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Dieu vous a donné la domination, n’y renoncez pas !

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 31 août 2026


Dans le tout premier chapitre de la Bible, on nous dit que Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance. A cette création était lié un don précieux : la domination.

Dieu est cité, disant : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » (Genèse 1:26)

Ce don était inconditionnel ; il n’était ni sélectif ni limité. Il a été conféré à « l’homme et la femme » (Genèse 1:27) pour l’éternité.

Alors, qu’est-ce que la domination ? On pense immédiatement à la liberté, à la santé, à l’harmonie, à la paix, à la joie. Mais on pense aussi à ce que la domination n’est pas : la restriction, la discordance, le chaos, la dépression, l’assujettissement, l’esclavage.

Dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy explique : « L’asservissement de l’homme n’est pas légitime. Il cessera dès que l’homme entrera en possession de son héritage de liberté, la domination que Dieu lui a donnée sur les sens matériels. Les mortels affirmeront un jour leur liberté au nom du Dieu tout-puissant. Alors ils gouverneront leur propre corps par la compréhension de la Science divine. Abandonnant leurs croyances actuelles, ils reconnaîtront l’harmonie en tant que réalité spirituelle et la discordance en tant qu’irréalité matérielle. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 228)

Cela semble merveilleux, mais comment mettre cela en pratique dans notre vie quotidienne ? J’ai eu l’occasion d’approfondir ce sujet il y a quelques années. J’ai toujours été un passionné de course à pied, de ski et de vélo. Le week-end où a eu lieu la réunion des anciens élèves du lycée, l’anniversaire des 40 ans, j’ai fait une longue randonnée à vélo le matin même où les festivités devaient commencer. Je connaissais bien le parcours, mais il présentait des difficultés. Comme je le fais souvent dans ce genre d’activité, j’ai passé une bonne partie du trajet à prier, et la balade s’est déroulée sans incident.

Lors de la réunion des anciens élèves, plus tard dans la journée, j’ai eu le plaisir de revoir des amis que je n’avais pas vus depuis des décennies. Cependant, les conversations tournaient souvent autour des difficultés physiques liées à l’âge, auxquelles beaucoup de mes camarades de classe étaient confrontés. On évoquait fréquemment des problèmes de mobilité, des prothèses articulaires, des maladies invalidantes, et même des décès prématurés.

Je n’ai pas beaucoup pensé à ces sujets pendant la réunion, si ce n’est par compassion pour ceux qui avaient traversé ces épreuves, et par gratitude de ne pas avoir à affronter de tels problèmes. Mais le lendemain matin, je me suis réveillé avec une vive douleur au genou. Je pouvais à peine m’appuyer dessus, et chaque pas me causait une vive douleur dans la jambe. C’était d’autant plus étrange que je n’avais ressenti aucune douleur ni eu aucune blessure pendant la balade à vélo de la veille et que j’avais marché sans le moindre problème.

J’ai commencé à prier à ce sujet et j’ai compris que je devais être plus attentif à cette suggestion insidieuse selon laquelle ma vie serait un concept matériel sur lequel je n’aurais aucune domination – que ma vie suivrait une courbe en cloche, avec un début, une ascension, un plateau, puis un déclin et une fin. Cette croyance est à l’opposé du récit du premier chapitre de la Genèse concernant l’homme et la femme créés par Dieu, à Son image et à Sa ressemblance.

Si l’on peut raisonnablement supposer que Dieu n’est pas matériel mais spirituel, alors il s’ensuit que l’homme créé par Dieu n’est pas non plus matériel mais spirituel, et qu’il ne peut être soumis à des limitations matérielles qui le priveraient de sa domination. J’ai immédiatement remis en question la pensée que mes camarades et moi étions définis par la matérialité et par un cycle de vie fini.

La douleur n’a pas disparu immédiatement. En fait, elle a persisté pendant plusieurs jours sans même sembler s’atténuer. Cela a fait naître en moi la crainte de voir ma vie sportive toucher à sa fin. J’ai toutefois profité de cette occasion pour approfondir, par la prière, ma réflexion sur la croyance au vieillissement et au déclin. Cela m’a amené à regarder de plus près mes motivations pour faire des activités comme le vélo, le ski et la course à pied.

Bien sûr, j’utilisais le temps passé à pratiquer ces activités pour trouver l’inspiration et pour prier. Mais j’ai réalisé que, de manière subtile, je les considérais encore comme des activités physiques. Je modifiais mon alimentation avant ou après certains entraînements, afin de faire le plein d’énergie ou de favoriser la récupération. Je me chronométrais et je tenais un registre de mes résultats. Je surveillais mon poids et je me plongeais dans un jacuzzi après un entraînement intense pour me détendre.

Je me suis aussi aperçu que j’étais fier de pouvoir continuer ces activités alors même que les années avançaient. Je fournissais des efforts pour garder mes pensées centrées sur l’inspiration spirituelle et la liberté, mais je sapais ces efforts en considérant ces activités comme des exercices physiques, et en adoptant des comportements qui subtilement renforçaient cette perception.

L’intensité de la douleur dans mon genou s’est atténuée les jours suivants, mais elle me rappelait constamment la nécessité de clarifier mes motifs si je voulais un jour refaire du vélo, courir ou skier. J’ai poursuivi ma réflexion jusqu’au point où j’étais prêt à renoncer à ces activités, non par crainte d’une aggravation de mon état physique, mais parce que je ne voulais rien faire qui puisse entretenir la croyance erronée que je suis matériel plutôt que spirituel.

Cela m’a permis au cours des jours suivants de mieux comprendre ce que signifie être spirituel. Etre pleinement spirituel, c’est avoir une liberté de mouvement, la force, la santé et l’endurance. Ce sont des qualités spirituelles, et non des conditions matérielles, et je pouvais voir plus clairement qu’elles sont exprimées par chacun, y compris par mes camarades de classe présents lors de la réunion. De plus, une qualité spirituelle ne peut être perdue ni amoindrie par des circonstances ou des événements matériels.

Cette période d’immersion dans une réflexion spirituelle sur le sens profond et les motivations de mes activités a duré plusieurs jours et m’a conduit à désirer remonter sur mon vélo. J’ai compris que je ne cherchais pas à tester la matière ni à obtenir sa permission pour rouler sans douleur. J’ai abordé cette activité sous un angle totalement différent.

Il m’est apparu clairement que je ne pouvais pas considérer cette activité comme partiellement spirituelle et partiellement physique. Je n’étais pas en train de guider un être spirituel à travers un ensemble d’obstacles matériels pour vaincre la matière grâce à l’Esprit. Je devais voir que la matière ne faisait simplement pas partie de l’équation. Je devais percevoir mon être, mon environnement et l’activité elle-même comme entièrement spirituels.

Je ne roulais pas contre la montre ni pour fournir un effort physique. Je savourais simplement la liberté, la beauté et l’inspiration de cette activité. Cela ne vous surprendra peut-être pas que la randonnée à vélo se soit déroulée sans douleur et sans aucun effet secondaire, malgré ma décision de ne faire aucune préparation avant ni aucune récupération après la randonnée.

Quelques jours plus tard, une autre épreuve s’est présentée. Un groupe d’amis avait organisé une randonnée à vélo difficile, qui passait dans les montagnes par l’un des plus hauts cols du pays. Je ne m’étais absolument pas entraîné en vue de cette randonnée difficile. Mais c’était l’occasion d’élargir ma perception de cette activité grâce à une perspective plus spirituelle et plus profonde. A peine vingt-quatre heures avant le début de la randonnée j’ai décidé de me joindre à eux. Ce délai était largement insuffisant pour une préparation physique adéquate, mais largement suffisant pour une préparation spirituelle.

Un passage de la Bible, un message que Paul a délivré aux Galates, m’a particulièrement inspiré : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. » (5:25) J’ai reformulé cette affirmation dans ma prière : « Si nous vivons par l’Esprit, pédalons aussi selon l’Esprit. » Pour moi, cela signifiait ne pas me percevoir comme un corps physique sur un vélo matériel gravissant un col de montagne difficile, mais percevoir uniquement la présence des idées purement spirituelles de Dieu, sans aucun élément de substance physique, là où il semblait y avoir un vélo et des montagnes et moi-même.

Au début du trajet, j’ai remarqué que si je regardais la route devant moi, je voyais une montée abrupte et inquiétante, qui serpentait à travers les montagnes jusqu’à la ligne forestière au-delà de laquelle les arbres ne poussent plus, et où le taux d’oxygène est plus faible. Mais si je regardais le sol, devant moi, je ne ressentais plus l’inclinaison de la pente, le manque d’oxygène, ni aucune difficulté. Cela m’a rappelé de manière frappante l’importance de ce que nous permettons de se présenter à la porte de notre pensée. En songeant à cette réunion des anciens élèves, est-ce que je voyais un groupe de camarades de classe vieillissants, sujets au déclin physique, ou est-ce que je contemplais la perfection présente de la création spirituelle de Dieu, exprimant la domination sur les prétentions de la mortalité et du temps ?

Malgré la route de montagne très pentue et sinueuse, je me suis souvenu d’un passage des Proverbes : « Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées ; n’incline ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal. » (Proverbes 4:26, 27) Cette réflexion et le fait de laisser les voies de Dieu être bien réglées étaient des activités mentales. Au lieu de ressentir l’effort physique lié à l’ascension d’un col, j’ai perçu et vécu cette activité comme une expérience entièrement spirituelle, sans masse ni poids, sans notion de temps ni d’effort.

Non seulement j’ai atteint le sommet, mais je l’ai fait sans aucune douleur au genou. Plus remarquable encore, je me suis rendu compte, une fois au sommet, que je n’avais bu que la moitié d’une des deux bouteilles d’eau que j’avais emportées. Habituellement, lors d’une randonnée à vélo aussi intense, je buvais les deux. Mais je faisais si peu attention aux croyances physiques liées à cette randonnée que je n’ai bu qu’un quart de l’eau que j’aurais normalement consommée.

Les bienfaits issus de la clarté spirituelle de ma pensée concernant cette activité ne se sont pas arrêtés là. Le lendemain, je n’ai ressenti aucune conséquence physique de ma sortie à vélo : ni courbatures, ni crampes, ni fatigue. J’en ai attribué la cause au fait de n’avoir pas pédalé en respectant des lois physiques. J’avais à l’inverse abordé cette activité d’un point de vue purement spirituel. J’ai compris que c’était la seule façon d’aborder toute activité.

Nul besoin de gravir un col de montagne à vélo pour saisir le potentiel de ce don divin qu’est la domination. Où que nous soyons, quoi que nous fassions, nous avons le droit inhérent d’exercer cette domination. C’est ce qui a été promis au commencement, et cette promesse demeure tout aussi valable aujourd’hui. J’ai compris qu’il ne s’agit pas d’une domination sur la matière, mais plutôt d’une domination sur la suggestion que la matière existe. Et grâce à cette compréhension, nous apprécierons de mieux en mieux le potentiel illimité de ce don qui est offert à chacun, afin que nous le chérissions et que nous l’utilisions.

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