Ma gratitude pour les histoires de la Bible est sans limite. Ces récits renferment tant de leçons utiles qui s’appliquent à notre vie quotidienne. On y apprend que Dieu est toujours présent, que nous sommes un avec Lui et qu’Il communique directement avec nous. La Bible nous apporte également la preuve que la prière accomplit des guérisons complètes, même lorsque le problème dure depuis longtemps.
Le Nouveau Testament relate l’histoire d’une femme qui était « courbée » depuis 18 ans et incapable de se redresser. Elle fut guérie lorsque Jésus la vit et déclara avec assurance : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. » (Luc 13:12) On y lit aussi l’histoire de cet homme infirme depuis 38 ans, qui fut guéri rapidement après que Jésus lui demanda : « Veux-tu être guéri ? » (Jean 5:6) Cela montre qu’aucun moyen matériel n’était nécessaire pour obtenir une guérison, mais qu’il fallait avoir le désir sincère d’être guéri et être réceptif au message du Christ.
Il y a plusieurs années, ces histoires m’ont inspirée et aidée dans la guérison d’un problème au pouce. Je souffrais de ce à quoi on se réfère communément (et qui est souvent décrit dans les publicités) comme l’arthrite du pouce. Non seulement cela était gênant et très inconfortable, mais mon pouce était complètement inutilisable. Cela me posait sans cesse des problèmes au quotidien, comme par exemple pour ouvrir un bocal. La situation paraissait tout à fait désespérée, car le problème persistait et semblait incurable, comme le disaient les annonces.
Tout en priant pour comprendre que cette difficulté était une illusion, une croyance erronée à mon sujet, j’essayais à tout prix de faire bouger le pouce par la force. Je tentais de le débloquer de l'état ossifié dans lequel il semblait se trouver. Et puis j’ai réalisé que c’était là ce que Mary Baker Eddy, la fondatrice de la Science Chrétienne, appelle du « charlatanisme mental ». Elle écrit dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « C’est du charlatanisme mental de faire de la maladie une réalité – de la tenir pour quelque chose que l’on peut voir et sentir – et d’essayer ensuite de la guérir par l’Entendement. » (p. 395)
Cet énoncé m’a fait prendre conscience du fait que je ne pouvais pas travailler à la fois physiquement et métaphysiquement, car ces deux approches sont diamétralement opposées. Jésus nous avertit : « Nul ne peut servir deux maîtres » (Matthieu 6:24) ; et Mary Baker Eddy affirme à plusieurs reprises dans Science et Santé que Jésus guérissait « en opposition directe » avec les lois matérielles (p. 273).
Il me fallait comprendre que ma structure est spirituelle, et donc toujours parfaite, gouvernée et maintenue uniquement par l’Entendement divin, jamais soumise à de prétendues lois matérielles. Comme Jésus l’ordonne, je me suis donc « repentie » en changeant ma façon de penser. Je me suis attachée à la réalité de mon être créé par Dieu en bonne santé et en parfait état de fonctionnement. Chaque fois que je pensais qu’une partie de mon corps était déformée, que je ne pouvais pas utiliser mon pouce normalement, ou que cette maladie était un effet naturel du vieillissement ou de l’hérédité, je réfutais avec véhémence ces fausses croyances avec la vérité selon laquelle l’homme reflète la bonté de Dieu et ne comporte aucun élément du mal apparaissant sous forme d’immobilité, de déformation ou de dysfonctionnement.
Je déclarais souvent que cet état était le produit de la pensée mortelle et qu’il ne correspondait pas au dessein de Dieu, l’Entendement, pour Ses enfants. Là même où il semblait y avoir malformation et dysfonctionnement, il y avait en réalité une forme et une fonction parfaites ; et là même où il semblait y avoir de la frustration, il y avait une harmonie et une liberté parfaites dans la Vérité. Le fait de déclarer ces vérités spirituelles, souvent plusieurs fois par jour, m’a permis de rester concentrée sur la vérité concernant l’homme créé par Dieu.
Puis, un jour, alors que je voulais ouvrir un bocal, j’ai réalisé que rien ne m’en empêchait. Mon pouce bougeait et se pliait normalement. C’était la fin du problème. Comme j’étais heureuse et reconnaissante de cette spiritualisation de la pensée qui m’avait permis de voir la Vérité divine à l’œuvre et d’en faire l’expérience !
Les récits bibliques sont des guides inestimables dans notre cheminement spirituel, car ils nous enseignent la dévotion, l’obéissance, la persévérance et la compréhension. Ils nous aident à percevoir et à prouver l’impuissance des croyances matérielles et la toute-puissance de l’Entendement, comme j’ai pu le constater à maintes reprises, au fil des ans, grâce à l’étude et à la pratique de la Science Chrétienne.
Katherine Hieronymus
Colorado Springs, Colorado, Etats-Unis
