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Une résistance efficace

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 2 mars 2026


Si l’on voit une personne, ou un groupe, commettre un acte malveillant, doit-on intervenir ? La question à elle seule pourrait déclencher un débat : Qu’est-ce que le mal ? Après tout, des actions qui paraissent mauvaises pour certaines personnes peuvent paraître bonnes pour d’autres. Mais on peut aussi s’entendre sur la définition du mal et être en profond désaccord sur la manière d’y résister.

Pour discerner avec précision le mal, il faut d’abord savoir ce qu’est le bien. Cela implique de comprendre Dieu et Sa création – c’est-à-dire chacun de nous dans son être spirituel véritable, à l’image et à la ressemblance de Dieu, le bien. La Bible affirme que Dieu, l’Esprit, a tout créé, et que cela était très bon (voir Genèse 1). Le mal est donc forcément tout ce qui est dissemblable à Dieu et à Sa création.

Lorsque l’on observe le monde qui nous entoure, il semble très facile de repérer ce qui ne ressemble pas à Dieu. La misère, la cupidité, l’égoïsme, la haine, la malveillance, la guerre, la maladie et la mort paraissent souvent occulter le bien pourtant présent. Pour résister efficacement au mal, quelle que soit sa forme, il faut commencer par soi-même, par nos pensées et par nos sentiments. En dépit des apparences contraires, il faut être prêt à accepter que la totalité et la bonté infinie de Dieu signifient que le mal ne peut exister nulle part et que, par conséquent, il n’a pas d’existence. Il faut alors résister à toutes les pensées dissemblables à Dieu, en nous efforçant d’exprimer uniquement les qualités divines, telles que l’amour, la compassion, la tendresse, la miséricorde, le pardon, et ce en tout temps et en toutes circonstances.

En s’appliquant à exprimer les qualités de Dieu, on développe son sens spirituel, ce que la Découvreuse de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy, définit comme « la faculté consciente et constante de comprendre Dieu ». (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 209) Plus notre sens spirituel progresse, plus se développe notre faculté à percevoir le bien créé par Dieu, qui est toujours présent et accessible. Quand on est capable de percevoir le bien, on peut sans se tromper identifier le mal et y résister.

On peut commencer par résister en purifiant d’abord ses pensées, ses actes et ses mobiles, mais cela ne suffit pas. La Bible mentionne des directives – qui peuvent sembler contradictoires à première vue. Jésus dit « de ne pas résister au méchant », ajoutant : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre » (Matthieu 5:39). Or l’épître de Jacques enseigne : « Résistez au diable, et il fuira loin de vous. » (4:7)

En réalité, ces deux affirmations ne sont pas contradictoires. Quand on tient compte de leurs contextes respectifs, on comprend que la Bible nous indique contre quoi résister tout en nous assurant de l’efficacité d’une telle résistance. Puisque Dieu et Ses enfants sont bons, il n’existe pas d’homme, de femme ou de groupe malfaisants à combattre. Riposter à un coup reçu, c’est viser la mauvaise cible. La bonne cible, c’est le mensonge selon lequel il existe un individu ou un groupe malfaisants.

Mary Baker Eddy définit ainsi, en partie, le diable : « Le mal ; un mensonge, erreur ; ni corporéité ni entendement ; le contraire de la Vérité ; une croyance au péché, à la maladie et à la mort… » (Science et Santé, p. 584) Ainsi, pour les scientistes chrétiens, le diable, ou mal, n’est jamais une personne, mais un mensonge qui se présente sous la forme d’une personne ou d’un groupe malveillants ou malfaisants. On prend donc toujours pour cible le mensonge, et non les personnes. On combat le mensonge en exigeant de soi-même de voir ce qui est réellement présent : l’homme véritable, créé par Dieu, là même où l’injustice ou le mal prétendent être présents.

Voir l’homme réel là où tout le monde voit le mal, c’est résister au mal, et de la manière la plus efficace qui soit, c’est-à-dire en lui refusant toute présence, toute identité, toute substance et tout pouvoir dans notre pensée, et donc dans notre existence. En plein conflit et en colère, alors que le mal paraît si réel, la tâche peut sembler bien difficile. Cela exige de mettre de côté opinions et calculs humains, et de se tourner sincèrement vers Dieu, l’Amour divin. Mais on n’est pas seul dans ce combat. Lorsque l’on est prêt à céder à Dieu, on prend conscience du Saint-Esprit, ou Consolateur, qui vient éclairer et révéler ce sens spirituel que l’on s’efforce de développer.

Il ne s’agit pas là d’un simple exercice mental. Comme l’auteur de l’épître de Jacques l’a promis, le diable, le mal – le mensonge selon lequel il existe un pouvoir malfaisant qui s’oppose à nous – s’enfuit lorsque l’on adopte une telle discipline.

Une scientiste chrétienne s’est retrouvée un jour au milieu d’une manifestation politique. Bien qu’elle n’appartienne ni au camp des manifestants ni à celui des opposants, l’un des deux camps a vu en elle une ennemie. Une pierre a frôlé ses vêtements, et il semblait que d’autres personnes s’apprêtaient également à lui jeter des pierres. Elle s’est mise à prier silencieusement, affirmant qu’il n’y avait pas de division entre les peuples – entre les enfants de Dieu. S’attachant à la vérité selon laquelle il n’y a qu’un seul peuple – uniquement l’homme crée par Dieu – elle a compris que le seul pouvoir était l’Amour, et non la haine. Alors qu’elle priait pour ressentir que la présence et le pouvoir de Dieu les protégeaient, elle et toutes les personnes présentes, un homme l’a mise hors de danger (voir le témoignage de Martha Roadstrum Moffett, Héraut-Online, 3 mars 2026, publié à l’origine en anglais dans le Christian Science Sentinel, 18 décembre 2000).

Reconnaître que le mal est un mensonge et voir en la création de Dieu la seule réalité, c’est le moyen le plus efficace non seulement de résister au mal, mais de le détruire. Unissons-nous pour y parvenir ensemble. Nous en serons bénis, ainsi que le monde entier !

Lisa Rennie Sytsma
Rédactrice adjointe

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