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Il y a forcément plus !

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 7 octobre 2019


Imaginez une pièce nue, sans fenêtres. Pas la moindre lumière ne vient éclairer la surface des murs et du sol. Une personne vit dans cette pièce – quelqu’un qui, en fait, n’a jamais vécu ailleurs. 

La seule exception à ce dépouillement est juste au centre de la pièce, où se trouve une petite table flanquée de deux chaises. Un échiquier est posé sur la table. Sur les cases du plateau sont disposées de belles pièces d’échecs qui baignent dans un petit cercle de lumière. L’échiquier et les pièces du jeu sont les seuls objets éclairés, et ce sont les seules choses que l’occupant de la chambre ait jamais regardées.

Imaginez à présent qu’une fois par semaine une autre personne se glisse dans la pièce par une porte dérobée et s’assied à la table. L’habitant du lieu joue aux échecs avec cet individu depuis tout jeune. On imagine l’importance que cette partie d’échecs a prise à ses yeux, au fil des ans ! Comme il ne voit et ne connaît rien d’autre, tout son monde se résume à ce qui se passe sur cet échiquier. Assurément, la seule chose qui compte pour lui, c’est ce qui arrive à son roi, à sa reine ou à ses pions.

Supposez qu’un jour, entre deux coups, son adversaire murmure par-dessus la table : « Mon ami, je dois te dire quelque chose. La vie nous offre bien plus que ce jeu d’échecs. Il existe à l’extérieur un monde plein de couleurs, diversifié, vaste et complexe. »

« Hum... oui, je me doutais bien, répond l’homme, que, d’une manière ou d’une autre, il y avait autre chose. Mais quand je regarde autour de moi, de mes propres yeux, il est évident que seul ce qui se passe sur cet échiquier a un sens. Rien n’est plus important, plus essentiel, plus crucial pour nous deux que la stratégie qui se déroule sur ce tablier aux carrés noirs et blancs. »

Bien entendu, dès que notre homme est amené à quitter sa sombre demeure et qu’il se retrouve à la lumière du jour, tout devient à ses yeux différent et merveilleux, comme par magie. Après avoir passé quelques heures seulement à explorer l’immensité du monde, tout ce qui s’est passé sur cet échiquier durant toutes ces années est devenu secondaire en comparaison.

Avez-vous déjà eu ces petites intuitions qui vous murmurent que l’existence est davantage que ce que vous voyez tous les jours, que ces lieux que vous fréquentez, que ce que vous faites ? Au-delà de ce que vous montrent vos yeux, ne croyez-vous pas qu’il pourrait y avoir bien plus à découvrir ?

Pour ma part, j’ai souvent eu cette impression et ces petites intuitions. Une vision plus étendue et plus claire de l’existence me révèle des facettes spirituelles profondes, dès à présent tangibles, de notre être.

Un peu comme notre homme focalisé sur son jeu d’échecs, qui entend son ami lui murmurer qu’il existe un monde plus vaste, plus éclatant, nous entendons le murmure de Dieu, la Vérité divine, dans notre cœur, dans nos pensées. Nous sommes alors merveilleusement éclairés, et découvrons le monde réel, le seul et unique monde infini de l’Esprit, de l’Amour, de la bonté, de la spiritualité lumineuse et de l’extraordinaire intelligence divine.

On peut croire momentanément qu’il n’existe rien d’autre que l’univers physique – comme ce jeu d’échecs dans un petit cercle de lumière – et avoir du mal à concevoir quelque chose au-delà ! Pourtant, il y a heureusement plus, bien plus, et c’est déjà là ! Comme le déclara Jésus : « Le royaume des cieux est proche. » (Matthieu 10:7) La théologie de Jésus à la base de cette affirmation s’écartait alors, et s’écarte encore aujourd’hui, des conceptions philosophiques et religieuses courantes.

Le royaume des cieux n’est pas pour plus tard ; il n’est pas non plus situé loin de nous. Ici et maintenant, on peut connaître et percevoir le royaume de Dieu, démontrer sa présence et y vivre. Au lieu de penser que la mort est le passeport pour un monde de félicité céleste, Jésus déclara clairement à ses disciples cette bonne nouvelle : « Que ton règne vienne » (Matthieu 6:10), c’est-à-dire, selon l’interprétation spirituelle qu’en donne Mary Baker Eddy : « Ton règne est venu ; Tu es toujours présent. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 16) « … est venu » ! Au lieu d’avoir quitté le ciel pour la condition mortelle, et vivre perpétuellement comme des êtres vulnérables et frustrés, nous demeurons en réalité spirituels et parfaits, maintenant, dans l’infinitude de Dieu, dans l’infinitude de l’Amour divin.

Si l’on y réfléchit bien, Dieu étant partout, il n’y a vraiment nulle part ailleurs où aller. Une pensée après l’autre, étape par étape, au fil des prières et des guérisons, il est possible de reconnaître et de démontrer la nature spirituelle présente et illimitée de l’existence véritable. A mesure que nous accueillons les faits spirituels dans notre conscience et que nous les exprimons dans nos prières et notre vie, nous en voyons les résultats tangibles dans notre vie. C’est à cela qu’on reconnaît les fidèles disciples de Jésus, les élèves de la Science du Christ qu’il enseignait.

Dans nos prières, avec la bonne volonté d’un enfant, il nous est toujours possible de détourner les yeux d’un monde séduisant, réduit à un jeu d’échecs, uniquement défini par des limites contraignantes. Et bientôt, nous constatons avec surprise que nous avons reçu tellement plus, infiniment plus, en fait ! Si l’on se cantonne au cadre de la condition mortelle, les mots peinent à décrire cette vision.

De simples lettres noires traçant sur cette page le mot « orage » ne peuvent pas plus s’approcher de l’odeur de la pluie, restituer les puissants coups de tonnerre et les gouttes d’eau de la taille d’une pièce de monnaie qui éclaboussent le sol poussiéreux, que les mots  imprimés « Tout est Dieu, et Dieu est Amour » ne peuvent rendre fidèlement compte de l’immensité et de la merveille absolues de l’Amour infini qui est Dieu. Cependant, par des prières constantes, on peut bel et bien découvrir la nature et la présence mêmes de l’Amour divin et en faire l’expérience.

« Ce royaume de Dieu “est au dedans de vous” – il est à la portée de la conscience de l’homme ici-bas, et l’idée spirituelle le révèle », est-il expliqué dans Science et Santé(p. 576).

Qu’arrive-t-il lorsque la conscience humaine capte le murmure de l’Amour, révélant l’idée spirituelle, le royaume de Dieu, présent et intact ? Une détermination nouvelle, une réforme du caractère, une transformation de la pensée et des guérisons durables !

Par exemple, lorsque les disciples interrogèrent Jésus au sujet d’un homme qui n’avait jamais pu voir, il était évident qu’ils percevaient encore l’existence du seul point de vue limité de l’existence matérielle. D’un point de vue si étroit, il leur était naturel de croire que quelqu’un avait dû faire un faux pas, qui avait causé la souffrance de cet homme. C’est pourquoi ils demandèrent : « Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. » (Jean 9:2, 3)

La réponse de Jésus nous fait comprendre que les signes de vulnérabilité et les limites matérielles ne l’impressionnaient pas. Le merveilleux tableau, plus grand, plus éclatant, de l’immensité des œuvres présentes et admirables de Dieu emplissait sa conscience. Jésus voyait clairement ce royaume infini de Dieu, et grâce à la vérité spirituelle, l’homme fut guéri et se mit à voir pour la première fois. Comme l’explique Mary Baker Eddy : « L’univers visible et l’homme matériel sont de misérables contrefaçons de l’univers invisible et de l’homme spirituel. Les choses éternelles (les vérités) sont les pensées de Dieu telles qu’elles existent dans le royaume spirituel du réel. » (Science et Santé, p. 337)

En réfléchissant ainsi à l’existence, j’ai constaté que mon point de vue – toute ma vision du monde – s’élargissait. En effet, maintenant même, dans le vaste royaume spirituel du réel, il existe une infinitude de réalités éternelles, reflets des pensées belles et merveilleuses de Dieu.

Il est très encourageant de savoir que nous pouvons tous nous détacher du point de vue étroit d’une existence matérielle limitée, pour marcher dans la beauté et la félicité de la vaste lumière de la vérité spirituelle et de la réalité divine.

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– Mary Metzner Trammell, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1996

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