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La pratique spirituelle dans l’éducation des enfants

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 28 mai 2026


On dit souvent que l’éducation des enfants est comme un miroir dans lequel les enfants nous renvoient l’image de nos espoirs et de nos joies, mais aussi de nos inquiétudes. Lorsque nos enfants se comportent bien, nous sommes épanouis et satisfaits. Mais quand ils font des caprices ou ne répondent pas à notre attente, on se sent très mal. Ces hauts et ces bas, qui accompagnent les réussites ou les erreurs des enfants, peuvent faire que les parents soient épuisés et à bout de nerfs plutôt que sereins et patients.

Mais la Science Chrétienne nous apprend à ne pas être à la merci des circonstances. En se tournant vers l’amour paternel et maternel de Dieu, on comprend qu’il existe une autre voie que celle qui consiste à endurer les difficultés ou à faire preuve de maîtrise de soi face à ses enfants. En effet, il est possible de ressentir la paix qui découle de la connaissance de notre identité spirituelle et de celle de nos enfants. C’est-à-dire la connaissance de ce qui est divinement vrai pour les parents comme pour les enfants, en tant qu’expressions entièrement spirituelles de Dieu. La pensée s’ancre ainsi dans la Vie qui est Dieu, donc entièrement bonne. Sur cette base, la grâce et l’équilibre nécessaires à l’éducation des enfants ne dépendent plus de leur comportement ou de la capacité de leurs parents, mais de la présence constante du Père-Mère qui prend tendrement soin de tous.

Dans la Bible, l’Epître aux Philippiens (2:13) nous plonge au cœur de cette réalité : « C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » Cela s’applique aussi bien aux parents qu’aux enfants.

Puisque l’Amour, Dieu, produit toujours en nous « le vouloir et le faire », affirmons que nous reflétons pleinement cette force divine. Nous ne sommes jamais vraiment seuls en tant que parents lorsque nous nous efforçons de faire de notre mieux ou dans les moments où nous regrettons d’avoir failli à notre tâche. Dieu est le Père-Mère qui nous guide tous en permanence ; l’Amour est actif, il « révèle le chemin, l’illumine, le désigne, et nous y guide » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 454). Lorsque nous nous laissons guider par l’Amour, les tensions ou les inquiétudes qui prétendent si souvent faire partie de la relation normale entre parents et enfants se dissolvent, et nous voyons que notre tâche parentale ne consiste pas à façonner ou à contrôler nos enfants, mais à être témoins du déroulement de la bonté divine dans l’existence de chacun et à accompagner ce déroulement.

Lorsque j’ai su que j’allais avoir un enfant, j’ai ressenti de la joie, mais aussi le poids d’une responsabilité personnelle. Mais en m’en remettant aussitôt à Dieu en tant que Père-Mère plutôt qu’à moi-même, je me suis sentie prête et en paix. Ces prières se sont poursuivies à mesure que mes enfants grandissaient, et cela nous a aidés à tirer ensemble les leçons des moments difficiles.

Chaque enfant a un lien direct avec Dieu, le Principe divin, qui est la source de son intelligence, de sa bonté et de son épanouissement. Lorsqu’on s’appuie sur le Principe plutôt que sur son propre jugement pour être guidé, on se libère des fluctuations émotionnelles liées à l’entêtement ou au désir de régenter, et l’on éprouve à la place un calme à toute épreuve et une joie authentique.

L’histoire d’Agar, dans le livre de la Genèse (chapitre 21) en est une illustration. Agar était à bout de forces, elle pensait qu’elle ne pouvait plus rien faire pour aider son enfant dans un moment de grande détresse, au milieu du désert. On lit dans la Bible : « Dieu entendit la voix de l’enfant ; et l’ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est. » (verset 17)

Au moment même où elle se sentait désespérément incapable de pourvoir aux besoins de son enfant, Dieu prenait déjà soin de lui, et elle put alors faire sa part. A mesure que son sens spirituel grandissait, elle a perçu la présence de Dieu, et la solution concrète (trouver l’eau indispensable) s’est manifestée. La prière dans laquelle nous reconnaissons que Dieu dirige chaque étape de nos progrès a un effet apaisant, si bien que nous ne réagissons pas avec désespoir face aux circonstances, et cela, non pas par indifférence mais parce que nous faisons confiance aux directives que nous donne l’Entendement divin. Cette inspiration spirituelle mène à des solutions que nous aurions été incapables de mettre en œuvre nous-mêmes, voire même de les imaginer.

Nous comprenons l’amour paternel et maternel de Dieu pour tous, quand nous rejetons la croyance selon laquelle la famille se définit par un lien biologique. Nous pensons souvent que nos enfants sont reliés à Dieu par notre intermédiaire, et que leur réussite en tant qu’adultes dépendra de notre réussite en tant que parents. Mais la Science Chrétienne révèle que Dieu est Tout, et que chaque enfant a un lien continu, direct et indestructible avec l’Amour divin, et que, grâce au sens spirituel, il entend le Christ, la Vérité, et perçoit par lui-même les messages du bien que Dieu nous communique.

Pour le sens spirituel, ce qui semble être un retard, une lutte ou un pas en arrière n’est que la vision humaine des choses, qui n’a pas saisi ce qui est déjà vrai dans l’Esprit, à savoir l’harmonie de tout un chacun en tant que création de Dieu. Lorsqu’un enfant (ou qui que ce soit) « nous met hors de nous », notre fidélité à la pratique spirituelle nous permet de conserver notre bonne humeur et d’agir avec sérénité.

Lorsque mes enfants étaient petits et qu’ils se comportaient mal, je prenais souvent ma pause spirituelle. Je leur disais : « Je vais faire une petite pause dans l’autre pièce pour me rappeler que vous êtes une bénédiction. » Après m’être assurée qu’ils étaient en sécurité, je prenais un moment pour prier à l’écart, ce qui m’évitait de réagir.

Chaque fois que je pensais à agir ainsi, lorsqu’une situation devenait stressante ou conflictuelle, cette pause me permettait de me tourner vers le Christ, la véritable idée de Dieu, et de me laisser guider par l’Amour. Cette attitude a souvent marqué un tournant décisif, grâce auquel l’enfant et moi nous sentions à nouveau comme des alliés, et non des adversaires, pour nous défaire de toute fausse image de nous-mêmes et du comportement qui en découlait.

La Science Chrétienne nous invite à regarder au-delà des apparences (qu’il s’agisse des incertitudes ou des aspects rebelles propres à la jeunesse, ou du sentiment d’impuissance des parents) pour nous demander : « Comment connaître Dieu et ressentir Sa présence maintenant même ? » Cela nous amène à reconnaître la véritable influence qui s’exerce sur nos enfants : l’innocence, l’intelligence ou le gouvernement de soi, c’est-à-dire la bonté de Dieu, et non la biologie, la psychologie ou la mortalité. Nous parvenons alors à l’assurance spirituelle et ressentons le pouvoir de la Vérité qui rétablit des relations familiales saines et aimantes. C’est là une bénédiction pour nos enfants et pour nous.

Larissa Snorek
Rédactrice adjointe

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