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Contribuer à réduire la politique toxique

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 21 octobre 2019


Les temps semblent bien « toxiques » si l’on en juge par les débats politiques ici et là dans le monde : depuis les échanges d’arguments sans fin entre partisans et adversaires du Brexit au Royaume-Uni, en passant par les opinions farouchement contradictoires entre les principaux partis politiques aux Etats-Unis concernant la voie que l’Amérique devrait suivre, et jusqu’aux débats que connaît la France sur le sujet clivant de l’accueil ou du refus des migrants.

Très souvent, c’est comme si ressentir de la colère ou y être confronté était le prix à payer pour rester informé et actif. On pourrait alors se demander comment tenir soi-même la colère à distance tout en continuant à s’intéresser aux problèmes importants.

Pour ma part, je me suis d’abord demandé comment je percevais ceux qui défendent fermement des positions que je désapprouve. A cet égard, ma réflexion a été stimulée par un commentaire de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, quand elle a quitté ses fonctions. Prenant la parole lors d’un dîner de charité à New York, Nikki Haley a déclaré : « Dans notre vie politique toxique, j’ai entendu certaines personnes dans les deux partis décrire leurs adversaires comme des ennemis, comme étant le diable... Il y a de grandes différences politiques dans notre pays. Mais nos adversaires ne sont pas le diable incarné, ce sont juste des adversaires. » (CNN.com, “Nikki Haley: ‘Our opponents are not evil, they’re just our opponents’,” [Nos adversaires ne sont pas de mauvaises gens ; ils sont juste des adversaires] 19 octobre 2018).

Approfondissons ce raisonnement : il existe une façon spirituelle sous-jacente de percevoir les autres, qui nous empêche de considérer quiconque, y compris un politicien quel qu’il soit, comme un véritable ennemi. Selon cette perception, les traits négatifs que l’on pourrait leur associer ne sont pas immuables et ne font pas partie de ce qu’ils sont vraiment. C’est un fait spirituel que tout individu, qu’on le connaisse personnellement ou par le biais d’une couverture médiatique, est en réalité spirituel et créé par Dieu, la source de tout bien. Nous sommes tous créés pour exprimer la nature divine, en tant que reflet spirituel même de Dieu.

Parce que l’homme en tant que reflet spirituel de Dieu est tout ce qui existe véritablement, tout ce qui n’est pas à l’image de cette identité, y compris chez ceux que nous serions tentés de craindre ou de haïr, n’est pas ce qu’il est vraiment en tant que fils ou fille de Dieu. De même, toute vision que nous pourrions avoir de nous-mêmes, en croyant que nous pouvons être facilement froissés, agacés, ou même plein de haine à l’égard de quelqu’un, n’est pas non plus une claire perception de ce que nous sommes réellement.

Il ne s’agit pas pour autant d’ignorer, de tolérer ou d’accepter avec résignation des comportements répréhensibles. Il s’agit de rejeter la peur d’être exposés à des événements qui nous dépassent, tel le murmure subtil de ce qu’on pourrait appeler le plus trompeur de tous les agents manipulateurs : la mentalité qui perçoit la vie et l’entendement comme matériels et inévitablement enclins au mal tout autant qu’au bien.

La Bible appelle cette mentalité l’affection de la chair. Mais chacune de ses suggestions selon lesquelles le mal est plus puissant que le bien doit être renversée, car les Ecritures nous promettent que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon » (Genèse 1:31) Au lieu d’accepter la vision erronée de l’entendement charnel, nous pouvons prier pour reconnaître la présence et le pouvoir permanents du bien que Dieu voit continuellement. Ainsi, nous discernons peu à peu que le mal n’a pas le pouvoir qu’il semble détenir.

J’ai pu le vérifier dans mes rapports avec quelqu’un dont les actes étaient tellement affligeants que j’avais bien du mal à voir en lui la création de Dieu conçue pour glorifier la bonté de la Divinité. Mais j’ai persisté dans une prière fondée avant tout sur l’exemple de Christ Jésus, selon les enseignements de la Science Chrétienne. Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « Jésus voyait dans la Science l’homme parfait, qui lui apparaissait là où l’homme mortel pécheur apparaît aux mortels. » (p. 476)

Par son extraordinaire œuvre de guérison à la fois de la maladie et du péché chez ses semblables, Jésus a démontré qu’on peut accomplir le bien en s’attachant à la vraie vision de notre prochain, homme ou femme, en tant qu’expression de Dieu. Je me suis humblement efforcé de suivre cet exemple, si bien que ma crainte et mon ressentiment à l’égard de l’homme qui m’avait irrité ont peu à peu diminué, et la situation a bientôt été résolue.

Ne pourrions-nous pas également adopter cette approche dans le domaine politique ? Plutôt que de nous laisser entraîner dans l’atmosphère mentale toxique qui consiste à haïr un candidat dont les paroles et les actions nous incitent à réagir ainsi, nous pouvons aider à la guérir. Nous pouvons nous arrêter, et prier pour identifier tout ce qui pourrait suggérer l’existence d’une personne, homme ou femme, qui ne serait pas spirituelle, et refuser d’accepter cette conviction matérielle erronée. Agir ainsi n’est pas fuir une situation difficile. Une vision plus spirituelle désamorce la crainte en réveillant la pensée pour l’amener à témoigner du bien déjà présent, et à acquérir la confiance qu’il en sera toujours ainsi. Cette vision nous permet de garder l’équilibre mental et le calme grâce auxquels nous pouvons prier avec inspiration, afin d’encourager l’émergence d’idées qui répondent aux besoins de l’humanité ; elle nous donne le courage nécessaire pour agir comme nous nous sentons divinement inspirés à le faire.

Que nous soutenions le candidat vainqueur d’une élection, ou celui qui la perd (où que nous soyons dans le monde, et quelle que soit l’importance apparente des enjeux), nous pouvons persister dans notre engagement à considérer tous les candidats sans exception d’un point de vue spirituel. C’est ainsi que nos paroles et nos actes mêmes seront une illustration de la loi divine de la bonté, et s’imposeront comme un vote contre la propagation de la division, de la haine et de la crainte.

Tony Lobl
Rédacteur adjoint

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– Mary Metzner Trammell, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1996

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