A la fin de mon adolescence, alors que j’étais aux prises avec un trouble alimentaire, tout à coup je n’ai plus eu mes règles. Grâce à une étude approfondie de la Science Chrétienne, le trouble alimentaire a disparu, mais mes règles ne sont pas revenues.
Plus tard, après deux ans de mariage, j’ai pensé que je ne pourrais peut-être jamais avoir d’enfants. Les traitements par la prière donnés à divers moments par différents praticiens de la Science Chrétienne m’ont aidée à développer une conception plus large et plus spirituelle de la famille.
Mue par le désir d’acquérir un plus grand sens de plénitude, j’ai suivi le Cours Primaire de Science Chrétienne, un cours de deux semaines consacré à la guérison telle que la pratiquait Jésus, c’est-à-dire par la prière. Une après-midi, tandis que je faisais mes devoirs pour le cours, je suis tombée sur cette phrase dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy : « Soutenez mentalement que l’harmonie est la réalité et que la maladie est un rêve temporel. Comprenez la présence de la santé et le fait que l’être est harmonieux jusqu’à ce que le corps soit conforme à l’état normal de santé et d’harmonie. » (p. 412)
Je me suis attachée à cette dernière phrase, analysant chaque mot afin de mieux comprendre ce que signifie prendre pleinement conscience de la santé et l’harmonie que Dieu exprime éternellement en l’homme. Je ne me souviens plus combien de temps je suis restée là à chérir cette idée, mais ensuite j’ai ressenti un changement. Plus tard dans l’année, j’ai découvert avec joie que j’étais enceinte. Après la naissance harmonieuse de notre premier enfant, mes règles sont revenues.
Quatre ans plus tard, alors que nous attendions notre troisième enfant, on m’a annoncé que le bébé se présentait par le siège. L’hôpital souhaitait procéder à un accouchement par césarienne. Mon mari était en mission avec la Royal Navy, et je me sentais quelque peu dépassée : je devais m’occuper de deux jeunes enfants, accueillir des visiteurs étrangers et assurer mes cours de musique à domicile. Cette nouvelle a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase !
Cependant, par téléphone, mon mari m’a fait part de quelques pensées réconfortantes, notamment le fait que nous ne sommes jamais séparés de Dieu, le bien, et de Son royaume, où vivent en réalité tous Ses enfants. J’ai travaillé avec un praticien pour comprendre que le déroulement naturel de la création divine ne pouvait être entravé.
J’ai aussi commencé à lire « Les fruits de la Science Chrétienne », le dernier chapitre de Science et Santé, qui rassemble des lettres adressées à l’auteure par des personnes guéries de toutes sortes de maux et de maladies par la seule lecture de ce livre. Cela m’a incitée à le lire du début à la fin, et j’ai été convaincue que Dieu est Tout, qu’il n’y a donc aucune autre cause ou créateur.
Mary Baker Eddy écrit ceci : « La Science écarte l’homme en tant que créateur, et elle révèle les harmonies éternelles de la seule origine véritable et vivante, Dieu. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 72) Cela m’a confortée dans l’idée que l’univers entier est composé de Dieu, l’Entendement, et Son expression infinie, dans un bel ordre parfait, régi par la loi universelle du Principe divin. Par conséquent, toutes les idées de l’Entendement sont correctement positionnées et s’accordent naturellement avec la loi divine de l’harmonie infinie.
Quand j’ai commencé à avoir des contractions, mon mari était de retour à la maison. Nous sommes allés à l’hôpital et avons expliqué au médecin que je souhaitais accoucher naturellement, mais que nous ne voulions pas non plus que cela l’inquiète. Il n’a vu aucun inconvénient à laisser les choses suivre leur cours naturel, tout en précisant qu’il nous surveillerait en permanence, le bébé et moi. (Les autres médecins à qui j’avais parlé pendant ma grossesse étaient catégoriques : une césarienne serait nécessaire !)
Mon mari et moi avons échangé avec joie des pensées spirituelles pendant que le travail se poursuivait. Lorsque le bébé a commencé à arriver, je me suis concentrée sur la dernière phrase de la Prière du Seigneur : « C’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne [Tout], la puissance [le seul pouvoir et la seule force à l’œuvre], et la gloire [la beauté, la joie, la majesté et la victoire]. » (Matthieu 6:13)
La sage-femme m’a proposé des antidouleurs, mais avant que j’aie pu refuser tout en lui disant merci, le médecin chargé de l’accouchement a déclaré que ce n'était pas nécessaires, car le bébé sortait de manière naturelle et sans difficulté, même en position par le siège. Nous nous sommes tous réjouis de la naissance de notre adorable petite fille.
Contrairement à ce que l’on entend souvent dire, je n’étais pas fatiguée après l’accouchement. Je suis rentrée chez moi dans la journée. Nous avons continué à chérir ces versets du cantique no 144 de l’Hymnaire de la Science Chrétienne :
Amour, en Toi nous respirons,
Nous sommes, nous vivons,
[…]
Nous sommes à Tes yeux toujours
L’image de l’Amour.
(H., adapt. et trad. © CSBD)
En repensant à mon accouchement, j’ai d’abord été déçue que le bébé ne se soit pas retourné avant la naissance. Mais cette expérience a donné lieu à une leçon importante : quelles que soient les circonstances ou la gravité du pronostic, la loi divine de l’harmonie est toujours à l’œuvre ; il n’est pas nécessaire que la situation physique change pour aider cette loi à agir. Comme on le chante dans le cantique 216 :
Qui met en Dieu sa confiance
Et, devant le danger pressant,
Fait de Lui sa seule défense,
Est sauvé par Son bras puissant ;
(Georg Neumark, Hymnaire, texte et trad. © CSBD)
Tricia Rickard
Londres, Angleterre
