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Identité spirituelle, morale et amour inconditionnel

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 3 mai 2019


L’évolution des points de vue en matière de morale sexuelle, au cours des dernières générations, offre à ceux qui étudient la Science Chrétienne l’occasion de progresser dans la compréhension de la vraie identité de l’homme, laquelle est spirituelle et non physique ; par leurs choix moraux, un amour inconditionnel et leurs prières, ils peuvent également contribuer individuellement à l’amélioration de la santé et à une plus grande stabilité dans le monde. L’expérience m’a appris plusieurs choses sur la valeur de cette approche, notamment à propos de l’amour inconditionnel.

Je suis devenue grand-mère au milieu des années 70, lorsque ma fille adolescente a donné naissance à une petite fille. C’était extrêmement difficile à vivre pour moi, car j’attachais de l’importance à la norme traditionnelle, conforme à la Science Chrétienne, qui prône les relations sexuelles uniquement au sein du mariage. J’étais donc très triste de ce qui arrivait à notre fille. Dans le même temps, ce sont les enseignements de la Science Chrétienne qui m’ont permis de faire face à ce problème avec amour, un amour qui a maintenu l’unité dans notre famille et renforcé de plus en plus la cohésion de tous ses membres, y compris cette belle petite-fille.

Le sens moral concerne bien plus que les relations sexuelles, mais comme on considère généralement que notre identité est essentiellement physique, on aborde peu souvent la question du comportement sexuel quand on parle de morale, aujourd’hui. La notion physique d’identité ainsi que les besoins et pulsions qui y sont associés jouent pourtant un grand rôle dans la vie de tout être humain, dans nos pensées et sentiments inexprimés ; elle influence la façon dont on se comporte et engendre souvent un égoïsme qui n’a cure des intérêts supérieurs d’autrui et de la société en général.

La religion a joué un grand rôle dans l’établissement des normes morales de l’humanité, protégeant à la fois les individus et la société en proposant des valeurs spirituelles pour servir de guides à une existence morale. Mais faute d’avoir une idée claire de son identité spirituelle, on s’en remet dans une large mesure à la volonté humaine – laquelle n’est pas réputée pour ses succès – pour vivre ces valeurs. Résultat : l’hypocrisie en matière religieuse a détourné bien des gens de la religion, et tout bonnement de la morale.

Malgré tout, les préceptes de base de la Bible, que sont les Dix Commandements et le Sermon sur la montagne, demeurent des guides inspirés par Dieu pour la conduite humaine. Mais il faut en comprendre le sens profond. C’est là qu’entre en scène la Science divine du christianisme ; c’est la révélation divine du sens spirituel de la Bible, laquelle s’ouvre sur la description de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et composé des qualités à la fois masculines et féminines de l’être spirituel (voir Genèse 1:26, 27)

Ainsi, au lieu de partir d’un concept matériel de l’homme pour concevoir ensuite un Dieu anthropomorphique, la Science Chrétienne se fonde sur la Bible dans sa compréhension de Dieu en tant qu’Esprit divin – Vie, Vérité et Amour – et de Son image, l’homme, comme étant entièrement spirituelle. Ce sens spirituel de Dieu, et de l’homme à Sa ressemblance, permet de voir dans les Dix Commandements des énoncés positifs sur la manière de vivre en tant qu’expression directe de Dieu – expression digne et aimée. Le Sermon sur la montagne de Jésus révèle les qualités morales et spirituelles innées, grâce auxquelles vivre en accord avec les commandements de Dieu, non pas en suivant la volonté humaine, mais en cédant à la volonté divine, qui procure la vraie liberté, une meilleure santé et la joie.

Mais il est nécessaire de croître dans la compréhension spirituelle de sa véritable identité et d’apprendre à l’exprimer concrètement. A cet égard, le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, recommande ceci : « Emergez doucement de la matière et pénétrez dans l’Esprit. Ne songez pas  à entraver la spiritualisation ultime de toutes choses, mais entrez naturellement dans l’Esprit par l’amélioration de votre santé et de vos mœurs, et que ce soit le résultat de votre croissance spirituelle. » (p. 485) Cette approche toute de tendresse qui nous est recommandée, nous pouvons l’utiliser dans l’éducation de nos enfants et nos prières pour le monde.

Ceux qui étudient la Science Chrétienne ont souvent le sentiment merveilleux d’être valorisés et aimés par Dieu quand ils apprennent à connaître leur nature pure et parfaite, en tant qu’image, ou reflet, bien-aimée de Dieu. D’un autre côté, on a parfois la mauvaise surprise de déceler en soi un trait de caractère qui ne correspond pas à cette norme. Avec humilité, on se tourne alors vers Dieu, à l’exemple de David qui pria : « O Dieu ! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » (psaume 51:12)

Parfois, nos progrès moraux et spirituels semblent lents, mais ils seront certains si notre mobile demeure humble, que nous nous efforçons sincèrement de mener une vie qui rend témoignage à la bonté et à la perfection de Dieu et de l’homme, et que nous agissons ainsi non seulement dans notre propre intérêt, mais également pour le bien de l’humanité. Dieu Lui-même soutiendra alors nos progrès.

Nous serons exposés aux opinions générales de la société et tentés de laisser nos pensées et nos mobiles perdre de la hauteur, en considérant que nous sommes tous soumis aux limites de la matérialité. Ce sont de telles pensées restrictives qui engendrent la tristesse et la frustration, ainsi que des idées et des attitudes immorales et peu éthiques, comme l’appât du gain, l’égotisme, l’autocratie, sans oublier les pensées et les comportements sexuels déplacés à l’égard d’autrui.

Il faut du courage et de la persistance pour vivre des qualités morales comme l’humanité, l’honnêteté, l’affection, la compassion, l’espérance, la foi, l’humilité et la tempérance (voir Science et Santé, p. 115), qualités qui favorisent nos progrès spirituels et le progrès de l’humanité. Nous rencontrerons de la résistance, en nous-mêmes ou chez ceux qui n’ont pas encore compris le caractère naturel d’une approche spirituelle de la vie. Mais le Christ – la véritable identité spirituelle de l’homme, que Jésus vécut et démontra – est là pour nous aider. Nous pouvons adopter l’exemple de Jésus en améliorant la santé et la moralité des autres. Comme on le lit dans Science et Santé : « La nature divine fut le mieux exprimée en Christ Jésus, qui projeta sur les mortels le reflet plus vrai de Dieu et éleva leur vie plus haut que ne le permettaient leurs pauvres modèles de pensées – pensées qui représentaient l’homme comme déchu, malade, pécheur et mourant. » (p. 259) L’objectif est noble, bien sûr ; mais pour l’atteindre, il faut compter sur le pouvoir de l’Amour divin pour nous soutenir et nous guider.

L’une des leçons que j’ai tirées, c’est qu’il nous faut veiller à ne pas entretenir une sorte de pharisaïsme qui nous conduit à juger notre prochain, attitude qui nous vaudra le rejet ou l’hostilité des autres, si ce n’est l’un et l’autre. Les gens ont besoin de ressentir notre amour inconditionnel, même quand ils ont bien conscience que notre norme morale est très différente de leurs valeurs.

La Science Chrétienne permet non seulement d’éliminer tout ce qui est immoral et peu éthique de ses pensées et de son comportement, mais également de la façon dont on considère les autres. On doit condamner dans son cœur tout ce qui est dissemblable à Dieu, et donc étranger à la vraie nature de chacun. Mais on doit le faire « tout » en aimant chaque personne de façon désintéressée et inconditionnelle, dans sa vraie identité, en tant que parfait reflet de Dieu, spirituel et précieux.

Est-ce facile ? Non ! Est-ce important ? Absolument ! Pouvons-nous le faire ? Oui, mais à condition de s’appuyer sur le pouvoir de Dieu et non sur la volonté humaine !

Dieu, l’Amour impartial et universel, est le Principe divin de l’homme, qui lui inspire toute pensée et tout acte visant à s’améliorer. Grâce à une étude fervente de la Bible et de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, associée à des efforts quotidiens pour vivre en accord avec le Principe divin, notre existence est plus joyeuse, nos relations plus harmonieuses, notre santé meilleure, et le monde s’améliore également. C’est un amour et une vie morale de cette sorte que l’humanité réclame.

Dans nos activités quotidiennes, il nous faudra faire les choix qui seront les plus profitables à nos progrès et aux progrès des autres ; de même dans nos églises, sur notre lieu de travail, sur la place du marché, dans la façon dont nous considérons ceux qui nous gouvernent et dans toutes nos rencontres fortuites. Mrs. Eddy nous donne ce précieux conseil : « La sagesse dans l’action humaine commence par ce qui est le plus proche de ce qui est juste en la circonstance, et de là atteint l’absolu. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 288) Le choix de ce qui est « le plus proche de ce qui est juste » sera évident chaque fois qu’il sera inspiré par l’amour indéfectible du Christ, la Vérité.

Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour vivre et « aimer » conformément à notre véritable identité, semblable à Dieu. Ce mode de vie désintéressé permet d’élever la norme morale dans sa famille et dans le monde.

Barbara Vining
Rédactrice en chef

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Otto Bertschi, Le Héraut de la Science Chrétienne, d’octobre 1968 

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