Il y a quelque temps, je me suis retrouvé plongé dans un projet complexe au travail, impliquant de nombreuses parties prenantes, internes et externes à mon entreprise. C’était une tâche bien plus importante que tout ce que j’avais entrepris auparavant, et je craignais d’être dépassé. Je ne savais pas vraiment par où commencer et poser les bases pour obtenir un résultat réussi. Je redoutais de commettre une erreur conduisant à un désastre, ou bien que mes collègues réalisent que je n’avais pas les compétences requises pour mener à bien un projet d’une telle envergure.
L’anxiété liée à mon travail était une nouveauté pour moi. J’avais toujours été calme et décontracté, y compris lorsque j’étais sous pression. Quand mes collègues me demandaient comment je faisais pour rester imperturbable face aux exigences du poste, je plaisantais en leur disant que j’avais déjà essayé le stress, que ce n’était pas pour moi, et que je préférais donc ne pas stresser.
Bien sûr, il ne s’agissait pas de me forcer à rester calme. Grâce à l’étude de la Science Chrétienne, j’avais appris que nous pouvions nous appuyer sur Dieu pour être guidés et obtenir tout ce dont nous avons besoin afin d’accomplir Son dessein sacré. Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « Pour ceux qui s’appuient sur l’infini, soutien constant, aujourd’hui est riche en bienfaits. » (p. vii)
Se tourner vers Dieu, le bien, comme étant la source illimitée de tout bien, nous libère de la pression de devoir accomplir quoi que ce soit par nous-mêmes. En fait, nous n’avons aucune capacité en dehors de Dieu, puisqu’Il est l’unique Entendement infini, l’unique créateur. Le Tout-en-tout ne ressent assurément pas de stress, et les idées de l’Entendement ne peuvent exprimer de qualités qui soient inconnues à Dieu. Elles ne peuvent donc pas être stressées.
Même si je faisais tout ce qu’il est possible humainement pour avancer dans ce grand projet, le doute envahissait parfois mes pensées. Et, comme si la pression n’était pas déjà suffisante, nous avons appris que la date limite d’un aspect du projet était plus proche que prévu.
Et puis un jour, j’ai eu une révélation spirituelle. En lisant des cantiques de l’Hymnaire de la Science Chrétienne, je suis tombé sur un cantique qui a résonné particulièrement en moi. Les deux dernières lignes du cantique no 224 disent : « Ne souhaitant rien de plus beau / Que Te servir, T’aimer ! » (John Ryland)
Dieu, comme toujours, avait pourvu à mes besoins. Comme si les parois d’un tunnel avaient été détruites à coup de bulldozer et que la lumière pénétrait soudainement. Les peurs et les inquiétudes qui me hantaient se sont évanouies avec la lumière.
Relire et méditer ces lignes m’a permis de comprendre clairement ce que je devais faire – non seulement pour mon projet professionnel, mais dans toutes les situations de la vie. Réaliser que mon travail consistait simplement à comprendre et à glorifier Dieu a été très libérateur ! Et mieux comprendre Dieu signifie acquérir une vue plus claire de notre véritable nature illimitée en tant que création de Dieu, spirituelle et pure.
A partir de ce moment-là, le projet professionnel est devenu beaucoup plus simple à aborder. J’ai continué à travailler dur, mais surtout, j’ai loué Dieu de m’avoir donné cette occasion de L’exprimer au travers de l’intelligence, de la diligence et de la créativité. J’ai clairement constaté que j’avais accès à toute la sagesse et l’intelligence de l’Entendement, et que tout ce dont j’avais besoin était accessible.
Un passage des Proverbes m’a rappelé qu’il fallait s’appuyer sur l’infini, Dieu, qui est un soutien constant, plutôt que sur un entendement humain faillible : « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » (3:5, 6)
Cette nouvelle perspective m’a été utile dans de nombreux aspects de ma vie. Lorsque des problèmes physiques survenaient et que j’étais tenté de m’inquiéter, je me concentrais à l’inverse sur le fait de donner à Dieu l’amour et la louange dus à Son saint nom. La Bible dit : « Nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » (I Jean 4:19) La pensée que nous sommes déjà inclus dans l’atmosphère de l’Amour divin qui inclut tout m’a aidé à prier pour aimer Dieu davantage. J’ai aimé Dieu en raison de Son amour pour moi et pour tous Ses enfants – pour tout ce qu’Il a créé.
Louer Dieu, l’Ame, m’a aidé à demeurer conscient de l’harmonie que l’Ame exprime en chacun de nous, qui sommes ses idées. Ainsi, les germes d’un conflit dans une relation professionnelle se sont dissipés. Aimer et louer Dieu, le véritable Père-Mère de tous, m’a soulagé d’un poids dans l’accomplissement de mes devoirs de père. Comprendre et louer Dieu en tant qu’Esprit m’a permis d’acquérir une perception plus claire de la véritable substance spirituelle, qui n’est jamais affectée par les fluctuations d’un compte bancaire.
Alors que je priais et que je travaillais, le projet que je menais s’est conclu de manière heureuse et satisfaisante. Alors que j’étais reconnaissant pour les contributions des membres de mon équipe et heureux de la reconnaissance témoignée par mes collègues et la direction, j’étais encore plus reconnaissant pour les conseils et l’inspiration que m’avaient apporté l’étude spirituelle et le fait de m’appuyer sur Dieu, tel qu’on Le comprend en Science Chrétienne. Depuis cette expérience, je me rappelle constamment ce qu’est ma seule et unique préoccupation : aimer et louer Dieu.
