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Faisons-nous ce qui plaît à Dieu ?

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de juin 1965


« Quand l'Éternel prend plaisir aux voies d'un homme, il réconcilie même ses ennemis avec lui » (Prov. 16:7).

Le désir le plus profond de bien des hommes est de faire ce qui plaît à Dieu, mais la réalisation pratique de ce désir semble une entreprise difficile. Le grand apôtre Paul avait conscience de la lutte qu'il faut soutenir car il écrivit dans son épître aux Romains (8:7–9): « Les impulsions de la chair sont ennemies de Dieu; car la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu: elle en est incapable; ainsi ceux qui vivent selon la chair ne peuvent plaire à Dieu. »

Comment surmonter les impulsions de la chair et faire ce qui plaît à Dieu ? La Science Chrétienne indique clairement que c'est par un processus entièrement mental, une nouvelle naissance, une régénération. Cela nous est toujours possible car nous pouvons modifier notre pensée à tout moment, abandonnant nos concepts matériels erronés pour adopter un point de vue spirituel correspondant à la réalité. C'est se dépouiller du vieil homme et se revêtir du nouvel homme. Le vieil homme — l'homme du rêve adamique — qui semble né de la chair, doit être reconnu comme une contrefaçon; et l'homme nouveau — l'homme fait à l'image de Dieu, à Sa ressemblance, incorporel et parfait — doit être reconnu comme l'homme réel, le seul homme qui existe.

Penser perpétuellement à la matière, que ce soit pour la craindre, se fier à elle ou la convoiter, c'est « vivre selon la chair ». Prenant mieux conscience de l'existence de Dieu et priant pour mieux connaître Sa présence et Son pouvoir, nous apprenons à vivre selon l'Esprit et à faire ce qui plaît à Dieu.

Lorsque Dieu demanda à Salomon quel était ce qu'il désirait par-dessus tout, celui-ci demanda la sagesse, plutôt que les biens matériels et « ce discours et cette prière de Salomon plurent au Seigneur » (I Rois 3:10). Aussi l'Éternel lui donna non seulement « un cœur intelligent » mais encore « les richesses et la gloire ».

Depuis l'enfance Mrs. Eddy avait désiré faire ce qui plaisait à son Père céleste et Lui obéir. Elle raconte dans son autobiographie, Rétrospection et Introspection, qu'un jour, étant encore toute enfant, elle entendit une voix l'appeler à plusieurs reprises et qu'elle fut trop intimidée pour répondre. Sa mère lui conseilla de répondre à cet appel divin de la même manière que Samuel et elle promit de faire ainsi. Elle raconte ensuite (p. 9): « La voix se fit entendre, mais j'eus peur et je ne répondis pas. Ensuite je pleurai et je priai Dieu de me pardonner, prenant la résolution de faire, la prochaine fois, ce que m'avait recommandé ma mère. Lorsque l'appel revint, je répondis, avec les paroles de Samuel, mais jamais plus, aux sens matériels, cet appel mystérieux ne fut répété. »

Nous sommes tous susceptibles d'entendre la voix du Père, mais nous l'entendons de différentes manières. Chaque jour, voire chaque heure, nous avons à faire un choix en faveur de ce qui peut amener nos pensées et nos actes à se conformer au Christ, la Vérité, et à lui obéir; lorsque nous obéissons aux directives divines nous entendons la voix du Père, nous marchons avec l'Esprit et faisons ce qui plaît à Dieu.

Si nous voulons plaire aux hommes, nous perdons de vue ce qui plaît à Dieu. L'approbation du monde n'est qu'un pauvre substitut pour la sanction divine. Mrs. Eddy nous dit dans Pulpit and Press (p. 3): « Le fleuve de Ses délices est un affluent de l'Amour divin dont les eaux vives prennent leur source en Dieu et qui va à la Vie éternelle. Nous buvons à ce fleuve quand tous les désirs humains ont été éteints, satisfaits de ce qui plaît à l'Entendement divin. » Le sacrifice de notre amour-propre et de notre volonté doit souvent intervenir, avant que nous puissions boire de ces eaux qui étanchent vraiment la soif.

L'auteur de cet article a eu récemment une occasion d'abandonner volonté et amour-propre. Quelques instants de prière suffirent à lui permettre de se rendre compte qu'elle voulait faire ce qui plaisait à Dieu et qu'elle ne voulait pas qu'un sens personnel et fini lui dicte sa conduite et la domine. Elle put alors donner son consentement pour qu'un membre de la famille prît part à une activité qui allait bénéficier à beaucoup de personnes, au moment même où elles auraient dû mettre ensemble à exécution un projet longtemps chéri. Un grand calme se fit en elle une fois que la décision eut été prise dans un sens qui allait profiter à d'autres, plutôt qu'à l'auteur seule.

La volonté, si elle est humaine, nous rend aveugles au plan divin. Triompher de la volonté humaine et se laisser diriger par la divine nous ouvre la voie de bienfaits imprévisibles. La conscience repliée sur elle-même s'éloigne du Père; celle qui se détache du moi se rapproche du Père. A mesure que nous devenons davantage conscients de notre relation réelle avec Dieu, qui est celle existant entre l'Entendement et son idée, la Vie et son expression, le Père et Son enfant bien-aimé, nous acquérons la conviction spirituelle que nous sommes maintenant et éternellement parfaits, conviction qui permet au « fleuve de Ses délices » d'adoucir l'aridité de certaines phases de notre existence, de sorte que même le désert se couvre de fleurs et produise des fruits abondants.

Toute sa vie notre Maître, Christ Jésus, s'attacha à faire ce qui plaisait à Dieu. Son ministère fut du commencement à la fin consacré à vaincre le péché, la maladie et la mort. Après s'être humblement prêté au baptême de Jean, Jésus fut béni par son Père en ces mots: « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui je prends plaisir » (Matth. 3:17, version anglaise).

Ne serait-ce pas prendre un bon départ que de commencer chaque journée en priant que chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actions puisse « plaîre à Dieu » ? C'est là un état d'esprit qui élimine bien des résistances et des craintes, et par conséquent les empêche de se manifester sur le corps sous forme de quelque trouble de fonctionnement ou maladie. Si nous nous consacrons entièrement à faire ce qui plaît à Dieu, nous recevrons pour notre propre compte la bénédiction du Père, déclarant que nous sommes Son enfant bien-aimé.

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