Juste après la tragédie d’un récent attentat terroriste aux Etats-Unis, un responsable public de la ville où cela s’est passé, a tenu une conférence de presse. J’ai été frappé par ses premières paroles : « Ne vous y trompez pas : le mal est bien réel. »
Ayant eu une longue carrière dans les forces de l’ordre, je comprenais tout à fait ce qu’il ressentait. Quand on est témoin d’actes horribles, ou que l’on en entend parler, on peut être envahi par le sentiment que le mal est bien réel ; on se demande ce que l’on pourrait faire, à titre personnel ou collectivement, pour empêcher que de tels évènements ne se reproduisent et pour contribuer à rendre la société plus sûre et plus sereine.
Chaque fois que je me suis posé cette question, j’ai été réconforté par ce qu’a écrit à ce sujet Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne : « … ceux qui discernent la Science Chrétienne mettront un frein au crime. Ils aideront à expulser l’erreur. Ils maintiendront la loi et l’ordre et attendront joyeusement la certitude de la perfection ultime. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 96-97) Ces affirmations ne laissent aucun doute sur le fait qu’il est possible de contrôler, voire de prévenir, la criminalité et la violence. Selon la Science Chrétienne, faire cela commence dans notre propre pensée, c’est-à-dire en acquérant une meilleure compréhension de l’omniprésence de Dieu et de l’impuissance du mal.
J’ai souvent réfléchi à la manière dont Christ Jésus combattait le mal. Rendus furieux par ses paroles, les gens qui se trouvaient dans la synagogue de la ville où il avait été élevé le chassèrent de la ville avec l’intention de le jeter du haut d’une falaise. Mais Jésus s’éloigna en toute sécurité. Il connaissait le pouvoir de Dieu, le bien. Il vainquit le mal – tout ce qui s’oppose à la bonté et à l’amour divins – en le considérant pour ce qu’il était : un mensonge, et donc sans aucun pouvoir, car il n’était ni créé ni toléré par Dieu, la Vérité. Et comme il n’y a aucune vérité dans un mensonge, Jésus démontra sa domination sur le mal. Finalement, après la crucifixion – cette violente agression contre l’innocence et la bonté – il ressuscita, prouvant ainsi que la haine et l’ignorance ne pouvaient détruire la Vie de l’homme, qui est Dieu.
On pense souvent que les événements tragiques sont la preuve que Dieu n’existe pas, que le mal est réel et plus puissant que le bien. Or rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. On lit ceci dans un psaume : « Dieu a parlé une fois ; deux fois j’ai entendu ceci : c’est que la force est à Dieu. » (psaume 62:12) Dans la mesure où l’on comprend que Dieu est Tout, qu’Il est infini et tout-puissant, on est protégé des conséquences de la croyance générale au mal.
Cela me rappelle un autre énoncé dans Science et Santé : « Les mauvaises pensées et les mauvais desseins ne vont pas plus loin et ne font pas plus de mal que ne le permet notre propre croyance. Les mauvaises pensées, les convoitises et les intentions malveillantes ne peuvent aller, comme le pollen errant, d’un entendement humain à un autre et y trouver une demeure insoupçonnée, si la vertu et la vérité construisent de solides ouvrages de défense. » (p. 234-235)
A un moment de ma carrière, j’étais responsable de la sécurité dans un palais de justice. Chaque matin avant d’aller travailler, je priais avec des passages de la Bible, en m’attachant au fait que tous ceux qui entraient dans le bâtiment – les agents de la sécurité, le personnel judiciaire et le public – étaient en sécurité. Tout au long de la journée, je reconnaissais que le bien est toujours présent, omnipotent et qu’il remplit tout l’espace, ne laissant donc aucune place pour le mal. J’affirmais que Dieu donne à tous Ses enfants la capacité d’en être conscients et de défendre leurs pensées contre les suggestions agressives du mal. Je priais en m’appuyant sur le fait spirituel que l’homme réel, créé par Dieu, aime faire le bien, et qu’il ne peut jamais croire que faire du mal aux autres ou à lui-même puisse apporter une quelconque satisfaction ni être une solution. Dieu, l’Entendement divin, exprime sans cesse la stabilité et l’intelligence en chacun de Ses enfants. Aucune pensée folle ou haineuse ne peut pénétrer cet Entendement ni perturber l’harmonie de la création divine.
Un jour, un homme, qui allait y être jugé, est entré dans le palais de justice et a tiré des coups de feu en courant dans le couloir. Il avait l’intention de se rendre au deuxième étage et de tuer le président du tribunal ainsi que ses assesseurs. Après un échange de coups de feu avec les agents de la sécurité, il s’est enfui du bâtiment et a été arrêté peu après. Son plan a été déjoué et personne n’a été gravement blessé.
Mary Baker Eddy affirme que le mal est irréel et que Dieu, le bien, est suprême : « Calme au milieu du témoignage discordant des sens matériels, la Science, toujours souveraine, révèle aux mortels le Principe divin, immuable et harmonieux – elle révèle la Vie et l’univers, toujours présents et éternels. » (Science et Santé, p. 306)
A chaque fois que nous surmontons le mal dans notre vie, même modestement, nous démontrons la totalité de Dieu et Son pouvoir suprême. A travers le prisme de la Science Chrétienne, le monde entier comprendra un jour cette vérité immuable et il s’en réjouira : « Ne vous y trompez pas : le mal n’est pas réel. »
