Le Psaume 139 nous enseigne que, où que nous allions, Dieu est présent. Cette présence constante signifie que le pouvoir, l’intelligence et le réconfort divins nous accompagnent sans cesse. On peut trouver de l’aide grâce à cette présence tangible, et se sentir protégé et en sécurité.
Moïse et les Israélites en eurent la preuve lors de leur traversée du désert. La nourriture et l’eau leur étaient données directement par Dieu, et leurs vêtements et leurs chaussures ne s’usaient pas (voir Exode 16:12-15, Nombres 20:11 et Deutéronome 8:4). Ces récits plein d’inspiration montrent qu’en dépit des circonstances, tout ce dont nous avons besoin est déjà à notre portée et nous est révélé lorsque nous nous tournons vers Dieu en prière.
Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy déclare ceci : « L’Amour divin a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours. » (p. 494) Un autre passage, également tiré des écrits de Mary Baker Eddy, m’a mieux fait comprendre comment Dieu, l’Amour divin, répond à nos besoins humains : « Dieu compatit à nos afflictions avec l’amour d’un Père pour Son enfant – non en devenant humain et en connaissant le péché, ou néant, mais en détruisant notre connaissance de ce qui n’est pas. » (Non et Oui, p. 30)
Lorsque mes pensées s’attachent à Dieu, sachant qu’Il est infiniment bon et que le bien est toujours présent pour tout le monde, et que je suis reconnaissante de chaque petite manifestation de ce bien, je constate qu’il m’est possible de ressentir la présence de Dieu dans les moments où il y a un besoin.
J’ai pu le confirmer alors que je roulais sur une route très peu fréquentée pour rentrer chez moi après un long voyage. Après avoir fait le plein, je roulais depuis une demi-heure environ quand j’ai constaté que mon pneu arrière gauche était crevé. Je me suis garée sur le bas-côté, devant une borne kilométrique. Le soleil commençait à se coucher. Je n’étais pas rassurée du tout de me trouver en ce lieu, dans le noir, avec ces énormes semi-remorques qui me dépassaient à toute vitesse.
Après avoir appelé l’assistance dépannage et appris qu’il me faudrait attendre environ deux heures et demie, j’ai appelé une amie praticienne de la Science Chrétienne, et j’ai laissé couler mes larmes. Pourtant, quelques minutes plus tard, nous en riions ensemble et parlions des manifestations concrètes de la sollicitude divine que nous allions découvrir.
Et cela était vrai ! je me suis rendu compte que j’étais déjà témoin du fait que Dieu avait répondu à mes besoins :
En m’arrêtant pour reprendre de l’essence au moment où je l’ai fait, cela m’a permis de laisser tourner le moteur pour garder le chauffage et les phares allumés, ainsi que mon téléphone chargé, en attendant la dépanneuse.
Mon amie était heureuse de rester en ligne avec moi pour parler, prier et échanger des pensées inspirées.
L’idée m’est venue d’appeler la police de la route pour demander une assistance routière. Une policière est venue se garer derrière moi et elle est restée là pendant l’heure et demie qu’il me restait encore à attendre.
Le dépanneur a changé le pneu sur place. Il m’a demandé de le suivre jusqu’à la prochaine sortie pour vérifier que la voiture roulait normalement avec le nouveau pneu, et j’ai pu trouver un hôtel à proximité.
Je voyageais avec Hershey, ma chienne croisée Labrador dont l’énergie peut parfois poser un problème. Heureusement, elle est restée calme et a dormi paisiblement sur son coussin, sur le siège avant de la voiture, jusqu’à l’arrivée de la dépanneuse.
Le personnel de l’hôtel m’a très bien accueillie à mon arrivée à 23 h. L’hôtel acceptait les animaux, ce qui n’est pas toujours facile à trouver, surtout à la dernière minute et tard le soir.
Mon fils est venu me chercher à l’hôtel et m’a aidée à remplacer le pneu le lendemain.
Certains de ces détails peuvent paraître insignifiants ou aller de soi. Mais j’y ai puisé une leçon spirituelle : parfois, lorsque nous avons peur ou que nous nous sentons impuissants, il se peut que nous ne voyions pas le bien qui nous entoure. Mais le fait de prier et de reconnaître la présence constante de Dieu révèle ce bien qui répond à nos besoins.
La Bible nous en fournit un exemple dans le second livre des Rois, lorsqu’Elisée pria pour que les yeux de son serviteur s’ouvrent afin qu’il voie les chars de feu qui les entouraient et les protégeaient de toute attaque (voir 6:17). Et lorsque Christ Jésus fut trahi et arrêté à Gethsémané, il demanda : « Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26:53)
Ces anges, ou pensées de Dieu, sont présents et accessibles à chacun d’entre nous, en toutes circonstances, où que nous soyons. Bien que ces ressources aient toujours été présentes, ce soir-là sur l’autoroute, je n’en ai eu conscience ou ne les ai découvertes qu’après avoir prié et ressenti cette paix qui ne vient que de Dieu. Grâce à la prière, j’ai constaté l’efficacité et la portée pratique du christianisme, et j’ai ressenti la présence pleine d’amour de Dieu là même où je me trouvais. Je suis infiniment reconnaissante !
