Parfois, on a l’impression qu’il manque quelque chose dans notre vie, et que si seulement on pouvait trouver cette pièce manquante, tout serait bien, nous serions complets. Il peut s’agir d’un emploi, de la chaleur d’une amitié, ou de la santé. Comment faire ?
On peut commencer par la vérité fondamentale et universelle de la Parole de Dieu : « Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi, il n’y a point de Dieu ; je t’ai ceint, avant que tu me connusses. » (Esaïe 45:5) Dieu prend soin de nous maintenant même, et à chaque instant ; et en tant qu’Esprit infini, Il emplit tout l’espace. Puisqu’il n’y a pas d’autre présence ni d’autre puissance que Dieu, rien ne peut véritablement nous manquer.
Cette perspective est très encourageante. Prier en s’appuyant sur le fait spirituel que Dieu est complet nous permet d’envisager autrement ce qui peut ressembler à une recherche futile des choses ou des changements que nous ne voyons pas sur le plan humain. Il est juste de voir s’opérer les changements nécessaires et d’avoir ce dont nous avons besoin.
J’ai constaté qu’un bon point de départ consiste à se demander dans quel but nous prions (et croyez-moi, je me suis posé cette question maintes fois au fil des ans) : prions-nous pour remédier à un sentiment d’absence, combler un espace vide ou modifier une situation de manque ? Ou bien cherchons-nous sincèrement les directives de Dieu pour discerner l’expression déjà présente de Sa bonté pour chacun ?
Les enseignements de la Science Chrétienne expliquent la réalité de la totalité de Dieu, présentant Dieu comme Esprit et Amour tout-puissants, dont la création – qui nous inclut tous – est entièrement spirituelle, sans limitation ni contrainte matérielles. Il s’ensuit qu’en tant qu’enfant spirituel de Dieu, chacun de nous exprime par réflexion tout l’éventail des attributs infinis de Dieu, tels que la sagesse, la joie et la liberté – non pas plus tard, après avoir trouvé la pièce manquante du puzzle, mais dès maintenant.
Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, a écrit ce passage instructif dans son ouvrage pionnier, Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « L’homme et son Créateur sont corrélatifs en Science divine, et la vraie conscience n’a connaissance que des choses de Dieu » (p. 276). Dans le dictionnaire (Larousse.fr), on trouve la définition suivante du mot « corrélatif » : « Se dit de choses ou de termes qui sont en corrélation, qui sont unis par une dépendance logique : L’effet et la cause sont corrélatifs. »
Le Christ, le message de vérité de Dieu démontré par Jésus, révèle à chacun notre parfaite corrélation avec Dieu – notre relation indissociable avec Lui. Ceci rend possible la parfaite corrélation de chaque idée juste et nécessaire donnée par Dieu – les « choses de Dieu » – là où elle est attendue dans notre vie. Le Christ nous montre le déroulement ordonné de la substance indissoluble de notre vie, que nous incluons déjà.
Au fil des décennies, j’ai vécu de nombreuses situations où quelque chose dans ma vie – un objet, une relation, ma santé – semblait absent ou insuffisant. Ces moments sont devenus des occasions de prier pour percevoir, par exemple, la bonté toujours présente de Dieu et sa corrélation avec l’expression abondante de cette bonté. Se réjouir avec confiance de l’union des idées gouvernées par l’Esprit a toujours ouvert la porte aux directives de Dieu, et a conduit à des ajustements bénéfiques.
Ainsi, la prière en Science Chrétienne ne consiste pas à faire apparaître des choses pour combler des vides. Elle a trait à notre capacité innée de saisir la substance et l’unité éternelles de toutes les idées bonnes et utiles, données par Dieu et présentes à chaque instant. Prier de cette manière élève notre pensée depuis une base matérielle vers une base spirituelle, ce qui entraîne naturellement des changements dans notre existence. Cette manière plus large de penser nous permet de voir l’impossibilité de toute perte et de tout manque dans la création de Dieu.
Le message divin de l’unité du bien spirituel est un guide précieux – et il ne saurait jamais manquer.
