Skip to main content Skip to search Skip to header Skip to footer
Articles originaux web

Doutons-nous de nous-mêmes ou de Dieu ?

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 26 janvier 2026


« Douter, c’est déshonorer Dieu », ai-je dit à une amie anxieuse qui s’apprêtait à prendre la parole devant un large public, ce qu’elle faisait rarement. Le fait d’affirmer qu’elle existait pour honorer Dieu, et non pour Le déshonorer, l’a aidée à cesser de douter de ses propres capacités et à avoir confiance dans la présence et le pouvoir de Dieu. Son discours s’est bien passé.

Lorsque nous sommes en proie au doute, cela sous-entend que le fait de réussir dans la vie, ou même simplement de survivre, ne dépend que de nous, dans la mesure de nos capacités. Or, le pouvoir le plus profond, le pouvoir illimité qui est à la base de notre aptitude à progresser, c’est le pouvoir divin. C’est le fait de croire à un pouvoir inférieur à celui de Dieu qui pose problème. Comme l’écrit Mary Baker Eddy dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « L’omnipotence a tout pouvoir, et reconnaître quelque autre pouvoir c’est déshonorer Dieu. » (p. 228) 

Nous pouvons savoir que, lorsque le doute nous murmure sous une forme ou une autre : « je suis toi », il ne s’agit en réalité ni de nous ni de notre pensée. Nous sommes créés pour honorer Dieu en sachant qu’il n’y a pas d’autre pouvoir que Dieu et en le démontrant. Dans la mesure où, au-delà des apparences contraires à la vérité, nous percevons que Dieu est l’unique source de nos capacités et que Lui seul nous influence, nous découvrons que nous sommes toujours capables de penser, de parler et d’agir de façon appropriée.

Il ne s’agit pas de remplacer le défaitisme par une attitude volontariste, mais plutôt d’admettre en notre for intérieur que Dieu est Esprit et que nous sommes créés à Son image. Ainsi, même si le doute nous semble logique, voire inévitable, nous possédons un sens spirituel qui reflète Dieu et nous affirme le contraire. Pour ce sens spirituel, il est clair que c’est en reflétant Dieu, et non grâce à des prouesses personnelles, que nous sommes capables non seulement de survivre, mais aussi de prospérer, non seulement de réussir, mais de faire du bien aux autres de manière plus générale.

Cette base divine pour accomplir le bien a été démontrée par Jésus de multiples façons. Personne n’a autant fait que lui. Pourtant, il a déclaré : « Je ne puis rien faire de moi-même. » (Jean 5:30) Guérissant les malades et restaurant les vies brisées grâce à sa compréhension de Dieu, il a montré par l’exemple de son ministère que notre capacité à faire le bien est proportionnelle à notre confiance dans la bonté et le pouvoir de Dieu. Il a également prouvé que nous ne possédons aucun pouvoir qui ne dépende de Dieu. Même si cette vérité semble nous imposer des limites, elle est libératrice lorsqu’elle est bien comprise. Elle nous détourne de l’analyse obsessionnelle de ce dont nous croyons être ou ne pas être capables, et nous amène à reconnaître ce que Dieu, le bien infini, ne cesse d’être et de faire. Dans une lettre adressée aux membres d’une église filiale de L’Eglise du Christ, Scientiste, Mary Baker Eddy écrit : « N’oubliez pas un seul instant que Dieu est Tout-en-tout – que, par conséquent, il n’y a en réalité qu’une seule cause et un seul effet. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 154)

Quelques années après le discours de mon amie, ma confiance dans la toute-puissance de Dieu m’a permis de surmonter mon manque de confiance dans mes capacités lorsque j’ai été invité à m’adresser à un large public sur un sujet qui me semblait trop ambitieux pour moi. Alors que je m’efforçais de surmonter mes doutes, je me suis senti en panne d’inspiration, jusqu’à ce que le Christ, l’assurance divine de l’autorité éternelle de Dieu, me libère du sentiment de ne pas être suffisamment à la hauteur pour méditer sur la totalité infinie de Dieu. Je me suis demandé : « Est-il possible qu’en repensant à ta conférence, le lendemain, tu te dises que Dieu n’était pas Tout-en-tout, la veille ? »

Je voyais bien que cela ne pouvait être le cas, car Dieu, comme le Christ qui exprime Dieu, est « le même hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13:8). Et cela s’est vérifié. Ce que je redoutais ne s’est pas produit. Et mes paroles ont été bien accueillies.

Partant de la totalité de Dieu, il est toujours possible d’affirmer : « Je puis tout par Christ qui me fortifie. » (Philippiens 4:13). Accepter le Christ, la Vérité – la Science de l’être – exalte notre capacité de faire du bien à notre famille, à notre ville, à notre église et au-delà. Ainsi sont mises en lumière les qualités qui constituent ce que nous sommes en tant que reflets de Dieu, telles que la patience, la persévérance, le zèle, la joie, la perspicacité. En retour, cela nous permet de parfaire notre aptitude à glorifier Dieu et d’être davantage prêts à aimer notre prochain. Comme l’énonce Science et Santé : « Une connaissance de la Science de l’être développe les facultés et les possibilités latentes de l’homme. Elle donne plus d’étendue à l’atmosphère de la pensée, accordant aux mortels l’accès à des domaines plus larges et plus élevés. Elle élève le penseur à son élément natif de pénétration et de perspicacité. » (p. 128)

Dans les « domaines plus larges et plus élevés » de notre conscience de la totalité de Dieu, le doute de soi n’a nulle place où se faufiler, s’attarder, ou même sembler le faire. Il n’y a pas non plus de place pour la tendance opposée qui consiste à croire qu’il est possible de parvenir au succès indépendamment de Dieu. Cette croyance dans un pouvoir en dehors de Dieu est encore plus pernicieuse que le doute de soi. En pareil cas, un doute persistant s’avère parfois une bonne chose–une intuition spirituelle que nous devrions écouter et à laquelle nous devrions prêter attention. Tourner le dos aux directives divines, et ce au mépris du besoin des autres, c’est faire preuve d’une obstination qui doit céder au désir de suivre les directives de Dieu. Nous serons alors certains de pouvoir accomplir ce qui nous incombe sur une bonne base, qui inclura également les autres et leur sera bénéfique. 

Nous avons tous été créés pour honorer Dieu, et non pour Le déshonorer. Affirmons dans nos prières qu’il n’existe aucun pouvoir en dehors du Tout-en-tout, accueillons cette vérité dans notre cœur et démontrons-la de plus en plus dans notre vie. Ainsi, rien ne nous empêchera de penser, de dire et d’accomplir tout ce qui permet de faire du bien aux autres et d’en être bénis nous-mêmes.

Tony Lobl
Rédacteur adjoint

Pour découvrir plus de contenu comme celui-ci, vous êtes invité à vous inscrire aux notifications hebdomadaires du Héraut. Vous recevrez des articles, des enregistrements audio et des annonces directement par WhatsApp ou par e-mail. 

S’inscrire

Plus d’articles web

La mission du Héraut

« ... proclamer l’activité et l’accessibilité universelles de la Vérité toujours disponible... »

                                                                                                                                 Mary Baker Eddy

En savoir plus sur le Héraut et sa mission.