Si vous jetez un fer de hache dans l’eau, il va couler. Peu de gens diront le contraire. La physique explique que la tension superficielle de l’eau n’est pas suffisante pour soutenir un fer de hache. La gravité l’entraîne au fond. Ainsi, quand un homme laissa accidentellement tomber dans la rivière le fer de hache qu’il avait emprunté, il fut contrarié, pensant que l’outil était à jamais perdu. Mais le prophète Elisée, qui obéissait à la loi de Dieu, savait qu’il n’en était rien. Selon la Bible, ayant appris l’accident, il jeta un bâton dans l’eau, et le fer remonta à la surface (voir II Rois 6:1-7).
Dans de nombreux domaines de la vie, les gens débattent de questions liées aux sciences physiques. Des questions de vaccins au changement climatique, beaucoup ont des opinions bien arrêtées. Mais doit-on vraiment se fier aux sens physiques pour déterminer ce qui est vrai ? Dans tous les cas, les sciences physiques, qui se basent sur les preuves fournies par les sens limités et contraignants, finissent par nous convaincre de la réalité et de l’inévitabilité de la maladie, des accidents, des catastrophes et des discordances de toute nature, quelle qu’en soit la cause.
Si nous voulons surmonter nos peurs et nos problèmes, et aider les autres à faire de même, nous ne devons pas céder à la tentation de prendre parti dans des débats autour des sciences matérielles. Nous devons élever notre pensée plus haut que ce que rapporte au mieux ces sciences. Nous devons nous tourner vers la Science divine, qui accomplit la loi de Dieu, l’Esprit, et nous éclaire au sujet de la création et de ses fonctions.
La Bible nous enseigne que Dieu, l’Entendement divin, a tout créé et gouverne tout. Puisqu’Il est entièrement bon, chaque élément de Sa création doit aussi être entièrement bon, et l’univers est uniquement composé de Ses idées spirituelles. Sa loi gouverne chacune de Ses idées, qui sont bonnes et immortelles. Les idées de l’Entendement ne peuvent donc jamais être malades, décliner, être livrées au hasard ou à la discorde, et mourir. Il ne saurait y avoir de catastrophes, « naturelles » ou « d’origine humaine », puisque tout est créé par l’Entendement. Aucune idée de Dieu n’est privée de raison d’être, de joie, de compétences, de ressources et de bien-être, et ce pour l’éternité.
Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, écrit dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « Les déductions tirées des hypothèses matérielles ne sont pas scientifiques. Elles diffèrent de la Science réelle parce qu’elles ne sont pas fondées sur la loi divine.
« La Science divine renverse le faux témoignage des sens matériels et détruit ainsi les fondations de l’erreur. » (p. 273)
La guérison en Science Chrétienne survient lorsque la personne cesse de croire à la réalité des sciences physiques et aux difficultés auxquelles elle fait face, et qu’elle comprend peu à peu la présence et le pouvoir éternels de Dieu, le bien. Les sciences physiques ne peuvent rien nous apprendre au sujet de la réalité spirituelle, où l’homme et l’univers sont à jamais harmonieux. Dans la Science divine, il n’y a en vérité ni maladie, ni accident, ni manque de quoi que ce soit.
Pourtant, toutes ces choses semblent bien réelles aux sens physiques. C’est pourquoi nous avons tant besoin du Christ, que la Science Chrétienne définit comme « la manifestation divine de Dieu, qui vient à la chair pour détruire l’erreur incarnée » (Science et Santé, p. 583). Le Christ vient à nous avec une vérité qui guérit lorsque nous sommes prêts à renoncer à nos opinions, croyances et pratiques humaines même les plus chères, pour nous attacher à Dieu et à Sa loi. Cela nous libère et nous permet de voir Sa loi à l’œuvre dès maintenant et là même où nous sommes.
Un jour, je me suis fait mal au dos en aidant un ami, et je me suis réveillée le lendemain matin ne pouvant à peine bouger. Alors que je priais au sujet de ma mobilité, j’ai tout à coup compris que je souffrais à cause de deux prétendues lois des sciences matérielles. Selon la première, on pouvait se faire mal au dos ; selon la seconde, c’était douloureux. Mais ces deux affirmations contredisaient la loi spirituelle, ou Science Chrétienne, qui enseigne que la création de Dieu est indestructible et qu’elle ne peut souffrir. A quelle loi allais-je obéir : à la loi matérielle ou à la loi spirituelle ?
La sensation physique semblait bien réelle. Mais je savais que je voulais obéir à la loi divine, non seulement parce qu’elle promettait de me libérer de ce mal, mais également parce qu’une constante obéissance nous permet d’exercer une plus grande domination sur nos problèmes et aussi d’aider les autres à résoudre les leurs. Tout au long de la journée, j’ai sans cesse affirmé que je n’étais soumise qu’aux lois de Dieu, l’Esprit, c’est-à-dire à la Science de Sa création. Le lendemain matin, j’étais complètement guérie.
Recourir à la Science divine en cas de difficultés, c’est tout sauf ignorer le problème. Le désir sincère d’écouter la voix de Dieu et d’observer Sa loi apportera la guérison et les réponses nécessaires, comme l’ont démontré tous les témoignages recueillis dans les pages de cette publication, depuis plus de 100 ans qu’elle existe. Mais il ne s’agit pas seulement de problèmes de santé. Ainsi, des personnes dans toutes sortes de situations racontent avoir été guidées vers des solutions à des problèmes techniques ou de gouvernance, souvent inattendues, grâce à des prières humbles et ferventes. Dans certains cas, les intérêts étaient tout à fait opposés, et les points de vue sur le problème divergeaient considérablement. Même des désastres climatiques et des catastrophes dites naturelles ont pu être limités grâce à une connaissance spirituellement scientifique de la vérité.
L’homme avec le fer de hache a d’abord subi une perte car il a accepté de croire aux lois des sciences physiques. En choisissant la Science divine, Elisée a prouvé qu’il ne peut pas y avoir de perte. La loi de Dieu, qui s’exprime à travers la Science divine, est toujours bonne !
Lisa Rennie Sytsma
Rédactrice en chef
