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La divine loi d’ajustement

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 12 février 2018


L’homme vit par décret divin. Il est créé, gouverné, soutenu et dirigé selon la loi de Dieu. La loi suppose, implique une règle établie et maintenue par un pouvoir ; ce qui est permanent, stable, immuable, inébranlable et continu – « le même hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13:8). L’efficacité de la loi réside entièrement dans l’autorité qui la met en vigueur. Si elle ne peut être rendue exécutoire, ce n’est qu’une prétendue loi, elle n’a rien de légal. Dieu est le seul créateur, l’unique législateur. « Toutes choses ont été faites par [Lui], et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans [Lui]. » (Jean 1:3) Toute force, toute action, toute intelligence, toute vie et tout gouvernement manifestés dans l’univers appartiennent à Dieu et Lui ont toujours appartenu. Il est le Maître suprême, dont la puissance est sans partage.

Paul déclare : « La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8:2) Nous savons, nous aussi, que « la loi de l’Esprit de vie » nous libère de « la loi du péché et de la mort ». Pour quelle raison ? Parce que le seul pouvoir existant soutient la loi de la Vie, et que ce qui s’y oppose n’est en rien une loi, mais juste une croyance. En d’autres termes, toute loi divine a pour soutien le pouvoir infini qui la met en vigueur, tandis que la prétendue loi du péché et de la mort ne repose sur aucun fondement et ne peut compter sur aucun appui.

Lorsque nous déclarons, en le comprenant, que la loi de Dieu est présente et qu’elle agit, nous faisons appel à l’intégralité de la loi et au pouvoir divins, nous les mettons en œuvre. Nous avons déclaré la vérité, celle de Dieu, vérité qui est une loi d’annihilation, d’anéantissement et d’élimination pour tout ce qui Lui est dissemblable. Lorsque nous avons affirmé cette vérité et que nous l’avons appliquée, comme l’enseigne la Science Chrétienne, aux croyances inharmonieuses qui se présentent à nous, nous avons fait tout ce que nous pouvons et devons faire pour détruire une manifestation quelconque de l’erreur prétendant à l’existence. L’erreur n’a aucune place dans l’Entendement divin, mais elle prétend exister dans la pensée humaine. Une fois que nous l’en avons chassée, nous l’avons délogée du seul endroit où elle ait jamais prétendu se propager ; dès lors, elle a perdu toute réalité à nos yeux.

Il existe une loi divine applicable à tous les aspects de l’existence humaine ; il est impossible qu’une situation ou une circonstance présente à la pensée mortelle puisse échapper à l’influence directe de cette loi infinie. La loi a toujours pour effet de corriger, de gouverner, d’harmoniser et d’ajuster. Le désordre et la discordance n’ont aucun Principe fondamental ; ils sont inévitablement soumis au gouvernement de Dieu par ce que l’on peut appeler la divine loi d’ajustement. L’exécution de cette loi ne dépend pas de nous. En réalité, nous ne saurions en aucune façon augmenter, stimuler ni intensifier l’action ou l’opération de l’Entendement divin, puisque cet Entendement est constamment présent, toujours actif, et qu’il s’impose et s’affirme sans cesse quand on fait appel à lui avec droiture. Tout ce qui nous incombe, c’est d’appliquer scientifiquement cette loi d’ajustement au problème non résolu. Certains demanderont sans doute : « Comment la loi divine, dont l’action est mentale, peut-elle agir sur mon problème, qui est physique ? » On le comprend aisément quand on se rend compte que le problème n’est pas physique mais mental. Il faut d’abord savoir que tout est Entendement et que la matière n’existe pas, ce qui permet d’exclure de la pensée le sens matériel coupable.

Dans son sens originel, le mot anglais disease(maladie) signifie « manque d’aise », c’est-à-dire gêne, malaise, tourment, inquiétude, contrariété, blessure. Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, écrit ceci : « La maladie est une image de pensée extériorisée. L’état mental est appelé un état matériel. Tout ce que l’Entendement mortel chérit comme étant l’état physique se projette sur le corps. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 411) Cela s’applique également à la chaleur, au froid, à la faim, à la pauvreté, à toutes les formes d’inharmonie, qui sont des états mentaux, bien que l’entendement mortel les considère comme matériels. Il est dès lors facile de voir pourquoi la loi de Dieu, qui est mentale, peut s’appliquer à un problème physique.

En réalité, le problème n’est pas physique mais purement mental ; c’est le résultat direct d’une pensée nourrie dans l’entendement mortel. Si un homme était en train de se noyer au milieu de l’océan, loin de tout secours humain, la loi de Dieu pourrait le sauver s’il savait y faire appel. Le lecteur en doute-t-il ? Alors il croit possible que l’homme se trouve dans une situation où Dieu ne peut rien pour lui. Que l’on soit prisonnier d’un immeuble en flammes, victime d’un accident de chemin de fer ou précipité dans une fosse aux lions, il existe une loi divine capable d’ajuster immédiatement les circonstances matérielles apparentes et de produire une délivrance complète.

Il n’est pas nécessaire de savoir dans chaque cas ce qu’est cette loi divine et comment elle va agir ; chercher le pourquoi et le comment risquerait plutôt de gêner son action et de retarder la démonstration. Il faut immédiatement chasser de la pensée toute crainte suscitée par le fait que l’Entendement divin ne connaît pas notre détresse, ou par la croyance que la sagesse infinie ne possède pas l’intelligence nécessaire pour nous sauver. A la page 62 de Science et Santé, Mary Baker Eddy écrit : « L’Entendement divin, qui forme le bouton et la fleur, prendra soin du corps humain, de même qu’il revêt les lis ; mais qu’aucun mortel ne se mêle du gouvernement de Dieu en y interposant les lois des faux concepts humains. » Le problème, c’est qu’en général nous aimerions savoir comment Dieu va nous aider et quand les bons résultats de Son action se feront sentir ; nous jugerions alors sur pièces et déciderions si nous sommes prêts à remettre notre cause entre Ses mains.

Il faut donc comprendre où la divine loi d’ajustement produit ses effets. Dieu n’a nul besoin d’ajustement. C’est dans la conscience humaine seule qu’un changement est nécessaire. Mais à moins de faire appel à la loi divine, d’être fin prête à renoncer à la volonté humaine et aux plans humains, à moins d’écarter l’orgueil, l’ambition et la vanité, la conscience humaine ne laisse pas de place à l’action de cette loi d’ajustement.

Lorsque notre faiblesse est telle que nous nous sentons incapables de faire quoi que ce soit par nous-mêmes et que nous nous tournons vers Dieu, lorsque nous acceptons de renoncer à nos plans, à nos opinions et à nos vues personnelles sur la marche à suivre selon les circonstances, et que nous n’appréhendons pas l’issue, la loi de Dieu prévaut alors et maîtrise entièrement la situation. Mais ne nous attendons pas à ce que cette loi agisse en notre faveur si nous avons des idées préconçues quant à la manière dont elle doit opérer. Il nous faut renoncer complètement à nos vues personnelles et dire : « Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22:42) Si nous adoptons cette attitude avec confiance, certains que Dieu est capable de veiller à tout, aucun pouvoir terrestre ne pourra empêcher l’ajustement naturel, adéquat et légitime de toutes les situations inharmonieuses.

Cette loi d’ajustement est la loi universelle de l’Amour, dont les bienfaits s’étendent à tous. Elle ne prend pas à l’un pour donner à l’autre. Quelles que soient les circonstances, elle ne refuse jamais son aide ; elle est prête à agir dès qu’on l’y invite et que l’on écarte la volonté humaine. « Tout ce qui maintient la pensée humaine dans la voie de l’amour dégagé du moi reçoit directement le pouvoir divin » (Science et Santé, p. 192), écrit notre leader. Quand on peut enfin s’en remettre avec une entière confiance à l’action de la divine loi d’ajustement, on se sent aussitôt soulagé du poids de la responsabilité personnelle ; l’anxiété et la crainte font place à la paix, au soulagement et à l’assurance de la tendre protection de Dieu.

Le désir de laisser Dieu gouverner chaque situation à notre place par Sa loi d’ajustement s’accompagne toujours d’un profond sentiment de paix, de joie et de réconfort. Lorsque nous comprenons que l’Entendement infini est le Maître de l’univers, que chaque idée de Dieu occupe à jamais sa vraie place et qu’il n’existe ni condition ni circonstance permettant à l’erreur de s’introduire dans le plan divin, nous avons la certitude absolue que Dieu est capable de tout ajuster au mieux. Le fait est que tout est déjà à sa place légitime ; aucune ingérence, aucun défaut d’ajustement ne peut réellement se produire. La discordance n’existe que pour le sens humain peu éclairé. L’univers de Dieu est toujours parfaitement ajusté, et toutes Ses idées s’accordent sans cesse dans une harmonie parfaite.

Lorsque nous serons prêts à renoncer à nos conceptions inquiètes et incertaines des choses pour laisser l’Entendement divin gouverner, alors seulement nous verrons que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8:28). L’inharmonie apparente n’est qu’une croyance de l’entendement mortel, qu’il s’agisse de maladie, de malaise, d’ennuis ou de problèmes quelconques. Abandonnons sans regret nos vues personnelles, même si nous pensons être dans le vrai et croyons que les autres se trompent. En sacrifiant nos opinions humaines, nous ne souffrirons pas ; au contraire, nous verrons la loi divine agir sans délai pour ajuster les circonstances dans l’intérêt de toutes les parties concernées. Il semble parfois difficile de ne plus résister quand nous avons l’impression qu’on nous opprime ou qu’on nous trompe, mais si nous avons assez de foi en la puissance efficace de la Vérité, nous serons heureux de pouvoir ainsi renoncer à nos revendications et de nous confier dans la sagesse infinie, qui ajustera toutes choses selon sa loi infaillible. Les échecs sont inconnus dans l’Entendement divin. Dieu ne subit jamais de défaite, et ceux qui Lui demeurent fidèles recevront toujours les bienfaits d’une victoire sur l’erreur.

Que ferons-nous si nous nous trouvons impliqués dans une controverse, une dispute ou quelque situation désagréable ? Comment réagir aux attaques, aux calomnies, aux propos incorrects et aux outrages ? Rendrons-nous la pareille ? Ce ne serait point en appeler à la divine loi d’ajustement. Tant que nous voulons résoudre nous-mêmes le problème, nous entravons l’action de la loi de Dieu. Dans de telles circonstances, la riposte ne sert à rien. Nous ne faisons que révéler notre faiblesse humaine lorsque, prenant les choses en main, nous tentons de punir nos ennemis ou de nous tirer d’affaire par nos propres moyens.

Lorsque nous semblons avoir le choix entre deux méthodes pour résoudre un problème d’ordre professionnel ou autre, et que nous optons pour la solution qui nous semble la meilleure, comment savoir, en face de nombreux arguments contraires, si cette décision repose sur la Vérité ou sur l’erreur ? La question ne peut être réglée qu’en démontrant la divine loi d’ajustement. La sagesse humaine n’est pas toujours capable de nous orienter vers la bonne voie. Dans ce cas, nous devrions prier humblement pour être guidés par Dieu, puis choisir ce qui semble conforme à notre plus haut sens du bien, sachant que la loi divine ajuste et gouverne toutes choses. Si jamais notre choix n’est pas le bon, sachons, en tant que scientistes chrétiens, que Dieu ne nous permettra pas de nous fourvoyer indéfiniment, mais qu’Il nous révèlera le bon chemin et nous forcera d’y marcher.

Quand enfin nous sommes prêts à faire ce qui paraît le plus sage et à remettre le problème à Dieu, en sachant que Sa loi immuable ajustera chaque chose, nous pouvons nous retirer de la partie, renoncer à toute responsabilité personnelle et nous sentir en sécurité, certains que Dieu corrige et gouverne tout avec justice. Tout ce qui nous incombe, c’est de faire ce qui plaît à Dieu, ce qui est conforme aux exigences divines. Si l’on médit du bien que nous faisons, cela n’influe nullement sur la situation, car Dieu ne nous rend pas responsables des actes d’autrui. Quand nous avons satisfait aux exigences du bien, notre responsabilité cesse et nous pouvons nous détourner du problème. Quels que soient les intérêts en jeu, si nous réussissons à mettre de côté le moi, nous trouverons la paix promise par le prophète : « ... ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu... présentez-vous, tenez-vous là, et vous verrez la délivrance que l’Eternel vous accordera. » (II Chroniques 20:15, 17)

Nous ne pouvons espérer transcender ce sens humain de l’existence sans commettre d’erreur. Nous en ferons peut-être beaucoup, mais chaque fois la leçon sera profitable. Libre à nous de changer notre conception des choses aussi souvent que nous avons quelque clarté nouvelle. Ne restons pas attachés à un point de vue par vanité, simplement parce que nous l’avons défendu. Sachons renoncer à nos anciennes opinions et changer notre manière de voir chaque fois que la sagesse nous éclaire un peu plus.

On accuse parfois les scientistes chrétiens d’être versatiles. Ont-ils tort, si c’est Dieu qui les fait évoluer ? Est-on moins scientiste chrétien parce que l’on change d’opinion ? Un général est-il moins apte à conduire son armée parce que, dans l’ardeur du combat, il change de tactique sous l’inspiration de la sagesse ? Vouloir à tout prix s’en tenir au plan fixé d’avance, c’est risquer de faire prévaloir la volonté humaine, qui s’égare.

Les scientistes chrétiens sont des sentinelles armées, prêtes à répondre à chaque appel de la sagesse, tout en désirant sacrifier les vues ou les opinions personnelles afin que règne en eux l’Entendement « qui [était] en Jésus-Christ » (Philippiens 2:5).

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– Mary Metzner Trammell, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1996

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