La parabole racontée par Jésus du fils prodigue est bien connue. Celui-ci dilapida son héritage puis fit acte de repentance et revint chez lui où il fut accueilli et fêté par un père aimant (voir Luc 15:11-32). Le frère aîné, qui se tenait à l’écart, se demandait pourquoi sa loyauté et son obéissance n’avaient jamais été récompensées par semblable célébration. D’une certaine façon, c’est un peu ce que je ressentais.
Pendant des années, j’ai vu mes amis se marier et fonder une famille. Quant à moi, j’essayais toujours de faire de mon mieux et ce qui est juste, mais j’étais toujours célibataire. Où étaient donc mon mari et ma famille ? M’avait-on oubliée ?
Bien sûr que non – pas plus que le frère aîné. Souvenez-vous de ce que son père lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » Quel bel héritage ! Voici comment cela s’est passé dans mon cas.
Pendant des années, j’ai chéri l’idée du mariage et de la famille. J’ai étudié ce que Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, a écrit à ce sujet. J’ai lu des articles sur l’amour et l’amitié dans les magazines de la Science Chrétienne. Je pensais que le mariage était une idée juste pour moi, mais mes amis et ma famille me disaient : « Tu ne trouveras jamais ce que tu cherches. Tu es trop idéaliste. »
Mais qu’est-ce que je cherchais, en fait ? Une personne avec qui je partagerais « des goûts, des motivations et des aspirations qui s’harmonisent », comme on lit dans le chapitre « Le mariage » de Science et Santé avec la Clef des Ecritures (Mary Baker Eddy, p. 60). Le plus important pour moi, c’était de vivre avec quelqu’un qui appréciait non seulement le mariage et la famille, mais qui avait aussi à cœur de comprendre et de mettre en pratique la Science Chrétienne.
Je savais que Dieu ne nous inspire pas des désirs justes et purs sans faire en sorte que ces désirs se concrétisent. Je ne pouvais pas non plus manquer d’occasions d’offrir aux autres ce que j’avais à donner. L’idée la plus encourageante était cette promesse figurant sur la même page de Science et Santé : « L’Ame a des ressources infinies pour bénir l’humanité… » (Le mot « Ame » avec une majuscule est utilisé, en Science Chrétienne, comme synonyme de Dieu.) Sur cette base de pensée, j’ai refusé de croire qu’il n’existait pas une « personne bien » pour moi. Après tout, les « ressources » n’étaient-elles pas « infinies » ?
Parfois, quand il m’arrivait d’entendre des familles prévoir une sortie après le service du dimanche, je me sentais exclue parce que j’étais célibataire. Puis j’ai alors réalisé que le fait même de savoir que ces personnes allaient profiter de bons moments ensemble était la preuve que l’amour et la famille faisaient déjà partie de ma vie. Cessant de me sentir exclue chaque fois que j’entendais parler de sorties en famille, j’ai commencé à m’en réjouir.
Un jour, déçue par la fin d’une relation, j’ai prié avec ferveur au sujet des vraies relations, et j’ai perçu un message très clair de mon Père céleste. Il m’assurait que tout irait bien et me disait : « Je m’en occupe ! » J’ai compris que je n’avais pas à m’inquiéter. J’ai alors eu la certitude que je trouverai mon mari dans deux ans. Quel soulagement ! J’ai cessé de me faire du souci. J’ai pris plaisir à passer du temps avec mes amis, à exercer ma profession et à m’investir dans les activités de mon église, appréciant le bien que Dieu m’offrait chaque jour.
Deux ans plus tard, en effet, une très bonne amie m’a demandée si elle pouvait communiquer mon numéro de téléphone à une personne qui, lui semblait-elle, avait beaucoup de points communs avec moi. Cet homme merveilleux est devenu mon mari dans l’année qui a suivi, et j’ai connu les joies du foyer et de la vie de famille peu après.
Je suis sans cesse reconnaissante de tous les bienfaits que Dieu nous accorde, et je reste convaincue qu’Il dispose de ressources infinies pour bénir chacun d’entre nous. En effet, quel bel héritage !
Carol Salo
Champaign, Illinois, Etats-Unis
