Qui a un problème d’ego ? Cette question m’est venue à l’esprit il y a quelques mois. C’était à une période de l’année où une suggestion semble particulièrement forte : celle que les symptômes d’une maladie saisonnière sont réels et inévitables. Cela nous amène à accepter la possibilité que nous ne soyons pas en excellente santé ni en parfaite harmonie avec notre Père-Mère Dieu, le bien.
En priant à ce sujet, je savais que la Vérité, Dieu, était de mon côté. En tant qu’étudiant de la Science Chrétienne, je savais très bien que l’homme est à l’abri de telles prétentions à sujet de la maladie. Dieu n’avait jamais infligé la maladie à Son image et à Sa ressemblance, et je ne pouvais pas me laisser tromper et ressentir les effets de ce qui n’était qu’une simple suggestion irréelle venant à la pensée.
Cette confiance en la toute présence de Dieu, l’Amour, constitue pour moi un solide fondement depuis de nombreuses années. La Bible, ou « carte de la vie » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 24), nous dit beaucoup de choses à ce sujet. Par exemple, après avoir eu la preuve de la puissance absolue du Dieu unique, le roi babylonien Nebucadnetsar s’écria : « Que ses signes sont grands ! Que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération. » (Daniel 4:3) Cette même compréhension nous apporte aujourd’hui réconfort, joie, santé et harmonie, tout comme dans les temps anciens.
Alors pourquoi cette suggestion subtile d’une réapparition de symptômes que je n’avais pas éprouvés depuis de nombreuses années ? J’avais pourtant prié chaque jour pour moi-même et étudié les vérités pleines d’inspiration des Leçons bibliques hebdomadaires indiquées dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne. Peut-être me fallait-il saisir un concept nouveau.
Je me suis alors souvenu d’un passage sur l’ego tiré de Science et Santé. Mary Baker Eddy aborde le sujet de l’ego à plusieurs reprises dans ses écrits, et j’ai tiré une grande leçon de l’exemple qui suit. Parlant de Dieu en tant qu’Ame et Esprit, elle écrit : « L’homme est le reflet de l’Ame. Il est tout l’opposé de la sensation matérielle, et il n’y a qu’un Ego. Nous tombons dans l’erreur lorsque nous divisons l’Ame en des âmes, que nous multiplions l’Entendement en des entendements et supposons que l’erreur est entendement, puis que l’entendement est dans la matière et que la matière est une législatrice, que l’inintelligence peut agir comme l’intelligence, et que la mortalité peut être la matrice de l’immortalité. » (p. 249)
Cela a été pour moi un tournant décisif ! Alors que j’avais joyeusement affirmé ma liberté d’enfant de Dieu, j’avais omis d’envelopper l’humanité entière dans ce même Amour qui guérit, en reconnaissant que tout le monde vit dans l’atmosphère de l’Ame. Je devais me garder contre toute croyance, aussi infime soit-elle, suggérant que j’avais un ego personnel ayant libre accès à la santé tandis que d’autres pouvaient souffrir. Christ Jésus ne nous a-t-il pas montré qu’il n’existe qu’une seule source universelle du bien lorsqu’il dit à un jeune homme qui l’interrogeait : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Il n’y a de bon que Dieu seul » (Luc 18:19) ? Il comprenait pleinement que nous sommes tous des expressions individuelles complètes et parfaites de l’unique Ego, Dieu, et que la bonté n’était pas réservée à lui ou à quelques élus.
Cette perception de la Vérité m’a donné un nouvel élan dans mon étude et m’a débarrassé des symptômes dont je souffrais. Le fait de corriger ma pensée et de comprendre que les bienfaits provenant de l’unique Ego ne sont pas un don exclusif, mais une libre dispensation à l’humanité entière, a assuré la permanence de ma vie et de ma santé, et j’ai été guéri.
Il ne peut y avoir de « problème d’ego » ni d’egos en conflit quand on se souvient que, dans la Vérité, il n’y a qu’un seul Dieu, un seul Ego.
