J’étais assise par terre dans le salon, en compagnie d’amis, à discuter et à grignoter. Alors que je savourais mon pop-corn sucré-salé préféré, un morceau est tombé par terre. Sans hésiter, je l’ai ramassé et je l’ai mis dans la bouche. Je n’y ai pas prêté attention, car il avait à peine touché le sol. Mais plus tard, lorsque j’ai commencé à ressentir d’étranges symptômes et que je ne me sentais pas bien, je me suis demandé s’il n’y avait pas des microbes sur le morceau de pop-corn que j’avais ramassé et mangé.
Cette pensée était inhabituelle, car j’avais grandi dans une famille de scientistes chrétiens et j’avais également fréquenté l’école du dimanche de la Science Chrétienne. J’avais ainsi profondément intégré l’idée que Dieu est Tout et qu’Il est entièrement bon. Et cela signifiait que des choses comme les microbes ou la maladie ne pouvaient avoir de pouvoir, ni même exister, puisqu’un Dieu bon ne pouvait rien créer de mauvais ou de nuisible. Cela me semblait très naturel lorsque j’étais enfant, même si je n’y avait jamais vraiment réfléchi.
Cette nuit-là, j’ai continué de penser à cette vérité spirituelle : la santé et le bien sont réels, les microbes ne peuvent donc pas exister. J’ai repensé à la simplicité avec laquelle j’avais compris ceci lorsque j’étais petite. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais l’impression de ressentir les effets des microbes maintenant, si j’avais déjà accepté qu’ils n’étaient pas réels.
Malgré mes prières, rien ne changeait et je continuais à ressentir une forte gêne à la gorge. Le lendemain, j’ai donc appelé une praticienne de la Science Chrétienne pour qu’elle prie pour moi. Lorsque je lui ai fait part de mes questions, elle m’a expliqué qu’il y a certaines choses que nous apprenons et que nous comprenons lorsque nous sommes enfants, mais lorsque nous y sommes confrontés à nouveau une fois adultes, c’est simplement l’occasion d’approfondir notre compréhension.
C’est dans cet esprit que je me suis mise à lire et à étudier le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy. Ce faisant, une phrase m’a frappée : « Lorsque cette contagion mentale sera comprise, nous prêterons plus d’attention à notre état mental, et nous éviterons les bavardages au sujet de la maladie, comme nous éviterions de plaider en faveur du crime. » (p. 153)
L’expression « état mental » a attiré mon attention, et j’ai commencé à réfléchir aux pensées qui m’entouraient, c’est-à-dire à l’atmosphère mentale. J’ai réalisé que depuis mon arrivée dans cette ville, j’avais suivi les conseils de résidents de longue date concernant certaines mesures d’hygiène qui m’avaient paru judicieuses à l’époque. Par exemple, utiliser du désinfectant pour les mains après avoir pris les transports en commun, éviter de toucher les poignées dans les lieux publics, et considérer généralement la ville comme suffisamment sale pour provoquer une maladie.
Ces « règles » d’hygiène m’avaient semblé tout à fait normales et raisonnables. Mais à mesure que j’acquérais une compréhension plus profonde de ce que j’avais seulement accepté jusqu’ici – et de ses effets –, il est devenu évident que le respect de ces « règles » communément admises m’influençait subtilement à croire en un pouvoir – la maladie – capable de me nuire. J’ai réalisé qu’au lieu de céder à ces peurs, je pouvais accepter la réalité spirituelle – et en fait l’unique réalité – selon laquelle seul le bien existe. Après cette prise de conscience, les symptômes de mon mal de gorge ont disparu presque instantanément.
Cette guérison a eu un impact considérable sur moi, bien au-delà du simple soulagement de mon mal de gorge. Depuis, je me sens beaucoup plus libre partout où je vais et je vis ma vie avec beaucoup moins de crainte. Je ne me préoccupe plus de la fréquence à laquelle je touche les poignées de porte publiques, et je ne me sens plus si sale que je me précipite sur du désinfectant pour les mains dès qu’il est disponible. Je me concentre désormais beaucoup plus sur le fait que je vis dans l’univers de Dieu, où Dieu est véritablement le seul pouvoir.
Je suis très reconnaissante pour cette compréhension plus profonde du néant des microbes et des maladies, et de la totalité du bien, Dieu. Même si je respecte toujours les choix de chacun quant à ce qui les rassure sur leur sécurité, j’ai réalisé que, dans toute situation, la chose la plus bienveillante et la plus apaisante à faire est de m’assurer d’apporter dans l’atmosphère mentale non la crainte mais la confiance en Dieu.
Amanda Kamau
Cambridge, Massachusetts, Etats-Unis
