Le Héraut est heureux de proposer à ses lecteurs un nouvel article dans une rubrique publiée occasionnellement à l’initiative du service « Activité des praticiens » de L’Eglise Mère à Boston. Cette rubrique, intitulée « Chemins vers la pratique de la guérison », est de nature autobiographique. Bien que les contributeurs, présentés ici de manière anonyme, soient aujourd’hui des praticiens expérimentés de la Science Chrétienne, ils n’étaient pas encore inscrits dans le répertoire du Héraut ou du Christian Science Journal lorsqu’ils ont accepté avec humilité leurs premières demandes de traitement par la Science Chrétienne, se mettant immédiatement au travail ! Ci-dessous, avec leurs propres mots, ces praticiens engagés dans le ministère de guérison au XXIe siècle retracent la réponse du cœur et de l’esprit à l’appel sans ambiguïté de Christ Jésus : « Guérissez les malades ». Nous espérons que les lecteurs seront encouragés, pas à pas, à renouveler leur propre engagement à l’égard de la guérison chrétienne scientifique au XXIe siècle, et à faire profiter l’humanité de ce don inestimable de la grâce divine.
Une de mes grands-mères était scientiste chrétienne. Même si le reste de ma famille ne l’était pas, j’ai fréquenté l’école du dimanche de la Science Chrétienne dès l’âge de six ans. J’y ai découvert la Bible, y compris la vie et l’œuvre de guérison de Christ Jésus.
Dès mon plus jeune âge, j’ai compris que pour être scientiste chrétien je devais exercer ma foi au quotidien. Cette pratique ne consistait pas seulement à étudier la Bible et les écrits de Mary Baker Eddy, à aller à l’église et à m’efforcer de mener une vie chrétienne, mais elle consistait aussi à accomplir des guérisons par la prière. Le Christ, la Vérité, élevait et spiritualisait ma pensée.
A l’adolescence, j’ai décidé que chaque fois que j’aurais un problème physique, je m’efforcerais humblement de me guérir par la prière en Science Chrétienne. Je n’y avais pas pensé auparavant, cette idée m’est venue tout naturellement un matin.
Il me semble que cela a été la première étape dans un cheminement qui m’a mené, des années plus tard, à la pratique publique de la guérison en Science Chrétienne. Le Christ, la Vérité que Jésus enseigna et vécut, m’avait inspiré pour prendre cette décision, et m’a donné la conviction de m’y tenir. Je ne l’ai jamais regretté.
Lorsque j’étais jeune adulte, la guérison d’une dépression, grâce aux prières d’un praticien de la Science Chrétienne, m’a encouragé et permis de progresser davantage sur le plan spirituel. J’ai mieux compris comment une mentalité mortelle erronée – « l’affection de la chair », pour reprendre l’expression de saint Paul, ou la croyance à l’intelligence et à la vie dans la matière – opère sous la forme d’ornières mentales qui nous donnent l’impression d’être pris au piège. C’est grâce à la foi, à la compréhension spirituelle, à l’amour désintéressé, et à la joyeuse mise en pratique systématique de la Vérité que l’on se libère. J’étais tellement heureux de cette guérison que je désirais pouvoir aider mon prochain grâce à ce que j’avais appris !
J’ai décidé de suivre le Cours Primaire de Science Chrétienne afin de mieux comprendre comment parvenir à des guérisons spirituellement scientifiques, non par des efforts humains, mais par « cet Entendement qui était aussi en Christ » (Science et Santé, p. 467).
A cette époque, le service militaire était obligatoire dans mon pays. Le fait que l’on m’ait accordé un congé précisément pendant les deux semaines où le cours devait avoir lieu était en soi un magnifique exemple du pouvoir de l’Esprit qui répond aux besoins humains. Cela illustre cette affirmation de Science et Santé : « L’Esprit, Dieu, rassemble les pensées non encore formées dans les canaux qui leur conviennent et déroule ces pensées, de même qu’Il ouvre les pétales d’une sainte intention afin que cette intention puisse se manifester. » (p. 506)
Après avoir suivi le cours, j’ai commencé à proposer un traitement par la Science Chrétienne à des membres de ma famille, que je savais en difficulté. Ayant constaté par moi-même que cette Science guérissait, je savais qu’elle était efficace et que j’étais capable de la mettre en pratique pour aider les autres. J’ai commencé à parler plus librement de la Science Chrétienne à plusieurs de mes amis. Je leur offrais un exemplaire de Science et Santé, ou ils se le procuraient eux-mêmes. Aujourd’hui, certains d’entre eux continuent de faire appel à la Science Chrétienne lorsqu’ils ont un problème d’ordre physique ou lorsqu’ils ont un besoin quelconque.
Je n’ai pas tout de suite fait une demande pour être inscrit en tant que praticien dans le Héraut et le Journal, mais j’ai continué de prier pour mes proches et pour d’autres personnes tout en exerçant mon activité professionnelle. J’ai toutefois conservé le désir de devenir praticien à plein temps, car je me rendais compte que rien n’était plus utile et plus important que d’aider les autres sur le plan spirituel et de soulager la souffrance par la prière. Je pensais aussi que le pays dans lequel je vis gagnerait à avoir plus de praticiens inscrits dans les périodiques de l’église.
Un jour une amie, qui m’avait demandé un traitement par la prière et avait eu une belle guérison, m’a dit : « Pourquoi tu ne te lances pas dès maintenant dans la pratique à plein temps ? Pourquoi attendre ? » Ses paroles ont sonné juste. Je me suis rendu compte que je reportais effectivement toujours à plus tard ma demande d’inscription en tant que praticien de la Science Chrétienne à temps plein, et que le moment était venu de le faire. Et c’est avec joie que j’ai franchi cette nouvelle étape dans mon engagement quant au travail de guérison par la Science chrétienne en servant Dieu et l’humanité avec amour.
