Il y a plusieurs années, alors que j’étais à l’université, je me suis inscrit à un programme d’études international axé sur les voyages en mer.
A un moment donné, tous les étudiants ont été avertis que nous allions voyager dans une zone où le paludisme était très présent. Les symptômes de la maladie nous ont été décrits en détail. On nous a également annoncé qu’à bord, il n’y avait des médicaments préventifs que pour la moitié des étudiants. Le personnel encadrant a donc organisé un tirage au sort pour déterminer qui se verrait prescrire ces médicaments. Mon nom n’a pas été tiré. La peur était palpable parmi les étudiants.
Comme j’étudiais la Science Chrétienne depuis toujours, j’ai prié, affirmant que l’identité que Dieu m’avait donnée était spirituelle et ne pouvait être ni envahie, ni empoisonnée, ni blessée. Je constatais également que la peur et les spéculations, à bord du navire, n’aidaient personne. Mary Baker Eddy écrit dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « Un nom nouveau donné à une maladie produit sur le public le même effet qu’un nom parisien donné à un modèle nouveau. Chacun s’empresse de l’avoir. Une maladie décrite en détail coûte à plus d’un homme le bien-être de son existence terrestre. » (p. 197)
Malgré mes prières, la peur m’a envahi, et tous les symptômes de la maladie ont commencé à apparaître comme cela avait été décrit. Mon dilemme était que le seul moyen de contacter mes parents ou un praticien de la Science Chrétienne pour obtenir un traitement par la prière était le réseau câblé du navire. Si j’essayais d’utiliser ce réseau, cela alerterait le personnel encadrant, qui insisterait probablement pour que je reçoive des soins médicaux. Je ne le souhaitais pas, car j’étais fermement convaincu que m’appuyer uniquement sur la prière était la meilleure solution pour moi.
Je me sentais terriblement seul. Puis, je me suis souvenu des leçons de l’école du dimanche de la Science Chrétienne : Dieu est Esprit, donc ma vie est spirituelle – et uniquement spirituelle ! Je savais que j’étais le reflet de Dieu et Son enfant bien-aimé. J’étais donc véritablement un avec mon Père-Mère Dieu, et Il était là avec moi à ce moment précis.
Peu après, un jeune steward a remarqué que je ne quittais pas ma cabine et m’a demandé s’il pouvait m’aider. Il était originaire d’un pays où le paludisme était fréquent, et il m’a dit que mon cas était très sérieux. Je lui ai demandé s’il croyait que la prière pouvait guérir. Il a acquiescé. Alors, pour préserver la confidentialité, il m’a dit qu’il m’apporterait mes repas pris de la cuisine du personnel. J’ai l’impression qu’il partageait ses propres repas avec moi ! Cela s’est passé pendant une longue période, alors que nous étions en pleine mer, donc mon absence n’a pas été remarquée sur le pont. Je n’oublierai jamais la bienveillance de ce jeune homme et sa foi inébranlable en ma guérison par la prière, tandis qu’il continuait de m’apporter de délicieux plats indonésiens.
Ma prière constante était inspirée de Science et Santé : « Gardez la porte de la pensée. N’admettez que les conclusions dont vous voudriez voir les effets se réaliser sur le corps, et vous vous gouvernerez harmonieusement. » (p. 392) Lorsque divers symptômes agressifs se manifestaient, je repensais aux idées que je chérissais mentalement. A un moment donné, j’ai déclaré à voix haute que je ne pouvais entretenir une seule pensée qui ne vienne de mon Père-Mère Dieu. J’ai rejeté la peur en gardant la porte de ma pensée, conformément à la directive de Science et Santé, me détournant ainsi des mensonges concernant mon identité spirituelle et embrassant mentalement ce qui était vrai – que Dieu m’aimait à cet instant précis. Cette vigilance mentale a fait disparaître les symptômes.
Au moment où j’ai dû quitter ma chambre pour aller en cours, j’étais complètement guéri. Cette guérison est permanente.
Ma gratitude pour l’efficacité de la Science Chrétienne est sans bornes.
Kirk Lindsay
Amador City, Californie, Etats-Unis
