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La prière chrétienne et scientifique est une affirmation de la Vérité

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 24 août 2026


J’étais à l’université lorsque j’ai commencé à souffrir de migraines. Au début de mon Master, elles sont devenues plus fréquentes, et l’année suivante, pendant laquelle j’étudiais le droit, elles m’empêchaient parfois d’aller en cours.

Un jour, alors que je travaillais avec mon groupe d’étude, j’ai senti une migraine arriver. J’ai demandé de l’aide à mes amis, qui ont eu la gentillesse de disposer plusieurs tables dans une salle de classe vide et sombre pour que je puisse m’y allonger, en utilisant un manteau comme oreiller. Mais j’espérais faire plus qu’attendre que ça passe. J’avais récemment commencé à lire le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, grâce auquel j’avais appris que pour guérir je pouvais prier plutôt que de compter sur les médicaments.

Même si je connaissais la Science Chrétienne depuis peu, les concepts que j’étudiais avaient profondément transformé ma façon de penser. Les médecins m’avaient expliqué que les médicaments pouvaient aider à gérer les migraines, mais Science et Santé m’avait apporté de l’espoir, puis la compréhension qu’une guérison définitive était possible.

Enfant, je priais souvent et j’ai continué de prier à l’âge adulte. Jusque-là, mes prières étaient généralement d’humbles et naturelles supplications, où je demandais à Dieu de m’aider. Cependant, en lisant le livre d’étude de la Science Chrétienne, j’ai découvert une autre manière de prier.

Science et Santé décrit les prières de Jésus comme « des affirmations profondes et consciencieuses de la Vérité – de la ressemblance de l’homme avec Dieu et de l’unité de l’homme avec la Vérité et l’Amour » (p. 12). Plus loin dans le même ouvrage, l’auteure indique également que la Prière du Seigneur, la prière que Jésus a donnée à ses disciples, illustre l’essence de la prière chrétienne et scientifique, « l’aspiration céleste et ... la conscience spirituelle ... qui guérissent instantanément les malades » (p. 16).

La Prière du Seigneur ne supplie pas Dieu de guérir les malades. Elle reconnaît la suprématie et la majesté de Dieu, réfutant implicitement tout ce qui n’est pas semblable à Dieu. Cela ressort très clairement du dernier verset de la prière tel qu’il est rapporté dans l’Evangile selon Matthieu (6:13) : « Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. » Jésus guérissait les malades en s’appuyant sur le fait que son Père était éternellement présent, omnipotent et entièrement bon.

Dans Science et Santé, Mary Baker Eddy éclaire chaque verset de la Prière du Seigneur par une interprétation spirituelle. Par exemple, après « Que ton règne vienne », elle ajoute : « Ton règne est venu ; Tu es toujours présent », et après « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », elle écrit : « Donne-nous de savoir que – de même qu’au ciel, ainsi sur la terre – Dieu est omnipotent, suprême. » (p. 16-17)

En réfléchissant à la Prière du Seigneur et à son interprétation spirituelle, je me suis demandé : « Si Dieu est bon, tout-puissant et toujours présent, comment pourrait-il exister quelque chose qui ne soit pas bon ? » Logiquement, je savais que c’était impossible. Je pouvais donc protester contre une migraine, car la maladie ne peut exister dans l’univers de Dieu. Mes prières ont progressé au-delà de la supplication pour reconnaître la nature divine de Dieu : Sa bonté, Son omnipotence, Son omniprésence et Son omniscience. Sachant que Dieu, l’Esprit infini, a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance, et que Sa loi du bien est toujours à l’œuvre, j’ai affirmé que je reflétais Dieu et que mon véritable être spirituel était préservé de toute maladie, douleur ou péché.

Allongée sur ces tables inconfortables, j’ai réfléchi à Dieu et à l’homme d’une manière nouvelle et inspirée. Guidée par la Prière du Seigneur, par son interprétation spirituelle, et par le désir de protester contre la maladie, reconnaissant qu’elle n’est pas naturelle mais contraire à ma véritable nature, j’ai pris comme point de départ Dieu, qui est infiniment bon et harmonieux. J’ai pris conscience qu’un Dieu souverain et entièrement bon, dont les lois gouvernent tout, ne pouvait permettre ni douleur ni souffrance et que, par conséquent, je ne pouvais faire l’expérience que du bien.

Mon étude du droit m’avait conduite à apprécier la logique de la jurisprudence et la façon cohérente dont elle découle des précédents judiciaires établis. En appliquant ce concept à la Science Chrétienne, j’ai reconnu le précédent de l’omnipotence divine, qui ne peut être ni subverti, ni contesté, ni annulé. J’ai reconnu le précédent de l’omniprésence divine, qui rejette toute possibilité qu’il existe une réalité autre que Dieu et Sa bonté. Et j’ai enfin reconnu le précédent de l’omniscience divine, qui établit que Dieu possède une connaissance universelle de la Vérité, où l’erreur ne peut exister.

Je me suis dit que le précédent de ce Dieu universel, le bien, identifié dans la Bible en tant que Vérité et Amour infinis, excluait toute discordance. Je ne pouvais connaître que la paix parce que je suis à la ressemblance de Dieu, régie par Sa loi. J’ai reconnu que j’étais parfaite, car créée par un Dieu parfait et donc pas sujette à la peur, la douleur ou à la maladie.  Mon refus de la maladie s’est transformé en une affirmation puissante de ma véritable nature, spirituelle, créée à l’image de Dieu, et reflétant à jamais la perfection, la beauté et le caractère complet de Dieu, l’Esprit.

Pendant que je priais, la douleur s’est dissipée jusqu’à ce que je puisse finalement m’assoir. Peu après, une amie de mon groupe d’étude est venue prendre de mes nouvelles. Elle m’a trouvée assise sur une chaise, la lumière allumée, libérée de toute douleur et réfléchissant avec gratitude à ce qui s’était passé. Comprendre le fondement de la prière chrétiennement scientifique – la perfection de Dieu et l’héritage spirituel et éternel de l’homme créé à Sa ressemblance – m’avait guérie. Et je n’ai plus de migraines depuis plus de quarante ans.

Le fondement de la guérison par la Science Chrétienne est la vérité immuable concernant Dieu et l’homme. Dans Science et Santé, Mary Baker Eddy écrit de manière concise : « La compréhension, semblable à celle de Christ, de l’être scientifique et de la guérison divine renferme un Principe parfait et une idée parfaite – Dieu parfait et homme parfait – comme base de la pensée et de la démonstration. » (p. 259) Refuser la maladie, en sachant que nous sommes armés de l’idéal spirituel de la perfection de Dieu et de l’homme, n’est pas irréaliste mais, comme je l’ai appris, c’est une approche pratique et qui guérit.

Nous avons tous le droit de nous opposer à la maladie en nous faisant l’avocat de la vérité. Nos prières peuvent nous faire passer d’une fervente supplication à une inspiration éclairée, et d’une revendication spirituelle à une guérison permanente, en affirmant le pouvoir et la présence de Dieu, et en affirmant notre identité parfaite comme étant Son reflet.

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