Par définition, la prière est une communion avec Dieu. Pourtant, j’entends souvent les gens dire que prier ne signifie pas que l’on entend vraiment Dieu. Les Evangiles rapportent que Jésus priait Dieu régulièrement, la nuit, sur la montagne, loin de la pression de la foule qui le cherchait, ou lorsqu’une personne avait besoin d’être guérie, ou même en présence de ceux qui le menaçaient, comme par exemple quand il aida la femme prise en flagrant délit d’adultère (voir Jean 8:1-11).
Ce que cette femme avait fait violait la loi mosaïque, qui disposait que ceux qui commettent l’adultère soient mis à mort par lapidation. Une telle punition était inacceptable pour Jésus ; ses persécuteurs virent là l’occasion de le prendre en train d’enfreindre la loi. Le souci immédiat de Jésus était de savoir comment agir en restant fidèle à ses enseignements chrétiens sans pour autant mettre la vie de cette femme et la sienne en danger. Il se baissa pour écrire sur le sol avec son doigt. Certainement il pria et écouta Dieu, l’Entendement divin, pour obtenir la bonne réponse en ce moment où on le menaçait. La solution qu’il entendit rejeta toute condamnation et les sauva, à la fois la femme et lui-même et, en fait, tous ceux qui se trouvaient là.
Au cours des deux mille ans qui se sont écoulés depuis cette histoire, beaucoup ont apparemment pensé que Jésus avait la faculté miraculeuse et unique d’entendre Dieu lui parler. Et beaucoup croient toujours que cette faculté d’entendre Dieu est hors de portée de la plupart des gens.
Pourtant, les patriarches qui vécurent des siècles avant Jésus entendaient Dieu leur parler, les instruire et les protéger. A notre époque, de nombreuses personnes ont relaté dans des magazines de la Science Chrétienne comme celui-ci comment elles ont entendu clairement un message qui leur a permis de guérir d’un mal physique ou de résoudre différentes sortes de problèmes, comme trouver une orientation et un but à leur vie, être en sécurité, etc. Alors pourquoi devrait-on encore croire que cette communion avec Dieu s’apparente à une expérience miraculeuse, réservée uniquement à quelques individus aux dispositions spirituelles extraordinaires ? En fait, l’humanité a le droit de refuser de telles limites quant à sa faculté de connaître la présence, l’activité et les directives de l’Entendement divin. Cet Entendement est toujours à l’œuvre, comme nous le révèle le sens spirituel, ou conscience, que nous possédons tous en tant qu’idées ou création de Dieu.
La Science Chrétienne apporte à l’humanité l’interprétation de la loi de Dieu, le bien infini. La logique spirituelle de cette Science a été maintes fois prouvée par des résultats qui semblent miraculeux uniquement parce qu’elle opère en dehors des méthodes et des moyens humains. On la nomme Science car c’est la loi immuable qui soutient, nourrit et gouverne l’existence. La Science du christianisme découle de l’Entendement qui est toute intelligence et gouverne toute la création. Les effets inéluctables de cette loi divinement intelligente sont la guérison et l’harmonisation de la vie humaine, et ces effets sont tout à fait naturels pour chacun d’entre nous.
Il serait illogique de croire que la véritable communion avec Dieu n’est possible que pour quelques personnes privilégiées. L’une des définitions du mot « communier » est : « S’unir en esprit avec autrui » (Dictionnaire de l’Académie française). L’International Standard Bible Encyclopedia Online va plus loin et ajoute : « converser de manière confidentielle et amicale ». Selon cette même source, le concept de communier « est représenté en hébreu comme en grec par plusieurs mots signifiant littéralement parler », et « Communiquer, c’est transmettre quelque chose à quelqu'un pour que cela appartienne à la fois à celui qui donne et à celui qui reçoit ». Imaginez ce que cela signifie pour chacun. Le communicateur divin, le Dispensateur de tout bien, Dieu, transmet à celui qui reçoit, l’homme, ce qui leur devient commun et qui en réalité leur a toujours appartenu à tous les deux.
Cela décrit à merveille ce qui se passe dans la conscience individuelle des hommes, des femmes et des enfants lorsqu’ils écoutent ce que Dieu, l’Entendement divin, communique. Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, on lit ceci : « L’intercommunication se fait toujours de Dieu à Son idée, l’homme. » (p. 284) Ce livre révèle que le message et l’activité de Dieu est le Christ éternel, « l’esprit de Dieu, de Vérité, de Vie et d’Amour » (p. 137), et « l’idée divine de Dieu » (p. 332). Aucun d’entre nous, en tant qu’expression ou idée de Dieu, ne peut jamais être exclu de la possibilité d’entendre le message du Christ.
De nombreux récits bibliques montrent que la prière adressée à Dieu est une expérience claire, authentique et sans ambiguïté que l’on partage avec l’Entendement divin – une véritable communion. La question est de savoir comment chaque individu peut développer sa faculté de communier avec Dieu à la manière des hommes et des femmes de la Bible. Comme cette faculté ne peut jamais être détruite, même par le péché, toutes les pensées, les paroles et les actions erronées peuvent être corrigées au moyen de la grâce de Dieu. En toutes circonstances, chacun de nous a la capacité innée d’entendre Dieu et de Lui répondre. Ni les moments de grande détresse, ni les heures de doute ou les années de nostalgie ne peuvent séparer l’individu de sa relation à Dieu, la source universelle de tout ce qui est réel. Se faisant l’écho de la parole de Dieu, le prophète Jérémie écrit qu’Il nous aime « d’un amour éternel » (Jérémie 31:3). Ce serait une erreur d’accepter que la grâce infinie et l’amour omniprésent de Dieu ne soient pour nous que de simples mots. Dieu a promis à Ses enfants un amour et une sollicitude éternels.
La pensée spiritualisée qui reste à l’écoute de Dieu développe une plus grande confiance en Dieu. Une telle pensée ouvre la voie à une communion avec le Dieu vivant, et nous rassure profondément. En voici un exemple : j’ai fini par vendre une maison que je venais d'acheter l’année précédente.
J’avais pu acheter cette maison alors que d’autres sur lesquelles j’avais fait une offre avaient fait l’objet d’une surenchère. Cependant, cette acquisition s’est vite avérée avoir été une grosse erreur. La maison présentait de nombreux problèmes majeurs qui n’avaient pas été révélés lors de la vente. La maison et le terrain étaient magnifiques, mais représentaient une charge énorme en termes de temps et d’argent. Il fallait également faire face à la menace d’un procès et trouver une solution pour lever un privilège non fondé. Pendant de nombreux mois, j’ai essayé de surmonter chaque difficulté par la prière, mais certaines situations étaient plutôt déroutantes. J’ai estimé que je ne pouvais pas vendre en toute bonne foi sans avoir résolu tous ces problèmes. Etant également persuadée qu’une fois remise en état, la maison se vendrait aussitôt, j’ai fait faire des travaux. J’ai également fait des offres d’achat sur d’autres maisons dans lesquelles je pourrais aller m’installer, mais une fois de plus j’ai été devancée par des propositions supérieures à la mienne. Je me sentais prise au piège.
Puis, tôt un matin, après avoir cherché une solution à cette situation pendant de nombreux mois, j'ai tout confié à Dieu sans réserve : à la fois la prétendue grosse erreur commise en achetant la maison et les problèmes insurmontables. J’ai cessé de me demander ce qu’il fallait faire, je me suis tournée de tout mon être vers Dieu et je L’ai écouté, communiant avec Lui. Aussitôt, cette pensée m’est venue : « Père, c’est Toi que je veux servir, pas une maison. » Et j’ai clairement entendu ce message : « Vends-la et prends une location. Je ferai venir l’acheteur. » Ce n’était pas une décision personnelle, mais plutôt la directive divine que j'avais recherchée.
Ce jour-là, un jeune couple avec enfants qui souhaitait acheter ma maison a déposé une feuille écrite à la machine sur mon perron. Comme moi, ils avaient fait de nombreuses offres d’achat sans succès pendant deux ans, et la possibilité d’acheter ma maison les enchantait. Un contrat très correct a été conclu presque immédiatement entre nous. Le lendemain, j’ai trouvé une location qui répondait exactement à mes besoins, et ma candidature a été acceptée malgré un marché locatif tendu.
Dieu communique avec nous d’une manière qui répond à nos besoins. Les récits bibliques concernant les expériences que Jésus a vécues montrent une diversité de communications avec Dieu. Lors d’un échange avec le diable, après avoir passé quarante jours dans le désert en communiant avec Dieu, Jésus rejeta définitivement les tentations du malin en s’appuyant sur la Parole de Dieu (voir Matthieu 4:1-11). Par la suite, il fut servi par des anges, « les pensées de Dieu se communiquant à l’homme », comme l’explique Science et Santé (p. 581).
Nous possédons les mêmes ressources divines ! Un grand nombre de mes voisins et de mes amis ont jugé cette vente miraculeuse, car le déroulement des événements menant à ce bon résultat semblait impossible. Mais ce n’était pas un miracle. Ce qui semble être un miracle est en fait « divinement naturel », selon Science et Santé (voir p. 591).
Notre Dieu à tous est le bon Père-Mère qui aime Ses enfants et qui nous fait comprendre que la présence divine est toujours avec nous, ce qui nous permet de communier avec l’Entendement divin. Cette communion est naturelle, jamais au-delà de nos capacités actuelles. Nous pouvons lui faire confiance, et nous en verrons les effets dans notre existence.
