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Continuez à faire du vélo !

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 1er octobre 2026


Lorsque j’ai commencé à faire du vélo tout terrain, il y a quelques années, mon partenaire de vélo m’a donné plusieurs précieux conseils. Tout d’abord, lorsque tu te trouves devant un obstacle rocheux, pédale pour le franchir. Le vélo roulera dessus sans problème. Deuxièmement, face à une ascension intimidante, garde ton élan. Marche s’il le faut, mais continue d’avancer. Et troisièmement, fais confiance à ton vélo. Il est conçu pour s’adapter au terrain ; l’hésitation humaine est le facteur principal qui limite ses performances.

En résumé, il faut continuer à faire du vélo.

Cela est devenu pour moi une belle analogie avec la vie. Cela me rappelle qu’il ne faut pas forcer les choses, mais plutôt prier et mettre sans cesse en pratique ce que l’on sait. Lorsque nous voyons venir une difficulté, notre instinct nous pousse souvent à nous arrêter. Mais dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul exhorte ainsi les chrétiens : « Priez sans cesse » (I Thessaloniciens 5:17) – c’est-à-dire continuez à faire du vélo.

Prier sans cesse signifie prier avant, pendant et après que l’on relève un défi. Même si l’obstacle semble trop grand et l’inspiration trop faible, nous pouvons prier Dieu à tout moment. Et si notre prière ressemble plus à une supplication désespérée qu’à une confiance paisible, ou si nous nous sentons seuls face aux difficultés que nous rencontrons, les expériences de nombreuses figures bibliques nous montrent que nous ne sommes jamais sans soutien. Dieu est toujours avec nous.

David l’a prouvé à maintes reprises. Les psaumes dont il est l’auteur montrent que c’est grâce à son sens palpable de la présence de Dieu qu’il a su faire face à de multiples épreuves. Le psaume 139 en témoigne : « Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi. » (versets 7-11)

Notre unité avec Dieu nous permet d’avoir cette même confiance. Nous ne sommes jamais seuls face à une difficulté, quelle qu’elle soit ; l’Amour divin a déjà comblé tout vide apparent, et nous le ressentons grâce au Christ, la véritable idée de l’Amour, qui nous montre le chemin à suivre. La Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy, écrit : « C’est de l’obscurité que jaillit la gloire de notre Seigneur, et c’est dans l’affliction que l’on trouve Son divin Amour. Lorsqu’un sens erroné souffre, le vrai sens se révèle... Nous sommes alors unis à une affection et à un idéal plus purs, plus élevés. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 276) La force morale, le désintéressement et l’honnêteté nécessaires pour affronter les épreuves comme le fit David se trouvent déjà dans chaque cœur.

Faire face aux difficultés de l’existence n’est pas toujours une partie de plaisir. Il est humain de souhaiter qu’elles soient moins nombreuses. Or, le fait de les surmonter non seulement nous donne un sentiment d’accomplissement, mais nous éveille aux possibilités infinies de notre nature spirituelle véritable en tant qu’expressions de Dieu, l’Esprit. Que faire si nous nous sentons heureux tels que nous sommes et ne voyons  pas la nécessité de nous remettre en question ? Parfois, notre idéal peut sembler trop restreint ; il est limité par le sentiment que notre bonheur personnel dépend des autres ou de nos perspectives de carrière, ou par toutes ces choses qui, selon nous, rendraient la vie facile ou attrayante. Ces obstacles apparents sont alors des bénédictions car ils nous sortent de notre zone de confort et nous incitent à nous surpasser. Ils nous rapprochent d’un idéal plus élevé que l’égocentrisme ou l’autosatisfaction.

Pour atteindre cet idéal supérieur, on ne peut éviter les problèmes ou résister aux directives de la Vérité. D’où toute la pertinence de cette affirmation tirée du livre d’étude de la Science Chrétienne : « Les épreuves font voir la sollicitude de Dieu. » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 66) Cela ne signifie pas que Dieu nous envoie des épreuves pour nous tester. En Science Chrétienne, il est clair que la souffrance n’est jamais provoquée par Dieu, mais qu’elle est au contraire éliminée grâce à une meilleure compréhension de Dieu en tant qu’Amour même.

Aussi réelle que la souffrance puisse paraître, elle est mentale par essence, étant basée sur la croyance que l’existence est matérielle. Elle résulte de notre ignorance de la bonté et du pouvoir de Dieu, ainsi que de l’ignorance de notre capacité à refléter cette bonté et ce pouvoir. C’est la crainte que quelque chose en dehors de Dieu gouverne notre existence. Aussi lorsque nous triomphons des difficultés, nous démontrons, pour nous-mêmes et pour le monde, l’efficacité de la sollicitude de Dieu. Nous constatons que l’Amour est bien supérieur à toute difficulté qui pourrait survenir.

C’est à cause de la ténacité de la croyance à l’existence matérielle que nous avons l’impression qu’il faut lutter pour arriver à changer notre façon de penser. L’apitoiement sur soi, le ressentiment et l'inertie voudraient faire obstacle à nos progrès. Le fait d’entretenir la crainte et de nous lamenter sur notre sort voudrait nous empêcher de ressentir la sollicitude de Dieu. Ce n’est pas par la souffrance que nous pouvons échapper à ce genre de discordance, mais plutôt en nous voyant tels que nous sommes vraiment, c’est-à-dire l’expression entièrement spirituelle de Dieu, l’Esprit. L’Amour divin impartial stoppe la souffrance dans son élan, et non l’inverse. Rien ne peut empêcher le pouvoir de l’Amour omniprésent de nous être accessible à tout moment.

Il se peut que nous ne voyions pas clairement, sur le moment, comment telle épreuve fait voir la sollicitude de Dieu. Mais si nous continuons à prier – à pédaler – nous perçons l’écorce d’une prétendue existence matérielle et trouvons la bénédiction et la rédemption de la pratique spirituelle que vient éclairer la Science Chrétienne. La résistance à relever les défis vient de la croyance que l’existence et notre identité sont matérielles, mais la Vérité divine nous montre comment trouver ce qui est réel. Nous découvrons alors que la vie est belle, qu’elle est source de santé et pleine de bonté. Nous voyons la preuve de l’amour de Dieu.

Larissa Snorek
Rédactrice adjointe

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