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Guérison d’une maladie invalidante

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 31 août 2026


Il y a bien des années, alors que mes fils étaient préadolescents, nous avons passé une journée à nager dans un parc aquatique avec ma sœur et ses enfants. Elle a remarqué une tache noire sur la partie externe de mon mollet. Elle a cru que c’était une araignée. J’aime les araignées, mais je n’ai pas apprécié ce que j’ai vu : ce n’était pas une araignée, mais une excroissance noire. Cela m’a effrayée. Les jours suivants, elle n’a cessé de grossir, tout en présentant d’autres signes inquiétants.

J’ai été soutenue à ce moment-là par la grande confiance que j’avais en Dieu, depuis que mon mari avait guéri de son alcoolisme grâce au traitement par la Science Chrétienne (voir Arnold « Judge » Wynecoop, « Guérison de l’alcoolisme », Héraut, mars 2010). J’étais convaincue que Dieu pouvait également guérir ce problème physique. J’ai donc fait appel à un praticien de la Science Chrétienne pour un traitement par la prière – le premier de quatre merveilleux praticiens auxquels j’ai demandé de l’aide à différents moments au cours des deux années qui ont suivi. Chacun m’a beaucoup appris au sujet de la guérison par la Science chrétienne. J’apprécie chacun d’entre eux pour leur présence inspirante dans ma vie.

Pour guérir, il me fallait persévérer dans la prière, avoir pour discipline de me détourner de l’image inquiétante de la maladie, et accepter comme vraie la perfection dont Dieu m’avait douée. Je commençais à perdre du poids et, parfois, je n’arrivais même plus à monter les escaliers pour aller me coucher.

Quand j’ai remarqué que l’affection semblait s’étendre, j’étais très effrayée et j’ai appelé une praticienne qui m’a demandé de lire « l’exposé scientifique de l’être » pendant qu’elle priait pour moi. A la page 468 de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « Il n’y a ni vie, ni vérité, ni intelligence, ni substance dans la matière. Tout est Entendement infini et sa manifestation infinie, car Dieu est Tout-en-tout. L’Esprit est la Vérité immortelle ; la matière est l’erreur mortelle. L’Esprit est le réel et l’éternel ; la matière est l’irréel et le temporel. L’Esprit est Dieu, et l’homme est Son image et Sa ressemblance. Donc, l’homme n’est pas matériel ; il est spirituel. »

En étudiant cet exposé, le mot est m’a sauté aux yeux. Je priais pour être guérie dans le futur, or cela m’a rappelé que le futur, c’est maintenant. J’ai vu que j’étais déjà complète et parfaite, dès à présent. Maintenant ! Je n’avais pas besoin de continuer de prier pour devenir complète et parfaite. Inspirée par cette pensée, je suis allée me coucher et je me suis endormie. Un peu plus tard mon mari est venu dans la chambre pour se coucher, et il m’a dit par la suite que j’avais un visage radieux et paisible. Je me souviens encore de sa remarque près de trente ans plus tard !

Cette période a été marquée par de nombreux moments décisifs. L’un d’entre eux, particulièrement marquant, s’est produit une après-midi alors que je lisais, à la table de la salle à manger, un numéro du Christian Science Sentinel (l’une des publications sœurs du Héraut), pour le seul plaisir que j’en retirais. Je suis tombée sur un article écrit par Ann Kenrick intitulé « Quelle joie ! », avec un point d’exclamation (Héraut, avril 1989).

Dans cet article, l’auteure nous présente Jérémie Regard, un Français qui exerçait le métier de forgeron. Il était scientiste chrétien, mais nous n’en savons pas plus à son sujet. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été l’un des six mille Français arrêtés et envoyés dans un certain camp de concentration en Allemagne. Il y a rencontré un jeune homme nommé Jacques Lusseyran, un résistant aveugle de 19 ans. Jacques ressentait la joie qu’exprimait Jérémie malgré les conditions de vie dramatiques auxquelles ils étaient soumis, comme le fait d’être logés dans des baraquements extrêmement surpeuplés. Cette joie qui venait du plus profond de Jérémie, d’une compréhension de la réalité de Dieu, le bien, et de l’irréalité et de l’impuissance du mal, inspirait tous ceux qui l’entouraient.

En lisant cet article, je me suis dit : « Si Jérémie Regard a perçu l’irréalité d’un camp de concentration, alors je peux moi aussi voir l’irréalité de ce mal qu’est une excroissance anormale. Je peux ressentir la joie liée à la conviction de la toute-présence et du pouvoir de Dieu. » Toute la journée, animée d’une grande reconnaissance, je m’exclamais : « Quelle joie ! Quelle joie ! »

Cette révélation a été un moment décisif : rien ne pouvait m’enlever la joie que Dieu m’avait donnée. C’est alors que la guérison a commencé à devenir évidente. Je n’évaluais pas les progrès en fonction de ce qui se passait dans mon corps, car l’important se passait dans ma conscience. La peur s’estompait à mesure que la joie de ressentir la présence de Dieu remplissait mes pensées.

La beauté et l’harmonie seules étaient présentes, et cela transparaissait sur mon corps. J’ai remarqué que l’excroissance sur mon mollet était passée de la taille d’une balle de golf à presque rien. Les symptômes de la maladie qui touchaient d’autres parties de mon corps ont diminué et ont rapidement disparu. J’ai retrouvé mon poids normal et j’ai repris mon travail à plein temps.

Je me souviens avoir relaté cette guérison lors du service d’Actions de grâces cette année-là dans mon église filiale. J’ai rendu grâce à Mary Baker Eddy de nous avoir fait part de sa découverte de la Science Chrétienne. J’ai remercié tous ceux qui écrivent des articles pour les périodiques de la Science Chrétienne, car ils m’ont appris à considérer l’univers sous un jour nouveau, entièrement spirituel. J’ai également remercié les praticiens de la Science Chrétienne pour leurs prières et leur soutien. Chacun des praticiens à qui j’ai fait appel m’a fait part d’idées métaphysiques réconfortantes et encourageantes, sur lesquelles j’ai pu m’appuyer.

Cette guérison, de même que celle de mon mari qui a guéri de l’alcoolisme, m’a prouvé qu’il n’y a ni portes closes ni obstacles qui empêchent de comprendre Dieu. A Lui appartiennent le règne, la puissance et la gloire.

Tina Wynecoop
Colbert, Washington, Etat-Unis

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