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Quand la salle de lecture ravive l’espoir

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 29 juin 2026


En arrivant à la salle de lecture de la Science Chrétienne pour y assurer mon service, j’ai été surprise de trouver un autre membre de l’église déjà en poste. Je me suis d’abord dit que je pouvais partir et faire des courses puisque mon tour était assuré. Mais je me suis dit ensuite qu’il était impossible que je sois au mauvais endroit.

Comme l’affirme Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « Sous la Providence divine, il ne peut y avoir d’accidents, puisque dans la perfection il n’y a pas de place pour l’imperfection. » (p. 424) Ainsi, même si notre présence simultanée semblait être accidentelle, résultant d’un malentendu concernant l’horaire, j’ai décidé qu’il était juste de rester et de servir avec ma collègue.

J’avais prévu de passer l’après-midi à prier pour la salle de lecture et pour notre localité. Cependant, je ne me sentais pas inspirée. Il y avait des travaux à la maison qui semblaient interminables et qui posaient des problèmes qui me semblaient insolubles. Ces soucis affectaient ma santé, me causant parfois de violents maux de tête et d’autres symptômes physiques. Je commençais à me dire que vendre la maison serait le seul moyen de me libérer du poids écrasant des responsabilités.

J’étais également découragée par la situation à mon église filiale du Christ, Scientiste. Il était tentant d’accepter des pensées décourageantes comme : « Personne n’entre jamais dans notre salle de lecture », ou : « Les gens sont trop occupés pour participer aux activités de l’église ». Malgré mes efforts pour chasser ces doutes de ma pensée, un sentiment d’inutilité s’insinuait peu à peu mon travail d’église.

J’ai demandé à ma collègue si nous pouvions prier ensemble pour la salle de lecture et l’église. Elle a conseillé que nous commencions par nous attendre au bien, et elle m’a raconté comment, par le passé lorsqu’elle travaillait à la salle de lecture, cette attitude de s’attendre au bien avait porté ses fruits. Elle m’a rappelé que servir à la salle de lecture, ce n’est pas tant ouvrir les portes qu’ouvrir notre pensée.

Science et Santé affirme : « Quand le but est désirable, l’expectative accélère nos progrès. » (p. 426) Ma collègue m’a confié qu’elle commençait chaque journée en demandant à Dieu de lui envoyer ceux qu’elle pourrait aider à guérir. J’ai constaté que cette prière favorise les bienfaits que nous recevons tous et place la responsabilité sur Dieu, et non sur nous. Dieu gouverne, guide et conduit chacun de nous vers ce dont nous avons le plus besoin.

Ma collègue et moi avons identifié des fausses suggestions – des obstacles dans la pensée – qui pouvaient entraver l’accès à notre église ou à notre salle de lecture. Nous nous sommes efforcées de trouver les faits opposés aux prétentions erronées du sens mortel, et de remplacer ces prétentions par la Vérité divine. Par exemple, pour réfuter l’idée que la société n’accorde plus aucune valeur au fait d’aller à l’église, nous avons affirmé que le bien est éternel et que son attraction est intemporelle. La Vérité divine, ainsi que le désir de Vérité et l’efficacité de la Vérité, ne pouvaient pas être diminués ni s’estomper avec le temps.

Alors que nous étions en train de prier, j’ai commencé à voir qu’un sens limité de la totalité de Dieu empêche les fruits d’apparaître. Mais une préoccupation persistait : les membres de notre église avaient déjà évoqué la possibilité de fermer notre filiale ou de fusionner avec une autre église. Confiant ma crainte à ma collègue, je lui ai demandé : « Et si nous perdions notre église ? »

Elle m’a répondu : « L’Eglise est “la structure de la Vérité et de l’Amour” (Science et Santé, p. 583). Et la Vérité ne peut être perdue. » Mary Baker Eddy le confirme lorsqu’elle dit : « Le vrai concept n’est jamais perdu. » (Science et Santé, p. 87)

Ma collègue a ensuite parlé d’une guérison spectaculaire dont un membre de sa famille avait été l’objet alors qu’elle-même priait résolument, refusant d’accepter la croyance qu’une situation quelle qu’elle soit puisse échapper au pouvoir guérisseur de Dieu. En l’écoutant, j’ai pris conscience qu’à bien des égards j’avais laissé les sens matériels déterminer ma réalité. J’avais accepté l’idée que ma maison était irréparable, irrécupérable. J’avais songé à la possibilité de vendre ma maison, renonçant et acceptant l’échec. Cependant, la foi de ma collègue m’a inspirée et m’a incitée à faire confiance à la promesse de Jésus dans la Bible : « A Dieu, tout est possible. » (Matthieu 19:26)

J’ai reconnu la nécessité d’arrêter de me focaliser sur la situation, les verdicts et les limitations matérielles – de me tourner plutôt vers la Vérité et l’Amour divins. J’ai alors entendu clairement une pensée-ange : « Tu n’es pas condamnée à porter un fardeau. Tu as le choix. » Tandis que ces mots trouvaient un écho en moi, j’ai réfléchi à mon choix. Je pouvais continuer de croire qu’il existait des problèmes insolubles et que je devais souffrir du fardeau d’une fausse responsabilité, ou je pouvais chasser ces pensées et faire confiance à l’Amour divin. J’ai immédiatement choisi de faire confiance à Dieu et j’ai senti mes soucis s’évanouir. Je me suis sentie libre pour la première fois depuis des semaines.

A la fin de notre service à la salle de lecture, je débordais de gratitude pour la bonté de Dieu. En partant, je me suis assise un moment dans la voiture pour chérir toutes les idées que nous avions partagées, et j’ai réalisé que le temps que j’avais passé à la salle de lecture m’avait permis de retrouver espoir. Quel cadeau ! N’était-ce pas là le résultat attendu d’une visite dans une salle de lecture ? Retrouver l’espoir, et trouver la guérison. Ma collègue m’a confié plus tard que notre moment passé ensemble lui avait également redonné espoir. La Parole de Dieu apporte des bienfaits à tous.

Sur le chemin du retour, j’ai compris que Dieu prenait soin de ma maison et de toutes ses installations. J’ai cessé de la considérer comme un chantier sans fin. J’ai perçue l’idée de « maison » comme une idée de l’Entendement – infinie, ordonnée, utile et complète. J’avais confiance en l’harmonie du gouvernement de Dieu.

En l’espace de quelques jours, le problème principal de la maison a été résolu, et les autres réparations ont été effectuées rapidement. J’ai ressenti une énergie nouvelle, et ma joie s’est accrue à mesure que je m’appuyais sur Dieu. Je dois aussi mentionner que les maux de tête et les autres problèmes physiques ont cessé dès que j’ai compris que je n’avais pas à me sentir accablée. De plus, notre chère église filiale a voté contre toute fusion, fermeture ou déménagement – et désormais, nous sommes même plus nombreux.

Je suis reconnaissante de ces fruits, mais encore plus pour cet après-midi où j’ai trouvé l’inspiration à la salle de lecture, ravivant mon espoir. Ma collègue et moi continuons à y servir chaque semaine. Nous nous réjouissons de prier ensemble, de louer Dieu et de partager des vérités qui guérissent et apportent des bienfaits à notre église et notre localité. Avant, je pensais que notre salle de lecture manquait d’activités, mais maintenant, je la vois comme un lieu empli de Vérité divine, d’espoir, de progrès et de foi.

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