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Mettre un terme au défilement morbide – en ligne et dans nos pensées

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 5 mars 2026


Récemment, un soir, j’ai souhaité prendre un moment pour prier au sujet d’un événement d’actualité qui méritait l’attention. C’est quelque chose que je fais depuis de nombreuses années. Je crois au pouvoir de la prière, c'est-à-dire se tourner vers Dieu pour obtenir des réponses. Au fil des ans j’ai également bénéficié des prières bienveillantes d’amis dévoués et de praticiens de la Science Chrétienne, et ce soutien m’a toujours inspirée spirituellement.

J’ai tenté de choisir un seul sujet pour ce moment de prière. Les possibilités étaient nombreuses : conflits géopolitiques, enjeux climatiques, injustices sociales, gouvernements en proie à la corruption, pour n’en citer que quelques-uns. Ce bilan des besoins de l’humanité a commencé à me paraître accablant, et j’ai rapidement réalisé que mes pensées étaient enfermées dans un schéma de scrolling angoissant. Ce phénomène, plus communément appelé « doomscrolling », ou « défilement morbide », consiste à consulter compulsivement les réseaux sociaux ou les actualités, en s’attendant à y trouver – et parfois en les recherchant – des informations qui nous rendent tristes, anxieux, en colère, etc. Même si je ne consultais ni ne lisais les actualités à ce moment précis, le bilan des événements de la journée ressemblait à un film d’horreur qui se déroulait dans ma tête. En fait, je passais mon temps à faire défiler mentalement les informations au lieu de me tourner vers Dieu !

Le défilement morbide peut sembler justifié. On peut se sentir attiré par cela et se laisser piéger en recherchant constamment des informations et des réseaux sociaux négatifs, dans l’espoir d’être mieux informés, plus à même de défendre une position, voire de devenir de meilleurs citoyens. Mais ce raisonnement repose sur une prémisse erronée. S’il est important de rester informés, il est essentiel d’établir d’abord la paix dans notre pensée en affirmant ce qui est spirituellement vrai. Nous serons alors prêts à aider le monde en voyant comment cela s’applique aux informations et aux débats.

Mary Baker Eddy a inclus la règle suivante dans le Manuel de L’Eglise Mère : « Il sera du devoir de chaque membre de cette Eglise de se défendre journellement contre les suggestions mentales agressives, et de ne pas se laisser entraîner à oublier ou à négliger son devoir envers Dieu, envers son Leader et envers l’humanité. » (p. 42) Consulter compulsivement les informations négatives peut nous amener à croire aux « suggestions mentales agressives » qui prétendent que le chaos est inévitable. Mais un énoncé tiré de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy m’a aidée à surmonter ce sentiment : « Votre influence pour le bien dépend du poids que vous mettez du bon côté de la balance. » (p. 192)

Intuitivement, je savais que je devais maîtriser mes pensées et les empêcher d’être entraînées dans un tourbillon de désespoir. J’ai mentalement appuyé sur le frein et j’ai décidé qu’une autre approche s’imposait. Presque aussitôt, une pensée calme et apaisante est apparue : Qu’est-ce que Dieu en pense ? Je savais que c’était le fondement adéquat afin de prier pour le monde. J’ai commencé par réfléchir à la suprématie de Dieu, et par reconnaître avec confiance qu’il existait des réponses. Dieu connaît Sa création uniquement telle qu’Il l’a créée : parfaite, pure, et très bonne selon le premier chapitre de la Genèse dans la Bible. C’est la seule réalité, malgré les apparences contraires. Tout ce qui suggère que Dieu, le bien, n’est pas Tout est une fausse prétention selon laquelle Dieu ne serait pas le seul créateur.

Je savais qu’en me rappelant ce qui était absolument vrai, les réponses apparaîtraient. J’avais besoin de reconnaître la totalité de Dieu et la présence éternelle du Christ, la Vérité. Jésus, par son ministère, est venu nous montrer comment guérir, et le Christ est l’idée spirituelle qu’il a pleinement incarnée. Science et Santé définit le Christ intemporel comme « la manifestation divine de Dieu, qui vient à la chair pour détruire l’erreur incarnée » (p. 583).

Un ami m’a dit un jour qu’il était conseillé de respecter les proportions suivantes lorsque nous prions : pour chaque regard porté sur le problème portons dix fois notre regard sur le Christ, ainsi que Mary Baker Eddy l’a indiqué à un pionnier du mouvement de la Science Chrétienne (voir William P. McKenzie, « The uplifted ideal » [L’idéal élevé], The Christian Science Journal, septembre 1904). Bien qu’il ne s’agisse pas d’une formule, ce ratio de 10 pour 1 souligne l’importance de mettre l’accent sur la présence et le pouvoir salvateurs du Christ plutôt que d’être préoccupé par le problème.

L’apôtre Paul rappelle aux disciples du Christ que leur ferme ancrage et leur sécurité se trouvent dans la Vérité lorsqu’il écrit : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? […] Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 8:35, 37-39) Paul minimisait-il les épreuves vécues par les disciples du Christ ? Absolument pas ; il les exhortait à se tourner vers Dieu dans toutes ces difficultés.

Paul nous offre également ce conseil encourageant sur la manière de nous tourner vers Dieu : « Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises ; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. » (II Timothée 3:14-15)

Forte de ces pensées, j’ai été heureuse de prier en m’appuyant sur quelques-unes de mes versets bibliques préférés. J’étais convaincue que nos prières pour l’humanité sont purifiées et renforcées lorsqu’elles sont fondées sur les Ecritures. Le défilement mental morbide a cédé la place à la paix et à l’assurance que Dieu nous donne la sagesse nécessaire pour que nous puissions tous avancer.

Cela m’a rappelé un autre épisode, il y a des années, de ce qu’on pourrait appeler avec le recul une forme de défilement morbide familial. Pendant mon divorce, je me suis surprise à ressasser des événements malheureux. Grâce à la prière, j’ai compris qu’agir ainsi n’apportait rien de bon, et que, tout comme lorsque je regarde un drame à la télévision, je peux changer de chaîne, là aussi je pouvais choisir de mettre Dieu à la première place dans mes pensées. Cette réorganisation de mes priorités m’a procuré une grande liberté et m’a permis de progresser petit à petit vers une vie naturellement joyeuse.

Est-ce que je réussis à 100 % à éviter le défilement morbide ? Non. Il faut parfois prier avec consécration pour ne pas se laisser happer par l’apparence hypnotique de la réalité et de l’activité du mal, et pour s’accrocher sincèrement à la Vérité afin que la guérison se produise. Mais travailler constamment afin de progresser dans cette voie a été et continue d’être une source de force et de régénération.

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