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La couronne sur la croix

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 2 avril 2026


Essayons d'imaginer ce que chacun a pu ressentir. Jésus était d’une bonté absolue, somme toute pur, saint, juste et bienveillant ; son amour était sans limites et son œuvre de guérison irréprochable. Et pourtant, Jésus fut condamné à mort comme s’il était un criminel. La « couronne » qu’il portait le jour de sa crucifixion, une couronne d’épines, était un affront à la place qu’il occuperait dans l’histoire, conformément à la prophétie. Pour les personnes présentes, en particulier celles qui le connaissaient et l’aimaient, c’était certainement la fin, et la plus horrible qui soit. Malgré ce que Jésus leur avait promis, il semblait n’y avoir aucun espoir qu’il ressuscite.

Il en va parfois de même pour nous, quoique dans une moindre mesure. Au milieu de nos tourments, craintes, déceptions cuisantes, trahisons ou douleurs physiques, une victoire sur des circonstances matérielles accablantes peut sembler hors de portée.

Mais aussi horrible et injuste que fut la crucifixion de Jésus, notons qu’il avait été préparé par ses expériences passées – comme David, qui avait vaincu un ours et un lion avant d’affronter avec succès Goliath – et cette grâce peut nous donner du courage dans nos propres combats. La Bible mentionne trois personnes ressuscitées par Jésus : la fille de Jaïrus, âgée de douze ans, qui venait de mourir, le fils adulte d’une veuve, décédé la veille, et Lazare, l’ami de Jésus, qui était dans le tombeau depuis quatre jours. Après ces preuves manifestes de la Vie éternelle, Jésus affronta et vainquit la croyance ultime à la vie matérielle et à la mort, et il ressuscita. La Pâques, que les chrétiens commémorent, célèbre la preuve définitive, donnée par la résurrection du Sauveur, qu’il était non seulement possible, mais inévitable de triompher de la haine, de la violence et même de la mort. Jésus a prouvé cela non seulement pour lui-même mais aussi pour tous ceux qui suivraient son exemple.

En fin de compte, la croix n’était pas surmontée d’une couronne d’épines, elle était ceinte d’une couronne royale, symbole de l’autorité souveraine. La dérision avait fait place à la domination et, finalement à la majesté. Le triomphe de Jésus est unique, mais la Science Chrétienne montre clairement qu’il a tracé la voie pour tous. Evoquant nos propres expériences (métaphoriques) de la croix et de la couronne, la découvreuse de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy, écrit : « On dira du mal du bien que vous faites. C’est là la croix. Prenez-la et portez-la, car c’est grâce à elle que vous gagnerez et porterez la couronne. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 254)

Il est encourageant de comprendre que les moments d’intense sacrifice de la volonté personnelle et du moi permettent de porter la couronne. On pourrait également considérer qu’aussi « insurmontable » soit l’obstacle rencontré, nous portons toujours la couronne. Science et Santé affirme que la victoire est en réalité à portée de main au milieu même des difficultés : « L’Amour peut faire de la circonstance même que, dans votre souffrance, vous appelez un châtiment et une affliction, un ange que vous avez reçu pour hôte sans le savoir. » (p. 574)

Comment cela est-il possible ? Seule la vie de Jésus, considérée à travers le prisme de la Science Chrétienne, peut répondre à cette question. En guérissant les malades et en réfutant les croyances théologiques bien ancrées, mais erronées, au sujet de Dieu, Jésus prouva que la vie dans l’Esprit et de l’Esprit, Dieu, est notre seule réalité à tous. Notre Père-Mère Dieu est à la fois Amour et Vie – incorruptible, immortel, éternel – la source et la substance véritables de notre être.

Les guérisons opérées par Jésus et ses autres démonstrations du pouvoir et de la présence de Dieu ne résultaient donc pas d’une lutte contre un autre pouvoir réel appelé le mal. Au contraire, elles montraient la suprématie et la totalité de Dieu, le bien, rendant obsolète la croyance au mal et à la mortalité. La guérison accompagnait la révélation que le royaume de Dieu est proche, même si aux yeux de Jésus, ce royaume – ainsi que la sainteté et la perfection de chacun, en tant que bien-aimé de Dieu – avait toujours été présent et visible, et le serait toujours.

Ceux qui ont côtoyé Jésus durant son ministère ont sans doute ressenti beaucoup d’espoir et de curiosité, mais peut-être aussi se sont-ils demandé si cet homme serait capable de guérir dans leur ville, ou d’aider telle personne, comme il l’avait fait ailleurs et pour d’autres ? Même ses disciples, qui l’avaient suivi dans ses déplacements et étaient bien sûr conscients du nombre croissant de ses guérisons, continuaient à douter. Après la résurrection, cependant, il en fut autrement. Comme l’explique Mary Baker Eddy, quand elle décrit la compréhension spirituelle grandissante des disciples, la résurrection de Jésus « fut aussi leur résurrection. Elle les aida à s’élever et à élever les autres hors de la léthargie spirituelle et de la croyance aveugle en Dieu jusqu’à la perception des possibilités infinies » (Science et Santé, p. 34).

Comme si la croix et la couronne, autrefois séparées, se révélaient éternellement unies : la couronne sur la croix ! Jésus avait prouvé que, dans toute épreuve humaine ou mortelle, il est possible de voir et de vivre la vérité de la suprématie de l’Esprit. Et au fil des siècles, d’innombrables guérisons ont suivi.

Elles se poursuivent aujourd’hui. Tandis que nous suivons l’exemple de Jésus, chaque guérison, aussi modeste soit-elle, est une preuve de plus que la bonté divine rayonnante est la seule réalité, car nos prières sont soutenues par cette même loi divine de Vie et d’Amour qui sous-tendait les démonstrations de Jésus. Connaître et affirmer l’immunité que Dieu nous a donnée, même dans les moments difficiles, nous fortifie, car Jésus nous a montré qu’elle est certaine.

La promesse de Pâques, symbolisée par une croix couronnée du symbole ultime de la souveraineté et de la victoire, c’est que la victoire de Jésus sur la haine, grâce à l’Amour, et sur la mort, grâce à laVie, était un triomphe non seulement glorieux, mais inévitable. C’est là le fondement solide sur lequel repose notre travail de guérison, et grâce auquel il porte ses fruits.

Ethel A. Baker,
Invitée de la rédaction

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