Un dimanche matin, j’ai commencé à prier, comme je le fais habituellement, pour le service de l’église filiale de L’Eglise du Christ, Scientiste, dont je suis membre. Franchement, je n’avais pas envie d’aller à l’église ce matin-là. J’avais le moral à zéro et je n’avais pas envie de discuter avec les autres. Il était plus simple d’écouter le service à distance, en silence, plutôt que d’y être en personne.
Au fil des ans, cependant, j’ai appris que l’une des raisons d’aller à l’église est de guérir et d’être guéri. Non pas qu’il soit impossible d’avoir une guérison en écoutant le service à distance, mais être présente physiquement m’aide à voir ce qui a besoin d’être guéri et renforce le sentiment d’appartenance à une communauté.
J’ai eu de nombreuses guérisons pendant les services à l’église et je suis reconnaissante au Manuel de L’Eglise qui stipule que : « Les prières dans les églises de la Science Chrétienne seront offertes pour l’assistance collectivement et exclusivement. » (Mary Baker Eddy, p. 42) Même si un problème n’est pas complètement guéri durant un service, je retire des enseignements spirituels de la Leçon-Sermon du dimanche, publiée dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne, ainsi que des lectures et des témoignages partagés lors des réunions du mercredi – des enseignements qui me propulsent vers une guérison rapide. Ce matin-là, il était clair que je devais surmonter mon « moral à zéro » afin d’être réceptive aux bienfaits du service.
Au cours des deux semaines précédentes, j’avais beaucoup prié avec l’idée suivante, relative aux services d’église : « Mary Baker Eddy avait déclaré à un élève qu’il lui tardait de voir le jour où personne n’entrerait dans une église de la Science Chrétienne sans être guéri de sa maladie ou de sa souffrance, quelle qu’elle soit, et que ce jour ne pourrait arriver que lorsque chaque membre de l’église étudierait et démontrerait la vérité contenue dans la Leçon-Sermon indiquée dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne, et qu’il viendrait au service avec la conscience ainsi préparée. » (Florence Clerihew Boyd, « Guérir les multitudes », Héraut-online, 26 juillet 2019)
Ce dimanche matin, sachant que j’avais étudié la Leçon biblique durant la semaine, je souhaitais contribuer au service. Mais pour y assister avec une « conscience ainsi préparée », il me fallait améliorer mon attitude. J’ai commencé par la gratitude envers tous les participants : les Lecteurs qui s’étaient préparés assidument pour le service, les musiciens qui avaient choisi et interprété la musique qui soutiendrait le message de la Leçon-Sermon de la semaine, et les personnes présentes (ainsi que celles qui écoutaient le service en ligne) qui priaient pour répondre au souhait de Mary Baker Eddy d’avoir des services d’église qui guérissent.
J’ai aussi traité les petites poches d’inharmonie qui surgissent parfois au sein d’une famille d’église, en priant pour comprendre que « la structure de la Vérité et de l’Amour », une partie de la définition spirituelle d’ « Eglise » dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures (Mary Baker Eddy, p. 583), ne contient ni inharmonie ni grief. Lorsque mon mari et moi sommes partis pour l’église, j’étais prête à contribuer. Mes plaintes mentales avaient cessé. J’attendais avec impatience les nouvelles idées spirituelles que j’allais recevoir pendant le service.
Alors que mon mari et moi marchions du parking à l’église, ma chaussure s’est accrochée à quelque chose et je suis tombée violemment sur le trottoir. Le choc a été majoritairement amorti par la paume de mes mains. A cet instant, j’ai clairement eu l’impression d’être la simple spectatrice de cet événement. Ce n’était pas la réalité de mon être en tant qu’enfant bien aimée de Dieu. Mon mari m’a gentiment proposé de m’aider à me relever, mais j’avais besoin d’un instant de paix pour prendre conscience de ma véritable nature, qui était indemne. Puis, avec précaution, je me suis relevée, convaincue que je pouvais entrer dans notre église en exprimant un sens de domination, et assumer mes responsabilités sans entrave. Cette conviction n’était pas de la volonté humaine ; elle reposait sur le fait que cet accident, comme tout accident, n’avait jamais eu lieu, car Dieu prend continuellement soin de tous Ses enfants et ne les livre jamais au hasard, ni au mal, quel qu’il soit.
Une fois arrivée à l’église, j’ai constaté que mes mains avaient des teintes sombres et anormales. Alors que je m’acquittais de mes obligations avant le service, chaque fois que surgissait une suggestion concernant une possible blessure ou une gêne ultérieure, je la rejetais, car je savais que ce n’était pas la vérité à mon sujet – moi qui suis une idée de Dieu, du seul Entendement infini. Je me suis demandé : ai-je vraiment des mains en « Technicolor » ? Bien sûr que non, car je suis créée par Dieu, le bien, qui conserve mon être tout entier. Aurai-je mal demain matin ? Impossible, car l’accident, la cause supposée, ne s’est jamais produit, et il ne peut y avoir d’effet sans cause. Y a-t-il eu un accident ? Non, car Dieu prend constamment soin de moi, qui suis Son image et Sa ressemblance, gracieuse, harmonieuse et alerte.
Tout au long du service, je me suis attachée aux raisons qui m’incitaient à être présente à l’église : guérir et être guérie. Je ne voulais pas qu’un incident irréel vienne perturber la joie que j’avais ressentie en quittant la maison quinze minutes auparavant, ni l’inspiration que j’allais ressentir pendant le service. Je savais que ma santé et mon bien-être véritables, qui étaient issus de Dieu, allaient être soutenus par tous ceux (y compris moi) qui assistaient au service en s’étant préparé spirituellement. J’ai veillé à écarter immédiatement toute suggestion d’accident ou de blessure, ainsi que leurs conséquences.
Le résultat a véritablement été inspirant. Pendant le service, j’ai acquis une compréhension plus profonde du sens spirituel de certains passages de la Bible et de Science et Santé qui ont été lus à haute voix. A la fin du service, mes mains avaient retrouvé leur couleur normale. Je n’ai ressenti aucune raideur ni aucune douleur, ni ce jour-là ni les jours suivants. J’ai ressenti de la joie et de la gratitude pour la démonstration concrète du rôle de l’église dans la guérison par la Science Chrétienne dont j’avais fait l’expérience ce dimanche-là. Cette expérience était véritablement la réalisation du souhait de Mary Baker Eddy : que les personnes qui assistent aux services d’église soient guéries, car les membres auront étudié et démontré les vérités spirituelles de la Leçon biblique tout au long de la semaine.
Cette expérience a enrichi ma compréhension de la dimension pratique de nos services d’église, et elle a continué de m’inspirer lors des services qui ont eu lieu depuis.
Mary Bothwell
Pasadena, Californie, Etats-Unis
