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Servir Dieu quoi qu’il arrive

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 5 février 2026


On se trouve parfois dans des situations si désespérées qu’on ne voit pas comment faire autrement que de tenir bon coûte que coûte. Mais, pourrait-on pas en profiter pour servir Dieu et nos semblables, et pour progresser sur le plan spirituel ?

L’histoire de Joseph, dans les Ecritures hébraïques, est riche d’enseignements sur la manière de servir Dieu dans les moments difficiles. Joseph, le fils préféré de son père, suscitait la jalousie de ses frères, qui le vendirent comme esclave. Il fut par la suite emprisonné pour un crime qu’il n’avait pas commis. Mais il a fini par surmonter tous ses malheurs en restant humble. Il a fait face à chaque situation, aussi injuste soit-elle, et il a accompli chaque tâche, aussi insignifiante soit-elle, avec zèle et intégrité. Il n’a cessé d’œuvrer pour la gloire de Dieu, suscitant par son exemple les conseils qui figureront dans la Bible des milliers d’années plus tard : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. » (Colossiens 3:23)

Joseph a été vendu à un Egyptien qui, ayant vu « que l’Eternel était avec lui, et que l’Eternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait » (Genèse 39:3), lui a confié la responsabilité de toute sa maison.

Prospérer vient du mot hébreu tsalach, qui peut également se traduire par avancer, réussir ou se développer– « faire progresser » (voir www.bible.audio). Mais Joseph n’a jamais recherché la prospérité matérielle. Il a progressé dans son activité, en restant proche de Dieu et en s’appliquant à la tâche, même quand il a été injustement jeté en prison. Pendant sa détention, Joseph a fait preuve d’une grande perspicacité spirituelle en interprétant les rêves de deux codétenus, l’amenant à interpréter également un rêve qui troublait le roi d’Egypte.

Joseph a expliqué à Pharaon que son rêve était un avertissement : sept années d’abondance seraient suivies de sept années de famine. En signe de gratitude, Pharaon a chargé Joseph de stocker les produits de la terre pendant les bonnes récoltes et de les distribuer au moment de la famine. Alors que la famine se prolongeait, les frères de Joseph sont venus acheter de la nourriture en Egypte. Sans la moindre rancœur, Joseph leur a pardonné leur mauvaise conduite à son égard, et il leur a assuré que c’était Dieu qui l’avait placé dans une position lui permettant de sauver de nombreuses vies.

Au cours de ses longues années d’épreuves, Joseph a semblé être au service de maîtres humains, mais en réalité, il servait toujours Dieu, avec humilité et grâce. Nous aussi, nous pouvons prospérer, même dans les situations les plus difficiles, en choisissant de rester proches de Dieu. Nous y parvenons en nous attachant fermement à la vérité selon laquelle, en tant qu’enfants de Dieu, créés à Son image et à Sa ressemblance, nous ne pouvons jamais être privés de Sa bonté. Lorsque nous comprenons que Dieu est notre véritable employeur, c’est une joie de servir. Au lieu de nous focaliser sur la situation ou sur les étapes à suivre pour accomplir un travail, demandons simplement à Dieu quelles sont les qualités essentielles pour réussir. Mettre en pratique ces qualités, que Dieu exprime abondamment en chacun de nous, c’est une façon de Le glorifier.

Comme Joseph, chacun est placé dans une position qui le rend à même de faire du bien aux autres. Quand on est victime d’une injustice, plutôt que de rester prisonnier de sentiments amers, on peut s’appliquer à faire la volonté de Dieu.

Il y a plusieurs années, j’ai traversé un moment difficile qui m’a permis d’acquérir beaucoup de pratique et de satisfaction en servant Dieu, tout en me préparant à une nouvelle carrière. Ayant perdu mon emploi et mon logement, j’ai emménagé dans un immeuble où je me suis retrouvée au milieu de la pauvreté, de la violence et de personnes atteintes de maladies mentales. Malgré tous ces drames autour de moi, la possibilité que j’avais de prier pendant de longues périodes m’a permis de mener une vie paisible et ordonnée. Les avis des autres ne m’ont pas dissuadée de rester dans un milieu qu’ils jugeaient hostile, mais qui, en réalité, répondait à mon profond besoin de croissance spirituelle.

Séparée de mes amis et de ma famille, j’ai pris conscience de la précieuse opportunité qui m’était offerte d’être seule avec Dieu. Etant relativement novice dans l’étude de la Science Chrétienne, j’ai passé des heures et des heures dans une salle de lecture de la Science Chrétienne à étudier la Bible ainsi que Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy. L’auteure explique s’être retirée de la vie en société pendant trois ans afin d’étudier la Bible pour découvrir les règles de la guérison chrétienne et apprendre comment Jésus guérissait. Elle écrit : « Cette recherche était douce, calme, soutenue par l’espoir ; elle n’était ni égoïste ni déprimante. » (p. 109)

En fin de compte, je me suis aussi retirée de la société pendant trois ans, et j’en garde un souvenir tout aussi précieux. J’ai passé mon temps à chercher dans la Bible et dans Science et Santé des directives et du soutien dans mes décisions à prendre pour continuer de servir Dieu. Au début, je me suis retrouvée avec un compte bancaire presque vide et sans perspective d’emploi. Comme c’est souvent le cas quand on est contraint de s’en remettre entièrement à Dieu, j’ai été libérée de mes craintes lorsque j’ai compris que les biens matériels ne sauraient jamais être à l’origine de ma sécurité ni de mon bonheur. Dieu s’occupant de chaque détail, on m’a bientôt proposé un emploi temporaire qui me garantissait un salaire hebdomadaire.

Malgré le peu de compétences commercialisables que je pouvais faire valoir après avoir quitté une carrière dans le domaine de l’enseignement, j’ai découvert une formation professionnelle abordable financièrement dans un lieu proche. Très engagée dans de nouvelles voies d’apprentissage, tant sur le plan académique que sur le plan spirituel, je n’avais pas le temps de m’apitoyer sur mon sort ni de sombrer dans l’amertume.

Au début, cet emploi temporaire ne me demandait pas beaucoup d’investissement, mais comme je m’efforçais de bien accomplir chaque tâche, j’ai eu l'occasion de mettre davantage à profit mes compétences. J’apprenais à servir Dieu, mon véritable employeur, et j’étais très reconnaissante de me voir confier des responsabilités plus importantes. Je savais que je pouvais me fier au plan de Dieu pour progresser, comme l’assure un cantique que j’aime beaucoup :

Nul œil humain n’a discerné,
Nul cœur humain senti vraiment,
Le bien que Dieu a préparé
Pour qui chérit et suit Son plan.
(Elizabeth C. Adams, Hymnaire de la Science Chrétienne, no 188, texte et trad. © CSBD)

Cette expérience sainte a eu un bel aboutissement : j’ai suivi le cours Primaire de Science Chrétienne (un cours de deux semaines sur la guérison par la prière), j’ai rétabli les liens avec ma famille, j’ai pris un nouveau départ en m’installant dans une autre ville et j’ai entamé une carrière plus épanouissante que je ne l’aurais imaginé. Plusieurs années se sont à présent écoulées, et je continue à servir Dieu et à grandir spirituellement.

Dieu a besoin de nous tous pour Le servir dès maintenant, quel que soit notre passé ou notre situation actuelle. Il nous révèle les prochaines étapes à suivre pour Le servir avec joie et humilité, de façon à bénir tout le monde.

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