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Peut-on accélérer le pas vers le ciel ?

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 25 juin 2026


En abordant la question du temps nécessaire à la destruction finale du péché, Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, écrivait : « Cela peut prendre des millions de cycles, nul ne sait combien de temps. » (La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 160)

Mais qui souhaite réellement endurer des « millions de cycles », prisonnier de la chair ?

Christ Jésus, évoquant une « voie rapide » vers le ciel, un thème central de sa vie et de son ministère, a dit : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » (Matthieu 16:25) Le ciel, tel que décrit dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, est : « Harmonie ; le règne de l’Esprit ; gouvernement par le Principe divin ; spiritualité ; félicité ; l’atmosphère de l’Ame. » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 587)

En renonçant au faux sens de personnalité qui obscurcit le ciel, la conscience du ciel est révélée. Heureusement, il n’y a pas de limitation de vitesse sur l’autoroute qui mène vers le ciel ! Nous pouvons tous accélérer le pas pour le trouver.

Nous empruntons la « voie rapide » vers le ciel en suivant l’exemple de Christ Jésus. Cela implique d’abandonner notre faux sens de personnalité si nous voulons trouver et ressentir la joie du ciel en nous. Nous devons réaliser que l’entendement humain ne renoncera pas et ne disparaîtra pas de lui-même. Comme Jésus, nous devons, nous aussi, affronter l’entendement humain et ses traits de caractère. Et lorsque l’Amour divin commence à chasser les pensées et les motivations pécheresses, nous découvrons que nous commençons à être immergés dans l’océan infini de l’Amour divin, où se révèlent la paix infinie, la félicité, l’harmonie et le foyer éternels.

Dès lors, ne devrions-nous pas nous demander : le ciel est-il mon but ultime ? Ou bien y a-t-il des objectifs contradictoires qui ajoutent inévitablement des « cycles » sur le chemin ?

Bien que la Bible ne dise pas combien de personnes ont été guéries par Jésus, j’imagine qu’il y en a eu des milliers durant son court ministère de trois ans. Guérir aussi souvent et aussi rapidement exige d’élever constamment sa pensée pour l’unir à la conscience de Dieu et du ciel, ou harmonie, où réside véritablement la santé.

L’activité de guérison spirituelle par la Science Chrétienne m’a donné un avant-goût du ciel. En Science, la guérison par l’Entendement divin détruit l’erreur mentale qui se manifeste en tant que péché ou maladie, éliminant ainsi les obstacles sur le chemin qui nous guide vers le ciel. Réfléchissez-y : plus nous échangeons le sens de la réalité du péché et de la maladie contre la conscience de l’Esprit, plus vite nous assimilons le caractère et la nature du ciel, jusqu’à le voir comme étant la réalité déjà présente.

Dans Science et Santé, nous pouvons lire l’interprétation spirituelle de ce verset de la Prière du Seigneur : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », qui est : « Donne-nous de savoir que – de même qu’au ciel, ainsi sur la terre – Dieu est omnipotent, suprême. » (p. 17)

Parce que Dieu est « omnipotent, suprême », l’Entendement divin seul peut nous donner « de savoir » précisément comment entrer au ciel. Alors, comment fait-on ? A nouveau, Jésus, grâce à l’inspiration et à la compréhension de cet Entendement, a pu connaître les pensées de Dieu et a mis l’accent sur le sacrifice de soi : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu 16:24) Mais que signifie renoncer à soi-même, et comment y parvient-on ? Jésus a expliqué cela également, avec la plus grande humilité : « Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 5:30)

Il y a quelques années, ma femme, qui était médecin, et moi sommes partis en vacances. Notre première journée fut consacrée à une longue randonnée, nous sommes donc allés nous coucher tôt. Au milieu de la nuit, ma femme m’a brusquement tiré d’un profond sommeil. Elle semblait terrifiée. « Je n’ai pas pris mes médicaments ce matin », m’a-t-elle dit, la voix tremblante de peur. Des années auparavant, on lui avait diagnostiqué une forme potentiellement mortelle d’hépatite C. Quelques années plus tard, elle avait accepté de participer à un essai clinique pour tester l’efficacité d’un nouveau médicament contre cette maladie, et ses médecins l’avaient prévenue que sans ce traitement quotidien, les conséquences seraient dangereuses, voire mortelles.

Ma première réaction fut : « Je vais appeler l’hôpital », mais elle m’a répondu avec une certitude absolue : « Non. Prie pour moi, s’il te plaît. »

J’ai été tout d’abord abasourdi parce que ma femme n’avait jamais eu que des remarques négatives au sujet de la religion et de la prière en particulier, même si on avait réussi à éviter ces sujets. Mais, bien sûr, j’ai répondu que j’allais le faire. Alors j’ai fermé les yeux pour prier.

Au début, j’ai ressenti sa crainte extrême et une forte pression pour la guérir. Alors, je me suis tourné directement vers Dieu pour obtenir de l’aide. En quelques instants, je me suis senti paisible. Je ne recherchais pas l’aide de mes propres pensées. A l’inverse, le besoin, dans ce moment extrême, était d’abandonner mes pensées, conformément aux instructions de Jésus – d’échanger le sentiment d’avoir un entendement séparé de Dieu au profit du regard que Dieu porte sur Son image et Sa ressemblance –, et de le faire aussi vite que possible.

Ce qui s’est passé ensuite était tout à fait remarquable. Comme si quelqu’un avait appuyé sur un interrupteur, ma pensée est soudainement devenue silencieuse. Je ne pouvais plus m’entendre ni générer une seule pensée par moi-même. J’étais assurément en harmonie avec l’Entendement divin, libre de toute contrainte émanant de ce qu’on appelle l’entendement humain. J’en suis sûr, parce que je recevais un flot de pensées spirituelles et pures. Aucun mot n’a été prononcé. Au lieu de cela, ces pensées spirituelles s’apparentaient davantage à des intuitions spontanées, à des « connaissances » que je comprenais parfaitement dès l’instant où elles me parvenaient. Par exemple, je savais de façon certaine, grâce à l’Entendement divin, que toute vie était parfaite, sans défaut, orchestrée par une unique source intelligente – un Amour tangible et omniprésent. Je savais cela non pas parce que j’y croyais, mais parce que je le ressentais et que je comprenais qu’il en était ainsi.

Je n’éprouvais aucune sensation d’être lié à un corps. Dans cet état mental élevé, rien ne ressemblait à un monde tridimensionnel. Il n’y avait plus ni sens mortel de personnalité ni sens matériels – ils n’avaient aucune raison d’être là. Le sentiment dominant était celui d’être immergé dans un océan chaleureux d’Amour infini et pur.

La lumière jaillissait de partout à la fois, et non d’un point unique. L’atmosphère exhalait un sentiment de sérénité et d’ordre naturel. Rien n’indiquait le passage du temps. Dans cette dimension glorieuse – clairement au-delà et en-dehors de l’illusion d’une prétendue vie matérielle – je me sentais enveloppé dans un royaume d’Amour doux et pur, imprégné de paix et d’une joie débordante. Dans cette atmosphère céleste, il me semblait que mon but consistait simplement à contempler l’Amour se réjouissant en lui-même et en sa manifestation.

J’ai trouvé intéressant (en y repensant plus tard) qu’aucune pensée concernant ma femme ou son état physique n’était possible. Au contraire, le but unique de l’Entendement divin était de m’immerger immédiatement dans sa présence. Cette action a effacé la possibilité même d’une quelconque pensée de maladie. Je me sentais totalement imprégné d’Amour absolu et pur.

D’un point de vue temporel, je dirais que toute l’expérience s’est déroulée en une minute ou deux. Et puis, en un instant, j’étais de retour, assis dans mon lit.

La peur dans les yeux de ma femme avait disparu. « Je ne sais pas ce qui vient de se passer », a-t-elle dit, l’air surprise et perplexe. « Toute la douleur dans mon foie a disparu. Je crois que je suis complètement guérie. »

Et elle l’était. Nous avons poursuivi notre voyage comme prévu, et ma femme n’a plus souffert d’aucune douleur ni d’aucune maladie. Après nos vacances, lors d’un examen de routine, deux médecins participant à l’essai clinique, constatant la disparition de la maladie, ont procédé à plusieurs nouveaux tests sur son foie, soupçonnant une erreur dans les premiers résultats. Finalement, ils ont reconnu qu’elle n’était plus porteuse du virus de l’hépatite C, et elle n’a plus jamais rencontré ce problème par la suite.

Si le ciel, l’harmonie, n’est pas notre but premier, comment pouvons-nous nous adresser sincèrement au Dieu des cieux en prière ? Notre travail de guérison ne serait-il pas bien plus rapide et efficace si nous nous détachions d’un sens mortel de nous-mêmes pour nous tourner vers Dieu, où la conscience de la santé, le ciel, est révélé ?

Chacun de nous aura, comme Jésus, l’expérience de la conscience du ciel. Alors, pourquoi ne pas accélérer le pas ? Transformons ces instants d’abandon à Dieu en minutes, ces minutes en heures, ces heures en jours et en mois. Imprégnés de la nature du ciel, les maux de la mortalité n’auront d’autre alternative que de se dissoudre. Et notre demeure éternelle pourra alors commencer à apparaître en nous.

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