yeux, et ils essaient de le résoudre en prenant un médicament, en recourant à la chirurgie ou en modifiant leur alimentation ou leur activité physique, ce avec des résultats divers. Mais n’est-ce pas comme jeter un seau d’eau sur l’écran de cinéma pour éteindre l’incendie ? Ce qui semble être un problème physique est en réalité mental.

Du point de vue de la guérison spirituelle, le problème perçu est en réalité une pensée mortelle. C’est comme si cette pensée mortelle était un projecteur qui projetait ou superposait une image de discordance. La solution consiste donc à éliminer cette pensée mortelle pour qu’elle ne puisse plus apparaître dans notre expérience.

Dans son livre d’étude consacré à la guérison spirituelle, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy donne des explications très claires grâce à l’exemple suivant : « Si le cas à traiter mentalement est la tuberculose, considérez les points importants que (selon la croyance) cette maladie comporte. Montrez qu’elle n’est pas héréditaire ; que l’inflammation, les tubercules, l’hémorragie et la décomposition sont des croyances, des images de la pensée mortelle imprimées sur le corps ; qu’elles ne sont pas la vérité de l’homme ; qu’elles devraient être traitées en tant qu’erreur et chassées de la pensée. Alors ces maux disparaîtront. » (p. 425)

Cette déclaration s’applique à la guérison de toutes les maladies, qu’elles soient considérées curables ou incurables, car elle explique que ce que nous voyons comme des symptômes ne sont que des croyances mortelles qui se superposent, et non des éléments extérieurs à éliminer, corriger ou soigner par un moyen physique. Ces images de la pensée mortelle doivent être rejetées grâce au message de guérison du Christ, message plein d’inspiration selon lequel, maintenant même, nous ne faisons qu’un avec Dieu, l’Entendement infini, la source de toute pensée véritable.

En tant qu’idées de Dieu, nous sommes ce que Dieu connaît. C’est pourquoi nous ne possédons pas un entendement personnel qui puisse être le « projecteur », la source erronée. L’unique Entendement n’inclut aucune croyance mortelle ; il n’inclut que les pensées éternelles de Dieu.

Pour approfondir cette réflexion, nous pouvons dire que notre origine divine, dans l’Entendement, nous rend incapables d’entretenir la moindre croyance mortelle. La prière que Jésus enseigna à ses disciples, et qui commence par :« Notre Père qui es aux cieux » (Matthieu 6:9), confirme notre origine spirituelle. Celle-ci est à la base de toute guérison, ainsi que Jésus l’explique en réponse à la question du pharisien Nicodème : il faut naître de nouveau (voir Jean 3:1-7). La nouvelle naissance consiste à contempler notre être spirituel, pur, qui est en Dieu, l’Entendement, et non dans la matière.

En tant qu’enfants de Dieu, l’Ame divine, nous sommes créés pour exprimer l’équilibre, la beauté et la pureté, et nous avons hérité d’une santé et d’une raison d’être éternelles. Ni l’ADN, ni le hasard, ni le péché ne nous définissent. En tant que reflet, nous possédons tous une conscience donnée par l’Ame, et nous sommes à jamais conscients de la vérité concernant notre être, à l’abri des conjectures mortelles. Comme il s’agit là des faits spirituels de la création, toute phase apparente de la pensée mortelle est forcément illusoire.

Reconnaître notre véritable héritage en tant qu’enfants de Dieu, c’est comme éteindre le projecteur de cinéma, car nous contemplons notre unité avec la suprématie de l’Entendement. Les pensées, la conscience, de l’Entendement divin expriment l’amour, la bonté, la sagesse, la vérité, l’harmonie.

Par conséquent, le traitement par la Science Chrétienne s’appuie sur notre héritage spirituel d’enfants de Dieu et reconnaît dans tout problème une perception erronée de cet héritage divin, et non une réalité physique. La guérison implique de se réjouir de la suprématie de l’Entendement, ce qui permet, en accueillant l’activité du Christ, d’éliminer de la pensée les perceptions erronées liées aux croyances mortelles, et de s’ouvrir à ce qui est pur et vrai. Il s’agit, en quelque sorte, d’« éteindre le projecteur », pour faire disparaître le problème tout naturellement.

Ces idées ont apporté la guérison à une personne dont la vue était en partie obscurcie par des taches noires. Cet homme est allé se faire examiner par un optométriste. On lui a dit que son problème était un signe avant-coureur du glaucome, qu’il n’existait pas de traitement et que c’était irréversible. Il s’est alors mis à prier, et il a demandé l’aide d’un praticien de la Science Chrétienne.

En général, on considère à tort que la vue est de nature personnelle, qu’elle dépend de la matière et qu’elle est soumise à la maladie, à l’âge, aux accidents et à l’hérédité. Autant de croyances et d’erreurs mortelles qu’il fallait éliminer de la pensée !

Nous avons l’autorité de la Genèse pour réfuter cette perception erronée, puisque nous y apprenons dans le premier chapitre que la vision est une faculté spirituelle qui vient de Dieu. En effet, Dieu vit que la lumière était bonne et qu’elle révélait la présence perpétuelle de toute la création. Pour résumer, on lit dans ce premier chapitre (verset 31) que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon ». (Le mot hébreu utilisé pour « bon » a une signification étendue ; dans un verset de l’Ancien Testament, il est même traduit par « aimant »). Dieu, l’Entendement, discerne chaque individualité qu’Il renferme, et toutes ces créations sont des expressions actives de l’Amour. Dieu ne voit pas quelque chose en dehors de Lui-même, qui serait« là-bas », mais Il voit toutes les expressions spirituelles infinies qu’Il renferme.

En tant qu’enfants de Dieu, qu’idées individuelles conscientes de l’Entendement, nous sommes composés de tous les concepts justes créés par Dieu. Il nous est impossible de voir ce que Dieu n’a pas créé. En fait, rien n’existe en dehors de la création de Dieu ! Tout ce que nous pouvons voir, c’est ce que nous incluons en tant qu’expression composée de l’Entendement. Ces idées infinies sont déjà définies et clairement identifiées par l’Entendement divin en tant que beauté, forme, contour et couleur. Ainsi, tout ce que nous voyons est perceptible grâce à Dieu, et non à des organes matériels, des muscles et des rétines susceptibles d’être affectés par l’âge, un accident ou la maladie.

L’homme créé par Dieu voit tout aussi clairement que Dieu. Donc, naturellement, voir clairement inclut le fait d’exprimer notre ressemblance avec Dieu. Il ne s’agit pas de vivre avec une « bonne » ou une « mauvaise » substance matérielle. Les qualités reflétées que sont la bonté, l’amour, la pureté et la grâce sont à la base du vrai discernement, de la vision véritable.

Par ses prières sincères, l’homme dont j’ai parlé a commencé à purifier ses pensées et ses actions en reconnaissant son unité avec l’Amour divin, l’Entendement divin, lequel ne voit que lui-même et sa création, pure et sans défaut. Alors qu’il vivait conformément à ces prières, en l’espace de quelques jours, sa vue s’est complètement éclaircie et les taches ont disparu. Les taches qu’il voyait n’étaient pas une réalité matérielle à éliminer, mais des croyances mortelles générales concernant la vue et l’âge, imprimées sur sa conscience. Elles ont été chassées de sa pensée grâce à l’activité du Christ, la véritable idée de Dieu, et la guérison a eu lieu. Les fausses croyances n’ont jamais fait partie de la conscience que Dieu a donnée à l’homme.

Ainsi donc, lorsque les problèmes semblent plus grands que les images d’un film à grand spectacle, réjouissons-nous, car il n’existe aucun projecteur de croyances mortelles. Ces gros nuages menaçants sont en réalité des mensonges dénués de toute réalité. Assurément, tous les enfants de Dieu jouissent d’une vision spirituelle claire, car chacun est l’image et la ressemblance de l’Amour. La santé, l’harmonie et la paix qui expriment le dessein infini de Dieu constituent notre existence. Nous ne pouvons donc jamais perdre de vue la clarté du dessein de l’Amour dont la beauté et la grâce nous entourent.

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