Quand je suis devenue adulte, j’ai pris l’habitude de méditer régulièrement. Un jour, pendant une séance de méditation, la pensée m’est venue que je devrais être bienveillante envers moi-même. Je m’étais reproché d’avoir mal fait une tâche ménagère, ce qui était en soi insignifiant, mais j’étais quand même dure avec moi-même. En réalité, j’avais tendance à être très critique à mon égard. Aussi, lorsque ce conseil m’est venu à l’esprit une deuxième fois au cours de cette même méditation, j’en ai presque eu la nausée, et cela m’a semblé impossible à mettre en pratique. Mais lorsque cette pensée s’est imposée une troisième fois, je m’y suis résignée à contrecœur.
Dès que je me suis adressée à moi-même avec une sincère bienveillance, je me suis sentie envahie par un amour magnifique et universel, et j’étais comme régénérée. Puis ces paroles de la Bible me sont allées droit au cœur : « De loin l’Eternel se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel. » (Jérémie 31:3). J’étais émerveillée et immensément reconnaissante de ressentir un amour si tendre. J’avais également à l’esprit cet autre verset biblique : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32) J’aimais méditer ces deux versets, et pendant plusieurs années, j’ai prié pour ressentir davantage la vérité et l’amour divins que m’avait révélé cette expérience qui m’avait tant inspirée.
Dix ans plus tôt, un ami et ancien colocataire m’avait offert un exemplaire du livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy. Je savais que cet ami avait résolu des problèmes de santé ainsi que d’autres difficultés dans sa vie grâce à la lecture de Science et Santé, et j’avais poliment accepté ce petit livre à la reliure en cuir... avant de le ranger sur une étagère, hors de portée. Ce livre d’étude a survécu à de nombreuses tentatives de tri au cours des années suivantes. Je ne pouvais pas le donner à quelqu’un d’autre, mais je n’avais pas non plus l’intention de le lire un jour.
Un jour, bien des années plus tard, j’avais du mal à accepter que j’avais été licenciée. J’étais également gênée par de petites douleurs physiques persistantes. Ce jour-là je ne pouvais même pas sortir les assiettes du placard de la cuisine à cause de la douleur dans les bras, j’ai alors envisagé, bien qu’à contrecœur, de changer mon régime alimentaire, pensant pouvoir ainsi améliorer ma santé et mon bien-être.
Soudain, j’ai entendu de façon claire et nette les paroles suivantes, comme si elles avaient été criées dans la pièce : « Un aliment n’est ni bénéfique ni nuisible ; tout dépend de la façon dont tu le perçois. » J’ai été stupéfaite par ce « message » et très indignée à l’idée que les effets bienfaisants ou nuisibles des aliments puissent relever de ma responsabilité. Puis ce conseil m’a été inspiré : « Tu dois lire le livre chrétien que ton colocataire t’a offert ! »
Ne pouvant plus en repousser la lecture, j’ai pris Science et Santé sur l’étagère, non sans hésitation. A la fois nerveuse et curieuse, je l’ai ouvert à la page où mon regard s’est arrêté sur le passage suivant : « Rien n’est en soi bon ni mauvais ; tout dépend de ce qu’on en pense. Shakespeare » (p. iii).
J’ai tout de suite compris que cette phrase était la confirmation exacte de ce que je venais d’entendre alors que je pensais à la nourriture. Ma première réaction a été de refermer aussitôt le livre, mais j’ai senti instinctivement qu’il contenait les réponses que je cherchais. Au fond de moi, j’ai su que ma quête était terminée et que de toutes nouvelles façons de comprendre la nature de Dieu allaient m’être présentées. En revenant à la même page, j’ai été réconfortée de voir également le verset que j’avais médité tant d’années auparavant : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32) Forte de cette assurance, j’ai ressenti un grand calme. Je savais que je pouvais ouvrir aussi la Bible, et enfin commencer à étudier Science et Santé.
Grâce aux enseignements tirés de l’étude de ces deux livres, j’ai réalisé que Dieu me parlait depuis toujours. On lit dans la Bible que Dieu est amour, et la Science Chrétienne écrit avec une majuscule le mot « Amour », ainsi que d’autres termes tirés de la Bible tels que « Esprit » et « Vérité ». Ce sont alors des synonymes de Dieu qui nous permettent de mieux Le comprendre. C’est l’Amour divin qui m’avait parlé de l’amour éternel de Dieu pour moi ; c’est l’Entendement divin qui m’avait conseillé avec douceur de me traiter avec amour et bienveillance ; c’est la Vérité divine qui s’était fait entendre si clairement en soulignant l’importance de la façon dont on considère toute chose.
A mesure que j’approfondissais ma réflexion au sujet de Dieu, les douleurs persistantes dans les bras et les genoux ont disparu. En l’espace de quelques semaines, je me suis sentie poussée à placer la poubelle devant le garde-manger pour y jeter tous les aliments et compléments alimentaires censés améliorer ma santé et me donner de l’énergie. Bien des anciennes croyances concernant la santé et la guérison s’effondraient, y compris la croyance à la médecine énergétique. J’ai su avec certitude que je ne compterais plus sur diverses thérapies énergétiques pour me guérir, car il m’était devenu évident que l’Entendement divin est omniscient et omnipotent, et qu’il est la seule véritable médecine. Il me fallait accepter d’être réceptive à Dieu et laisser le Christ, la vraie idée de Dieu, transformer mes pensées, afin d’être guérie.
Je suis heureuse de dire que mes problèmes de santé et de bien-être ont été résolus au cours des années qui ont suivi, grâce à l’étude et à ma pratique de la Science Chrétienne. J’ai également pu trouver un travail intéressant de manière inattendue, et je sais que c’est grâce à la lecture du livre d’étude. Et je suis surtout reconnaissante d’avoir surmonté cette résistance aux précieux enseignements de la Science Chrétienne et d’avoir été tendrement incitée à lire la Bible, à réfléchir à ce que les récits et les écrits poétiques qu’elle contient signifient pour moi, et à la façon dont ils peuvent m’aider à prier pour le monde. Je suis infiniment reconnaissante !
