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Le pardon est une libération spirituelle

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 30 mars 2026


Récemment, une amie très chère, qui faisait face à un problème, m’a confié sa crainte de ne pas mériter d’être guérie. Je savais que ce sentiment de ne pas se sentir digne était infondé et je l’ai rassurée sur sa valeur innée, mais notre conversation a réveillé quelque chose en moi. J’ai réalisé que j’entretenais un sentiment similaire au sujet d’une rupture de longue date avec une personne de ma famille.

Depuis des années, je croyais qu’il suffirait de garder mes distances pour atténuer notre désaccord, mais chaque fois que je pensais à cette relation, je retombais dans le même cycle : auto-condamnation, apitoiement sur moi-même et amertume. La pensée m’est alors venue que je me croyais peut-être indigne, non seulement de l’affection de cette personne, mais également de l’amour de Dieu.

Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, se tournait régulièrement vers la Bible pour être guidée. J’ai aussitôt décidé de suivre son exemple, dans l’espoir d’acquérir un point de vue plus élevé et plus apaisant sur le mérite et l’amour.

Les Evangiles relatent la guérison d’un « paralytique » par Jésus (voir, par exemple, Matthieu 9:2-7). Je connaissais bien cette histoire, mais cette fois, j’ai été particulièrement frappée par le fait que Jésus a pardonné les péchés de cet homme avant même de le guérir physiquement. Cela m’a frappée : pourquoi cette priorité accordée au pardon lors de cette guérison ? J’en ai conclu que Jésus nous révèle ici une vérité profonde : pardon et guérison sont intimement liés d’une manière qui nous transforme fondamentalement. Ils soulignent notre capacité à prendre conscience de la grâce divine.

La capacité de Jésus à faire comprendre à ses semblables qu’ils étaient dignes de l’amour de Dieu constitue l’un des aspects les plus importants de son ministère. En leur assurant que leurs péchés étaient pardonnés, il éliminait ce sentiment de ne pas être digne qui incite à se condamner soi-même et fait obstacle à la guérison. Sachant que les scribes, qui étaient experts en droit hébraïque, remettaient mentalement en question son autorité dans ce domaine, Jésus répondit : « Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ? » (versets 4, 5)

En repensant à cette personne de ma famille, j’ai compris que le pardon est une forme de libération spirituelle puissante. Quand on entretient un sentiment de culpabilité, du ressentiment ou des reproches contre soi-même, on se prive d’une liberté et d’une santé véritables. La Science Chrétienne enseigne que le péché n’est pas une tache indélébile, mais une image erronée de soi-même, et que cette fausse image disparaît lorsque l’on reconnaît sa vraie nature en tant que ressemblance de Dieu, nous permettant ainsi de nous détourner du péché. Comprenant que l’amour de Dieu est impartial et toujours présent, on se libère de tout sentiment de culpabilité ou de tout ressentiment, ouvrant ainsi la voie à la guérison.

Pardonner aux autres participe également de ce cheminement. Dans la Prière du Seigneur, Jésus nous enseigne : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » (Matthieu 6:12) Ce comportement réciproque nous rappelle qu’en renonçant à la rancœur, nous nous soulageons d’un fardeau et ouvrons la voie à la paix et au bien-être. Mary Baker Eddy écrit : « Ces mots de notre bien-aimé Sauveur, alors qu’il quittait ce monde, exhalant l’amour pour ses ennemis, remplissent mon cœur : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.” Mes écrits guérissent les malades et je remercie Dieu de ce que, depuis quarante ans, je rends le bien pour le mal, et que je peux faire appel à Lui comme témoin de la vérité de cette affirmation.

« Ce que nous aimons détermine ce que nous sommes. » (La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 270)

Il me fallait non seulement libérer cette personne de ma famille de mes pensées peu aimantes au sujet de son comportement, mais aussi me débarrasser de toutes les pensées négatives que j’entretenais à mon égard. « Le moyen de chasser l’erreur de l’entendement mortel est d’y verser la vérité avec des flots d’Amour », écrit Mary Baker Eddy dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures (p. 201). Lorsque nous veillons à « verser la vérité » dans nos propres pensées, nous voyons chacun, y compris nous-mêmes, dans sa véritable nature, spirituelle et pure. La miséricorde et la pureté de pensée ne sauraient coexister avec un jugement sévère ou une condamnation. Au contraire, ces qualités nous rappellent que, quelle que soit la faute commise, tout le monde est capable de se réformer.

Le pardon traduit la conscience que l’on a de la valeur, des qualités et des capacités dont Dieu a doué chacun d’entre nous. Ce n’est pas un acte ponctuel, mais une pratique continue. Certes, il n’est pas toujours facile de pardonner. Pourtant, lorsque l’on reconnaît que le pardon est une expression de l’amour de Dieu, on réalise qu’il n’exige pas un sacrifice personnel, car c'est un don précieux offert au cœur de chacun par Dieu. Bien plus qu’un soulagement émotionnel, ce don est la prise de conscience spirituelle que les blessures ou les erreurs anciennes ne peuvent nous affecter. En gardant cette vérité à l’esprit, on est en mesure de démontrer l’amour guérisseur incarné par Jésus.

J’ai compris peu à peu que les enseignements de Jésus nous invitent à voir dans le pardon non pas une excuse pour de mauvaises actions, mais la révélation de notre véritable identité en tant qu’enfants de Dieu. Lorsque Jésus guérit le paralytique, il affirma l’identité purement spirituelle de cet homme en tant que création éternellement parfaite de Dieu, c’est ce qui l’a guéri physiquement. Cela montre que la guérison implique de reconnaître notre relation indéfectible à Dieu. Vu sous l’angle de ce fait spirituel, le ministère de guérison de Jésus présente un modèle de pardon qui est pratique et même transformateur.

En progressant dans la compréhension de la Science Chrétienne, on apprend que l’Amour divin, Dieu, donne la capacité de se pardonner et de pardonner aux autres sans restriction aucune. Accepter cette vérité de tout son cœur permet de connaître sa véritable identité.

J’ai également compris que le pardon n’est pas un acte passif. Il s’agit d’un processus actif qui oblige à élever continuellement sa pensée jusqu’à reconnaître la totalité de l’Amour divin. Chaque fois que l’on pardonne, non seulement on reflète l’amour de Dieu, mais on renforce sa compréhension de la totalité de Dieu.

On lit dans Science et Santé : « L’Amour est impartial et universel dans son adaptation et dans ses dispensations. » (p. 13) Cela nous rappelle que le pardon est une expression spontanée de la nature même de l’Amour divin, et non un acte accompli par des efforts humains. C’est l’amour de Dieu qui se manifeste dans notre cœur, éliminant avec douceur tout ce qui Lui est dissemblable.

N’est-ce pas merveilleux de savoir que toute trace de sentiment de culpabilité, de ressentiment et de peur se dissout quand on comprend que l’on est déjà aimé, déjà complet ? C’est ce qui s’est produit pour moi. Lorsque j’ai commencé à nous voir, cette personne de la famille et moi-même, dans cette vraie lumière, celle du bien uniquement, j’ai constaté un changement dans ma façon de penser, et je me suis sentie soulagée d’un poids que je portais depuis des années. Bien que la relation entre nous ne soit pas encore complètement rétablie, je n’ai plus de rancœur. Je ressens une paix profonde et une affection sincère pour cette personne. Je suis désormais ouverte, je m’attends à une affection réciproque et je suis convaincue que Dieu nous gouverne toutes les deux.

Ce changement m’a apporté calme et clarté quand j’ai cessé en toute conscience de condamner afin de laisser l’Amour me guider. A ce moment, j’ai réalisé ce qu’est le cœur de la Science Chrétienne : comprendre que nous sommes déjà pardonnés et tendrement enveloppés de l’amour de Dieu. Que ressentiriez-vous si vous saviez que votre guérison était complète, maintenant même et pour toujours ? Une telle assurance n’est pas seulement réconfortante, elle nous transforme en profondeur, nous permettant de connaître la paix et la santé durables, lesquelles sont, en réalité, déjà nôtres.

En suivant l’exemple de pardon donné par Jésus, nous nous préparons à recevoir la guérison et à faire profiter les autres de cette grâce. Ainsi, nous découvrons que le pardon n’est pas seulement un acte noble, mais un reflet de l’Amour divin qui révèle notre véritable identité spirituelle. En nous engageant dans cette voie, nous connaissons la perfection que Jésus démontra chez tous ceux qu’il guérit. Nous sommes des témoins vivants du pouvoir guérisseur de l’Amour dans notre propre vie.

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