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« Tout est accompli »

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 30 mars 2026


Lorsque, sur la croix, Christ Jésus a déclaré : « Tout est accompli » (Jean 19:30), il proclamait bien plus que la fin de ses souffrances personnelles ou la fin de sa vie humaine. Ces paroles marquaient l’aboutissement triomphal de sa mission, qui consistait à démontrer que les lois matérielles n’ont aucun pouvoir réel sur l’homme, car la vie n’est pas dans la matière.

Jésus allait bientôt ressusciter, prouvant ainsi que la vie est immortelle, et clarifiant le fait que l’homme vit dans l’éternité. Il savait que la croyance en une vie finie – commençant par la naissance, constituée de plaisirs et douleurs humaines, et s’achevant dans la mort – était totalement fausse. Et il était venu dénoncer ce mensonge, et le vaincre.

Dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « Il vint enseigner et démontrer aux hommes comment détruire le péché, la maladie et la mort. » (p. 6) Fondée sur la Bible, et en particulier sur les paroles et les œuvres de Jésus, la Science Chrétienne explique que la crucifixion et la résurrection du Maître n’étaient pas des événements destinés à glorifier la souffrance ou la mort. Ces événements servaient plutôt à démontrer la nature éternelle et indestructible de la Vie, Dieu, et de l’homme créé à l’image de Dieu. On pourrait dire que lorsque Jésus a dit : « Tout est accompli », il affirmait que la tâche qui lui avait été confiée – la révélation de la véritable nature spirituelle de l’homme – était pleinement accomplie.

Le terme grec que l’on traduit par « Tout est accompli » est dérivé du verbe teleō, qui signifie achever ou réaliser. Il n’implique pas la résignation, mais la victoire. Jésus avait prouvé ce qu’il enseignait : « …quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11:26) Ses paroles proclamaient que la croyance à la vie et à la mort dans la matière n’a aucune emprise sur l’homme.

La résurrection de Jésus n’était pas une exception miraculeuse aux lois de la nature, mais le résultat inévitable de sa compréhension de la loi spirituelle. Il voyait que l’homme véritable, créé par l’Esprit, n’est jamais déchu du royaume de Dieu où le péché, la maladie et la mort n’existent pas. Par les nombreuses guérisons qu’il a accomplies et par sa résurrection, Jésus a prouvé l’irréalité du péché, de la maladie et de la mort. Considérons le récit biblique de l’homme né aveugle. Les disciples de Jésus, persuadés que le péché exerçait un pouvoir sur l’homme, lui ont demandé : « Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus a répondu : « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. » (Jean 9.2-3) Ensuite, il a guéri l’homme.

Lorsqu’il a rencontré un homme « possédé d’un esprit impur », qui vivait « dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres », Jésus a chassé le mal. Une fois libéré, l’homme n’a plus eu de crises de démence. Les gens l’ont vu « assis, vêtu, et dans son bon sens » (voir Marc 5:1-15). Jésus a reconnu que l’esprit malin – la démence – n’avait jamais fait partie de cet homme, et cette compréhension lui a permis de le libérer du mensonge de souffrir d’une maladie mentale.

Même face à la haine, à la trahison et à la crucifixion, Jésus a exprimé l’amour, la bonté et le pardon. Il était pleinement conscient que la Vie éternelle, ininterrompue et spirituelle était la clef. Il savait que l’Amour divin pourvoit sans cesse aux besoins de l’homme, même lorsque l’évidence des sens crie haut et fort le contraire.

Jésus avait déjà démontré que ce que le monde appelle la mort était un mensonge, avant même que la pierre n’ait été ôtée de devant le sépulcre. Il avait compris que la mort ne faisait pas partie de la création de Dieu, et il l’avait pleinement démasquée, révélant qu’il s’agit d’un concept erroné, d’une illusion matérielle.

Mary Baker Eddy a vraiment reconnu le sens de l’œuvre de Jésus. Dans Science et Santé, elle écrit : « Les disciples de Jésus, insuffisamment avancés pour comprendre pleinement le triomphe de leur Maître, n’accomplirent pas beaucoup d’œuvres merveilleuses avant de l’avoir vu après son crucifiement et d’avoir appris qu’il n’était pas mort. » (p. 45-46)

Le livre d’étude explique que la résurrection de Jésus n’était pas un retour à la vie après la mort, mais la preuve que la mort ne s’était jamais produite – et ne pourrait jamais se produire – dans la réalité de l’être. Ses ennemis pensaient avoir détruit Jésus ; mais en vérité, leurs actions étaient impuissantes face à l’idée-Christ qu’il incarnait.

Ainsi, « Tout est accompli » proclame la victoire permanente et universelle du Christ, la Vérité, sur toute croyance mortelle – sur le péché, la maladie, la mort, les limitations, la peur, le manque, l’injustice. La mission de Jésus n’était pas destinée à lui seul ; elle était destinée à toute l’humanité. Et elle se poursuit aujourd’hui, car le Christ – le message divin de la totalité de Dieu et de la perfection spirituelle de l’homme – vient à chaque cœur réceptif, levant le voile du sens matériel.

Pour chacun de nous, le triomphe du « Tout est accompli » n’est pas un fait historique lointain, mais une réalité vivante et présente. Nous sommes appelés à suivre l’exemple de Jésus en voyant les autres et nous-mêmes tels que Dieu nous a créés – spirituels, complets, libres et éternels – et en refusant d’accepter que le péché, la maladie ou la mort fassent partie de l’homme.

Chaque épreuve que nous rencontrons, chaque prétention à une limitation matérielle, peut être affrontée avec la conviction spirituelle que le Christ a déjà remporté la victoire. Même en présence de prétendus ennemis, nous aussi nous pouvons voir que la table de l’Amour, abondamment garnie, a déjà été dressée.

Dans cette perspective, « Tout est accompli » est un chant éternel de gratitude, de courage et d’espérance. Il proclame que l’œuvre de Dieu – la création de l’homme parfait – est déjà complète et que rien ne peut l’altérer.

Cette vérité peut être aperçue au travers d’une modeste illustration. Une femme qui construisait sa maison par étapes m’a envoyé un message, disant qu’elle craignait de ne pouvoir terminer les travaux faute d’argent pour la toiture. Elle m’a expliqué que toutes les aides potentielles qu’elle avait sollicitées lui avaient fait défaut. Le message était très long et détaillé, soulignant combien ce manque d’argent était réel.

Je lui ai répondu par SMS en trois mots : « Tout est accompli ». Convaincue que je ne comprenais pas pleinement sa situation, la femme m’a envoyé un autre long message, mentionnant notamment l’énorme somme d’argent dont elle avait besoin. Je lui ai rappelé les dernières paroles de Jésus sur la croix et je lui ai assurée que dans le royaume de Dieu, tout est accompli et rien n’est inachevé. Deux heures plus tard, elle m’a écrit qu’elle allait obtenir l’argent auprès d’une personne qui lui avait proposé un prêt, puis après quelque temps elle m’a envoyé un message joyeux indiquant que les travaux avaient été terminés en une semaine.

Réaliser que la création de Dieu est complète et très bonne m’a également apporté une guérison rapide lorsque je me suis soudainement sentie malade, un jour où je travaillais à la salle de lecture de la Science Chrétienne de mon église filiale. J’avais mal au ventre, je me sentais faible et fiévreuse. Allongée sur le sol derrière les chaises, j’ai prié avec ferveur, protestant contre le mensonge selon lequel Dieu aurait créé la maladie ou le mal. J’ai affirmé que Christ Jésus, notre grand Exemple, avait déjà démontré l’irréalité de la maladie par les nombreuses guérisons qu’il a accomplies. « Tout est accompli », ai-je déclaré, confiante de pouvoir m’appuyer sur l’autorité du Maître et refuser la fausse évidence des sens.

Un énoncé de Science et Santé m’a fortifiée : « L’Esprit est la seule substance et la seule conscience reconnues par la Science divine. » (p. 278) Tandis que je me relevais peu à peu, un membre de l’église est entré dans la salle de lecture. J’ai pu me diriger vers l’avant de la pièce et l’accueillir. Rapidement, toute trace de la maladie a disparu, et j’ai été remplie d’une grande joie devant l’œuvre puissante de Dieu.

Puissions-nous tous accueillir cette compréhension par des louanges et de la gratitude, nous efforçant chaque jour de réaliser et de démontrer la glorieuse vérité que la Vie est Dieu, infinie et éternelle, et que l’homme, l’enfant bien-aimé de Dieu, est à jamais en sécurité, à jamais libre, à jamais vivant en Lui.

Science et Santé dit : « Lorsque nous nous éveillerons à la vérité de l’être, toute maladie, douleur, faiblesse, fatigue, peine, tout péché et la mort seront inconnus, et le rêve mortel cessera pour toujours. » (p. 218-219)

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